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Le « Premier Drame de France » & sa presse collaborationniste contre le peuple
Procès en « cyberharcèlement » des 27 & 28 octobre 2025.
La rafle du twittodrome divers
samedi 29 novembre 2025, par
Nous avons vu dans un article précédent « Chibritte & les « haters » » que la journaputerie ne reculait devant aucun sacrifice de la dignité de la fonction de « journaliste » pour lécher l’anus de la macronie en ce qui concerne le pénis du femme du Fürhoncle. Les voici tous au pied du mur, sinon au pied du mûr, puisque choupinet les aime ainsi, lors du procès en « cyberharcèlement » des 27 & 28 octobre 2025. Les clowns de la presse collaborationniste ont consciencieusement chauffé la salle, avec un déferlement de publications annoncées par « teasing » dans la semaine qui précédait le procès, notamment entre le vendredi & le dimanche soir, sans doute « pour effet ou pour objet », pour reprendre les termes de la loi sur le cyberharcèlement, d’influencer les juges. L’image de vignette est empruntée au compte X Lia Sagan.
J’ai été invité par Nicolas Stoquer pour évoquer ce procès, le samedi 1er novembre sur GPTV à 19 h, en compagnie de Me Maud Marian & Lara Stam. Nicolas Stoquer, Lara Stam & Maud Marian sont de vrais Jean-Michel, comme tous les protagonistes de cette affaire. Je lance cette nouvelle modalité pour emmerder les emmerdeurs. Comme cette mafia veut censurer tous les réseaux sociaux pour cacher la bite à « brigitte », il faut trouver des moyens pour leur niquer leur race dans la vraie vie. Arborer la coccinelle de Christian Combaz en est un. Utiliser la salutation « T’es un Jean-Michel toi ! » devant la machine à café du boulot ou en famille, en est un autre, du moins le proposé-je. Soyons brefs & couillosifs (comme disait Léo Ferré dans « La violence & l’ennui ») ! Voyez ci-dessus une photo compromettante de Nicolas Stapiro & Lara Stapiro en goguette au bois de Boulogne avec une de leurs amies qui souhaite rester anonyme !
Plan de l’article
La meute en question
Tour de chauffe de la journaputerie
Tour de chauffe des avocats de la défense
1er jour du procès le 27 octobre 2025
2e jour du procès le 28 octobre 2025
Bertrand Scholler
Tiphaine Auzière
Parties civiles
Réquisitoire du procureur
Plaidoiries des avocats
Échos médiatiques du procès
Conclusion : quelle suite ?
Pour ceux qui ont raté les épisodes précédents, voir « Le vrai-faux procès en « diffamation » contre Natacha Rey & Amandine Roy tourne au fiasco » ; « Procès en appel Natacha Rey & Amandine Roy vs Trogneux, 14 mai 2025 », et « Chronique du brigittegate. Victoire historique du 10 juillet 2025 : Natacha Rey & Amandine Roy relaxées ». Je rappelle qu’en ce qui concerne le procès de juin 2024, Me Maud Marian avait déclaré à propos de mon compte-rendu : « Sur altersexualite.com, c’est vraiment la chronique judiciaire par excellence ». Certes, nous sommes passés de 4 journalistes dans la salle à 100, mais pour paraphraser Diderot, dans son article « Agnus Scythicus », il faut se demander « s’ils ne sont point calqués les uns sur les autres, & si toute cette foule d’autorités ne se réduirait pas par hasard à rien, ou à l’autorité d’un seul homme. » Même la presse étrangère se mêle à la meute. À les voir sagement alignés sur leurs bancs, pianotant sur leurs ordis pour publier en direct, ils ressemblaient à mes étudiants, qui depuis l’avènement des IA, rendent parfois dix copies presque identiques dans la classe, écrites en novlangue bac +10 alors qu’ils sont bac +1 ou 2. J’ai noté par exemple le mot « holistique », que je n’avais jamais rencontré dans aucune copie en 35 ans de carrière, et que je déniche désormais une fois par mois. Pour nos journalopes, l’équivalent c’est « transvestigation ». Il ne se passe pas un mois sans qu’un plumitif nous le serve, toujours pour ne rien dire, avec la litanie des Michèle Obama & autres « premières dames » suspectées d’avoir un zob. Dernier exemple en date sur Le Bigaro. Encore un plumitif qui a découvert le fil à couper la motte ! Pour en finir avec mes étudiants, j’ai rédigé cet article à partir de notes prises au stylo sur un vieux carnet à spirale tout pourri que j’avais sur moi, et quand j’ai eu fini le carnet, j’ai terminé au dos des petites pancartes « la journaputerie en plein travail » que j’ai exhibées dans la vidéo de Tribune Libre. Entièrement réalisé sans IA (sauf les visuels réalisés par des camarades à ma demande), mais promis, je vais finir par tenter de me débrouiller moi-même.
Cela dit, malgré l’ironie amère sur cette phalange journaputière qui n’a qu’un seul avis & a déjà jugé les prévenus avant même le procès, il ne faut pas faire la fine bouche tout en se pinçant le nez, car leur présence massive prouve que nous avons gagné : l’omerta sur l’affaire est bel & bien terminée. Ces journalopes sont forcés de continuer à lécher l’anus cocaïné de la macronie sous peine de voir fondre leurs subventions, mais la lecture des commentaires sous leurs publications, désormais quasi-unanimes, confirme de jour en jour notre victoire. Ce sera désormais difficile aux macronescu de remettre le tube dans le dentifrice, ou plutôt la pisse dans le zob. Je ne sais pas pourquoi, cette histoire me rend toujours bucolique & primesautier – autant que bref & couillosif !
Journaputerie & macronie ne sont plus que les deux coques d’un catamaran aux voiles affalées prêt à sombrer. Ou pour prendre une autre métaphore, puisqu’il est question de « meute » (pour désigner les 10 prévenus & leur « instigateur » étrangement absent, Xavier Poussard), si meute il y a, c’est nous autres les loups qui résistons vaillamment & attaquons avec nos faibles moyens le gang des macronistes & leurs chiens de traîneaux journalopettes. Je pense à la première partie de Croc-Blanc, quand la meute de loups s’attaque patiemment aux chiens de traîneaux, les uns après les autres, puis aux trois trappeurs, qui n’ont qu’un fusil & trois balles. Les macronistes ne sont plus nombreux, lâchés un à un par tous leurs appuis. Il ne restera bientôt que les Bonnie & Clyde de l’Élysée, avec un seul fusil & trois balles : « Extrême drouâteuh », « antivax », « transföb ». Quand ils auront épuisé leurs balles, l’un après l’autre, patiemment, nous les aurons, car nous sommes des loups affamés de justice & de liberté. Comme le dit si bien Louis Sarkozy, ce rejeton d’un repris de justice : « Qu’ils crèvent tous » ! Je pose d’ailleurs une question sur l’utilisation constante par les fonctionnaires de justice & avocats du mot « extrême droite » comme une circonstance aggravante, à l’heure où 42 % des Français votent au 2e tour des Présidentielles pour une candidate affublée de cette étiquette. N’est-on pas en droit d’attaquer en justice ces fonctionnaires pour manquement au devoir de réserve & à l’équité ?
Tour de chauffe de la journaputerie
Le Monde publie le 24 octobre 2025 un gros article dans son magazine : « La fake news sur Brigitte Macron, le cauchemar sans fin du couple présidentiel », dont le titre est aussi placé à la une du journal, dans lequel, sous le vernis habituel des insultes journaputières, percent quelques petites piques qui continuent à sentir un prochain retournement de veste (il faut lire entre les lignes).
Le 25 octobre 2025, c’est au tour du Figaro de reprendre (« Fake news sur Brigitte Macron : l’itinéraire d’une sidérante théorie du complot qui a conquis l’Amérique ») les crachats du Monde. On s’amuse, car selon Le Monde, le dossier de Faits & Documents « a fait pschitt », alors que pour Le Figaro, il « se vend exceptionnellement bien » ! Les journaputes préfèrent pisser dans les violons que de les accorder. Au fait, quelqu’un sait ce qu’est une "chantreresse", mot utilisé par Le Figaro ? Un féminin vieilli de « chantre » ! Xavier Poussard s’amuse à relever deux fautes d’accord dans l’article du Monde. Ça se voit que Poussard est extrême drouâteuh : il persécute ceux qui courageusement attaquent l’orthographe fasciste patriarcale !
Comme BFM s’apprêtait à publier un reportage dont ils ont vaporisé une minute en avant-première, où il est question apparemment de l’affaire déjà jugée depuis longtemps, des deux quadragénaires corses qui auraient involontairement fait modifier l’état civil de Brichel sur le site des impôts, Candace en tire un tweet énervé ; cela faisait un moment qu’elle n’avait pas évoqué l’affaire. On se rapproche de jour en jour du lâchage de la journaputerie. Alors l’Élysée en serait réduit à « porter plainte » contre le service des impôts ? Mettre tout l’accent de leur prétendue « enquête » sur une vieille pseudo-affaire bidon jugée depuis un bail relève du fameux théorème de Pasqua. Eh, BFM : « brigitte » a-t-il, oui ou non, un utérus ?
Réflexion faite, cette résurrection d’une affaire jugée n’est peut-être pas à écarter. Car que nous apprend BFM ? Que sur le site officiel des impôts, « brigitte » est répertoriée comme « Jean-Michel dit Brigitte Macron ». Au lieu de nous agacer, prenons les choses à la base. Le site des impôts est considéré comme l’un des plus fiables de France, au point que pour signer une pétition sur le site de l’Assemblée nationale, on vous propose de valider votre identité en passant par ce site. Donc, finalement, ce truc qui semble avoir pour but de nous exaspérer avec leur teasing, contiendrait peut-être le « in cauda venenum » du reportage de BFM. Pendant la Seconde Guerre, des résistants qui étaient officiellement journalistes ou préfets, pouvaient faire passer des messages subliminaux dans des messages apparemment collaborationnistes. Cela a même un nom : stéganographie. Alors il ne faut pas sous-estimer la possibilité que certains journalistes de médias mafieux lancent discrètement des hameçons sous couvert de ridiculiser les brigittologues. La suite nous le dira. Accordons-leur provisoirement le bénéfice du doute, et ne condamnons que les véritables putains revendiqués de la macronie.
Dimanche soir 26 octobre, Europe 1 a provisoirement remporté la palme du léchage d’anus avec une présentation du procès intégralement mensongère ; et BFMTV a enfin diffusé son petit reportage ridicule « LIGNE ROUGE - Histoire d’une fausse information, l’affaire Brigitte Macron » (ci-dessus). On a droit aux clowns de « Conspiracy Watch » à tous les étages & leurs délires conspirationnistes. Ils voient des Russes & des « chrétiens » partout. Leur obsession à discerner une conspiration de chrétiens dans toute chose est étrange, mais bonne nouvelle, cela nous autorise à notre tour, à voir des conspirations de juifs partout. Désormais, nous ne dirons plus « Conspiracy Watch », mais « Constipacy Wehrmacht » ! On a droit à quelques phrases charcutées de Xavier Poussard qui les a reçus, on se demande bien pourquoi. Sur 2h30 d’entrevue, ils n’ont gardé que cette minute charcutée. Xavier a fait un contre-enregistrement, il le déclarera à GPTV (ci-dessous). Je note aussi que le site Pressibus est montré à l’écran, mais sans être nommé ! Infraction à la déontologie. Le plus intéressant, ce sont les commentaires sur la version YouTube de cette émission de BFM, où la journaputerie se fait copieusement assaisonner. Ces commentaires seront sans doute désactivés ou supprimés. Un exemple au hasard, signé @CécileTRECOURT : « L’histoire d’une fausse information… mdrrrrr !!! BFM aux ordres !! Bien dociles et bien obéissants ! Qd ça va péter on va bien rire ! Vous moins… ». La journaputerie collaborationniste entend nous refaire le coup du coronazisme, en criant haro sur les platistes (ceux qui croient à une poitrine plate de « brigitte »), mais ça ne prend plus, et cette fois-ci, la proportion de chats échaudés va les faire tomber tête la première dans leur soupe froide.
Tour de chauffe des avocats de la défense
Juan Branco a donné une conférence de presse le 14 octobre 2025, au cours de laquelle il a évoqué le procès en cyberharcèlement de « brigitte ». Il a été interdit d’exercice par hasard et par l’Ordre des avocats juste avant le procès, de sorte qu’il était présent sur place, mais vêtu en civil, et remplacé comme avocat par deux de ses collègues, dont un pour le seul Aurélien Poirson-Atlan (= Zoé Sagan), et un autre pour deux autres prévenus. Il fait sa pub & joue un peu les stars. Je l’apprécie & le soutiens, mais c’est une attitude agaçante.
« Carlo Brusa fait le point sur le procès en cyberharcèlement du 27 octobre 2025 ». Sur Tocsin le 17 octobre 2025, Me Carlo Brusa, qui sera l’avocat d’un des 10 accusés, donnait sa vision des faits.
Florian Philippot continue à suivre l’affaire par le petit bout de la lorgnette, en l’occurrence celui du financement des avocats des macronescu. J’ai isolé son intervention dans son direct du vendredi 24 octobre 2025 : « Florian Philippot Affaire Brigitte, procès en cyberharcèlement, octobre 2025 ». Sa réflexion est pertinente : puisque selon la presse d’État subventionnée, les macronescu prétendent que leurs avocats étasuniens hors de prix ne sont pas financés par l’argent public, et que selon la déclaration de patrimoine, le Chef de l’Étron est aussi pauvre que les candidats les plus trotskystes à l’élection présidentielle, alors il suppose qu’une tierce personne paie les avocats. L’un de leurs amis milliardaires pilleurs de milliards ?
En ce qui concerne notre ami Coccyx Grue, il a repris du service pour donner la parole au Premier Drame de France, au sein de la manifestation organisée par les Patriotes à Paris le 11 octobre 2025, armé de sa fameuse casserole à deux queues.
Le 23 octobre 2025, Daniel Habrekorn a invité sur Radio Courtoisie Me Danglehant & Natacha Rey, laquelle annonce son intention de publier un livre en décembre, ce qui sera confirmé par Le Monde le 24 octobre. Après m’avoir copieusement insulté & menacé sur & avec la bénédiction active de Profession Gendarme (la plus cuisante trahison d’amitié qu’il m’ait été donné de subir dans ma modeste existence ; voir ma Lettre ouverte à Richard Boutry), Sainte Natacha aurait finalement décidé de suivre mon conseil & de publier un livre prochainement… Souvent meuf varie. Je tiens à redresser les annonces prématurées de nos amis qui écrivent « Natacha Rey va publier un livre en décembre 2025 ». La véritable info est « Natacha Rey a rendu publique son intention de publier un livre en décembre 2025 ». Il y a loin de la coupe aux lèvres. Prière d’être factuels. Natacha Rey imite ses adversaires, qui multiplient les effets d’annonce à la manière de Pierre Dac (« il peut le faire »). « Brigitte Macron va donner des preuves de sa féminité au tribunal du Delaware ». « Demain on rase gratis ». « Si ma tante en avait », etc. Quant on s’apprête à publier un brûlot, on ferme sa gueule jusqu’au jour où le livre est quasiment en librairie. Ne tentons pas le diable, car « la bête de l’événement est là » !
Karine Dubernet n’arrête pas de s’amuser des déboires des macronescu. La macronie est « dilatée comme jamais » !
1er jour du procès le 27 octobre 2025
Je ne pourrai pas être aussi exhaustif que lors de mes précédents articles, parce que je n’ai pas assisté à tout le procès, mais aussi parce que cette fois, enfin, nous avons à notre disposition de nombreux comptes-rendus. Les journaputes ayant le droit d’utiliser leurs ordinateurs & smartphones pendant l’audience, ont évidemment plus de facilité. Mais il y a aussi des journalistes indépendants, avec ou sans carte de presse. Je vous signale par exemple le compte X de Liliane R, mais aussi Pressibus, qui a fourni à distance un excellent suivi de l’affaire.
La crème de la brigittologie parisienne se retrouve ce midi. Très vite, on nous annonce que nous ne pourrons pas rentrer. Contrairement aux procès précédents, cette fois, la journaputerie est présente en masse. Des caméras nombreuses de la presse internationale sont braquées sur l’entrée de la salle. Les membres de la gent journaputière française nous marchent sur les pieds dans la file d’attente en nous ignorant, pour entrer avec leurs cartes de presse ; mais ils sont tellement nombreux & la salle sans doute trop petite, que certains sont refoulés, et protestent, les pauvres chéris. Au bout d’un certain temps, on annonce que l’audience sera diffusée dans une autre salle, mais seulement après le début des débats sur le fond, après les requêtes en nullité & QPC (question prioritaire de constitutionnalité). Je finis par sortir de cette nouvelle salle après une longue attente, croyant (à tort) que le fond du dossier ne serit abordé que demain.
Voici une brève entrevue de votre serviteur par Tribune Libre, qui publie aussi une entrevue de Me Danglehant et une autre de Morad El Hattab. Ce dernier exhibe la photocopie d’un document qu’il a procuré sur Jean-Michel Trogneux à Alger. Il a juste oublié de mentionner sur ledit document, la provenance. Il s’agit d’une capture d’écran de mon article « Jean-Michel Trogneux ou L’Arlésienne à Alger » ! Il dit qu’il est le seul absent parmi les prévenus. Hélas cher ami, nous sommes nombreux à être jaloux de ne pas être poursuivis, car être insultés par ce chapelet de journalopes sera bientôt une légion d’honneur. Interrogé par Mike Borowski pour GPTV investigation (cf. ci-dessous), j’ai dit que vu les conditions déplorables dans lesquelles est rendue la justice en France, on devrait bientôt l’externaliser pourquoi pas en Israël, comme l’enquête sur le vol des joyaux du Louvre qui a été confiée à une société israélienne. Cet extrait de mon entrevue n’a pas été retenu, mais le reportage est très bien, et bien réalisé par Farid (le réalisateur des reportages de Mike).
La gauchiasserie macroniste (« Le Média ») se fait étriller par ses auditeurs. Que ces putains du macronisme périssent en enfer, avec tous les crétins qui persistent à gober leur propagande sorossienne. Un bref mais pertinent article de France-Soir est publié dans la foulée (« Quand le "procès Brigitte Macron" coïncide avec le débat annoncé sur la régulation du net »), avec brèves entrevues de Me Carlo Brusa & de Christian Cotten. Ce n’est pas de Xavier Azalbert, mais d’un journaliste qui reste anonyme, mais que j’ai rencontré au tribunal. Il a remarqué que cela se passe « le jour même où sur un plan politique plus large, le président Emmanuel Macron lance un débat national sur l’impact des réseaux sociaux et d’internet sur la « déstructuration » du débat public ». Ben voyons ! Le lendemain, ils publieront deux autres articles.
Un article pour une fois factuel du Parisien (que le milliardaire Arnault serait en train de refiler à son congénère Bolloré) fait le point sur la première journée : « Rumeurs transphobes : au tribunal, les harceleurs présumés de Brigitte Macron ne lâchent (presque) rien ». Extrait : « « Je vais vous amener des photos de Charlie, on va comparer, et on va voir ! » lance-t-il au tribunal, avant que la magistrate qualifie cette comparaison d’« indécente ». » Elle ne doit pas lire Charlie (voir notre article « 2015-2025 : « Je suis Jean-Mi » vs « Je suis Charlie » »). Ce dessin de Charlie a été évoqué à l’audience, et il est un cas d’école, car il contient les deux prétextes à poursuites : bite de « brigitte » & pédophilie. Mais aucune poursuite contre le dessinateur ni son support. Un bon soldat de la journaputerie macroniste a le droit de temps en temps de dire la vérité. Il paraît que le premier jour, Amandine Roy a atomisé la partie civile, en utilisant son droit au silence, mais en le rompant par exemple pour rappeler la forfaiture de macron, qui l’a menée au tribunal pour avoir repris un visuel de Michel-Ange Flori, alors que le Fürhoncle avait déjà perdu son procès contre l’afficheur !
Mike Borowski a réalisé ce reportage le 1er jour du procès, alors qu’il n’avait pas pu entrer dans la salle. On peut y voir votre serviteur, Morad El Hattab, l’avocat Dylan Slama, Me Brusa, Amandine Roy, Me Marian, etc.
2e jour du procès le 28 octobre 2025
Xavier Poussard est invité ce 28 octobre matin sur GPTV pour évoquer le procès & son contexte. Je suis arrivé vers 12h45, alors que la séance avait commencé à 10 h. Je vais tâcher de rendre compte de ce que j’ai pu entendre, en résumé. N’ayant qu’un calepin, un stylo, mes oreilles & ma mémoire vieillissantes pour prendre des notes, je ne garantis absolument pas le verbatim des citations ; j’espère ne pas avoir trahi la pensée des protagonistes ; si une personne estime que c’est le cas, qu’elle veuille bien me contacter pour me demander une rectification. Nous étions dans une salle bien plus vaste, sans doute celle réservée aux terroristes, car il y avait une grande cage de verre au fond, comme on en voit dans les films sur la mafia. Tout le monde a pu rentrer ; il y avait presque autant de journalistes (côté cour) que de public (côté jardin) ; mais parmi le public, de nombreuses personnes prenaient des notes, comme votre serviteur, et il y avait plusieurs journalistes sans carte de presse ; ceux qui « portent la plume dans la plaie » & sont dignes d’Albert Londres, qui n’est pas le patron des journaputes.
Au moment où je suis arrivé, l’audition de Bertrand Scholler avait déjà commencé, mais je pense avoir entendu l’essentiel. Il s’est d’ailleurs exprimé sur Tribune Libre (publié le 30 octobre). Il fut impérial, s’exprimant de façon posée, sans affectation (lui ne joue pas les stars), avec son immense culture, face aux questions insidieuses des juges & des avocats de la partie civile. Voici quelques paroles notables. Il a expliqué que les temps changent, pas toujours favorablement. Il y a quelques décennies, il y aurait eu une croix au-dessus des juges, et les témoins auraient juré sur la croix. Ainsi, de nos jours, avec macron & son conjoint, on en est à remplacer « père & mère » par « parent 1 » & « parent 2 ». Le président fait semblant de ne pas comprendre. Comme plusieurs des avocats qui suivront, Scholler explique qu’on ne fait pas cesser une rumeur en embastillant les gens. Il évoque le Deuxième amendement de la Constitution des États-Unis (le droit de détenir des armes), en l’interprétant comme un complément au premier amendement qui garantit la liberté d’expression, au cas où un tyran menacerait cet amendement. Question qui semble avoir été systématique : « Avez-vous conscience que vos actions aient pu faire souffrir quelqu’un, notamment Mme macron ? » On se croirait dans un conseil de discipline de collège.
À ce moment le président a tourné le micro de la magistrate assise à sa gauche, et celle-ci l’a aussitôt repoussé, manifestant ainsi son profond mépris pour la publicité du procès. Ce président veillera d’ailleurs à plusieurs reprises à rappeler l’usage du micro aux différents intervenants, souvent en vain. En 2025, la France n’a pas de matériel d’amplification du son adapté, et la majorité des fonctionnaires de justice & des avocats sont toujours incapables de se servir d’un microphone. Cela dit, globalement c’était nettement mieux que lors du jugement en appel à la Cité (je vous renvoie à mon article). Indépendamment de leur talent, certains avocats savent se faire entendre, d’autres n’ont pas encore acquis cette capacité, hélas. J’avais déjà évoqué ce point. Les femmes ont plus de mal sans doute à parler sans micro, et pourtant, avant cette invention & même maintenant, de nombreuses actrices & cantatrices savent faire vibrer des salles immenses ; alors pourquoi pas les avocates & magistrates ?
Bertrand Scholler évoque sa connaissance intime dès l’enfance, des milieux « LGBT », avec son cousin Didier Lestrade & sa propre sœur psychiatre, laquelle témoigne de l’explosion actuelle de la mode trans. Sur le plan artistique, il fait un excellent parallèle avec l’œuvre de Marcel Duchamp L.H.O.O.Q. (1930), dont personne n’aurait pu prédire que ce détournement, qui parut incongru à l’époque, deviendrait au fil du temps une des 1000 œuvres d’art contemporain les plus célèbres, vendue à des millions d’exemplaires en carte postale. En tant que galeriste & spécialiste de l’art, il affirme qu’il est impossible de décider ce qui relève ou non de l’art. Je suppose qu’il fait référence aux fameuses photos du slip de Brégançon, très souvent évoquées lors des débats. Elles ne sont pas détournées au début (ce sont les vraies photos publiées par des journaux ayant pignon sur rue), mais elles l’ont été par la suite, et peut-être acquerront-elles le statut d’œuvres d’art, qui les met à priori à l’abri des poursuites. J’ai trouvé son idée tellement géniale que j’ai recouru à mes amis inconnus des Perruques Jaunes pour réaliser ce visuel (ci-dessous) qui à mon sens subsume l’ensemble du procès. Je vous suggère de le diffuser urbi & Chibritte. Attention, il s’agit d’une œuvre de dard (le « dard », c’est l’art en plus piquant ; nouveau concept dont je suis l’inventeur !), donc non soumise à censure.
Je profite de l’occasion pour préciser que j’ai sans doute été celui qui a le plus sérieusement commenté ces fameuses photos, lors d’une émission de GPTV dont j’étais le seul invité, qui est mon meilleur souvenir des 6 émissions que j’ai faites pour ce média. Elle date d’ailleurs du 27 août 2024, soit le jour même du dépôt de cette plainte en cyberharcèlement ! Je suppose que si j’ai échappé à la rafle, c’est sans doute que je ne suis sur aucun réseau social, juste sur un site privé. On a visé uniquement X, probablement pour cibler Elon Musk, suppôt du trumpisme à l’époque. Sur GPTV le 29 octobre, Régis de Castelnau a, d’une façon fort pertinente, parlé de « décimation », car on a choisi symboliquement dix victimes expiatoires, comme dans la Rome antique, ce châtiment consistant à exécuter un soldat sur dix. Voyez mon article qui reprend cette émission : « Rififi à Brégançon : « Haro sur les clitosceptiques ». J’avais d’ailleurs mentionné Bertrand Scholler lors de cette émission, comme un spécialiste qui pourrait valider ou nuancer mon analyse des photos, qu’effectivement je considérais & commentais comme une œuvre d’art. Je me sens très en phase avec Bertrand Scholler. C’est un Jean-Michel !
À une question du procureur qui voulait savoir s’il était conscient de l’impact de ses propos sur celle que je préfère appeler le « Premier drame de France », Scholler rétorqua que « ceux qui alimentent le système sont ceux qui s’en disent victimes ». Les macronescu, effectivement, remettent sans cesse une pièce dans la machine. Cet argument sera repris par plusieurs avocats.
À la question « Êtes-vous en lien avec Xavier Poussard », ce dernier étant d’autant plus présent qu’absent, Bertrand Scholler expliqua posément comment les choses se sont passées. Il avait été cité en 2023 dans le dossier de F&D sur Bercoff, et avait contacté Poussard par le mail public indiqué sur le site (comme je l’ai fait moi-même) pour obtenir une rectification relative à ses liens avec Jacques Attali. En gros, ce dernier faisait partie des mécènes de sa galerie, mais il l’avait quitté lorsque Scholler avait consacré une exposition à Gaza. La publication de la nouvelle incomplète de Poussard avait entraîné pour Scholler une sorte de harcèlement de gens qui l’accusaient d’être proche d’Attali (et cela continue ; je connais cela, et Mike Borowski ou Jean-Dominique Michel, etc.). Poussard l’a tout simplement appelé pour s’excuser, avant de publier un rectificatif. Du coup, ils ont discuté, entre autres de l’affaire brigitte. En réponse à une remarque perfide de je ne sais plus qui, du style « et ça ne vous a pas poussé à remettre en cause la qualité du travail de Poussard ? », Scholler a dit « J’ai fait ce qu’un adulte fait, je n’ai pas porté plainte ». Et toc ! L’argument se retourne comme un gant : Poussard est un journaliste qui sait reconnaître ses erreurs ; d’ailleurs il a souvent dit publiquement qu’il s’attendait à un démenti au tout début, lorsqu’il a validé l’hypothèse de Natacha Rey. « brigitte » l’aurait contacté à ce moment, comme Scholler, il n’y aurait eu aucune affaire.
Il n’a pas été très convaincu par Poussard, a « écouté d’une oreille distraite », et s’est contenté de reprendre une publication de Poussard, à sa demande, avec pour seul commentaire : « Qu’est-ce que vous en pensez ? » C’est ça qu’on qualifie de « harcèlement ? » « Pourquoi avez-vous accepté ? » « Cela m’a paru une demande raisonnable ». L’avocat de la défense a rappelé à ce moment que la photo de Brégançon a été publiée par Laurence Auzière elle-même, puis reprise par Alba Ventura, qui a traité tous les brigittologues de « cafards ». « Avez-vous l’impression d’être un « cafard » ? » « On n’a plus le droit de manifester, on n’a plus le droit d’être en colère, on n’aura plus le droit de vivre ».
Scholler était venu avec à la main une vieille BD de Sherlock Holmes. Il s’en explique dans l’émission de Tribune Libre. Il ne sait pas à quel point il a raison ! Elle est menteur, mon cher Watson ! On retrouve Bertrand Scholler sur sa page Substack.
Tiphaine Auzière
Après une pause déjeuner de 1 heure, les débats reprennent à 15 h. Je me marre en regardant les nombreux flics chargés de mater la meute brigittologique. Parmi eux, des mastards blacks qu’on verrait plutôt courir après les trafiquants de drogue. L’un d’eux mâchait perpétuellement un chewing-gum qui sentait la fraise à plusieurs mètres ! Je serais choupinet, je l’inviterais à la Lanterne pour une soirée de slalom en poudreuse !
Le président, qui multiplie les lapsus, annonce qu’on va pouvoir entendre « Mme macron… pardon, sa fille », mais donne la parole aux avocats de la défense, qui protestent, d’une part parce qu’on aurait voulu entendre la plaignante, d’autre part parce que la présence de la fille n’a été annoncée qu’à la dernière minute, trop tard pour préparer les questions. Ce sont Me Marian & Me Brusa qui ont été les plus virulents. Après une brève interruption, la cour déclare, avec un nouveau lapsus : « Mme Auzière est appelée à comparaître… euh, à témoigner ». Si cet épisode a été particulièrement repris par la presse de cour, aucun n’a noté à quel point Tiphaine, pourtant avocate, a tiré des balles dans le pied de son maman. Elle commence par de la pleurniche : « plus belles jambes de Paris » doit prendre des « postures », elle ne sait plus comment s’habiller, de crainte que des photos soient détournées, la pôvre. C’est étonnant, on voit cette retraitée des écoles, avec sa pension de 2000 €, magasiner chez Louis Vuitton ; iel est conseillée spécialement par Delphine Arnault, Madame Niel à la ville, future patronne du groupe de son papa, et la malheureuse Cosette ne sait plus comment se vêtir ! Il est vrai que « boucou souphrance ». J’ai un ami vendeur chez Louboutin, qui m’a dit sous le sceau du secret, que Iel est tellement perturbé qu’il lui arrive de se rendre au rayon stiletto taille 44, et qu’il doit la ramener sans cesse à la taille 39 ! 39 selon la police ; 44 selon les manifestants ! Et cela régulièrement, car iel ne peut décemment pas se présenter deux fois sur Paris Match ou Gala avec les mêmes chaussures à 2195 €.
Me Ennochi pose une question définitive : « A-t-elle vu son tonton récemment ; comment va-t-il tonton ? » On se dirait dans Zazie dans le métro, car tonton est une tata ! « La dernière fois que je l’ai vu, c’était il y a quelques mois, et il allait très bien ». Cela fera pondre au Figaro une conclusion digne de Sherlock Holmes : « Pour faire taire les rumeurs, l’avocat de Brigitte Macron, Me Jean Ennochi, a demandé à Tiphaine Auzière comment se portait son oncle. « J’ai vu (mon oncle) il y a quelques semaines et il va très très bien », a répondu l’avocate, prouvant ainsi l’existence du vrai Jean-Michel Trogneux. » Sans commentaire !
Me Danglehant prend la parole, il amène son grand tableau, sa verge & sa verve légendaires devant le témoin. Ah oui, j’ai oublié, il a réussi à s’insinuer dans le procès en se portant partie civile au nom de Natacha Rey, pour demander réparation pour le harcèlement que cette dernière a subi de la part de la macronie. C’est un Jean-Michel ! « Comment expliquez-vous que votre oncle Jean-Michel a porté plainte en diffamation pour détournement de mineur alors qu’il n’est pas concerné ? » Bien qu’avocate, elle ne sait pas quoi répondre. Je trouve nos avocats pas assez incisifs sur ce coup. J’aurais dit : « Et vous qui êtes avocat, vous n’avez vu votre tonton que « il y a quelques mois », et vous n’avez pas conseillé votre môman sur sa plainte pour lui éviter une cuisante défaite en appel ? » Et j’aurais enfoncé le clou : « votre tonton a perdu sa sœur, votre tante, cet été, et une de ses nièces ; était-il présent à l’enterrement, puisqu’il se porte si bien ? Pourquoi n’a-t-il pas profité de ce moment émouvant pour juste être présent au côté de sa sœur à portée d’un appareil photo placé par hasard sur leur chemin par Mimi Marchand ? » « Lors de cette rencontre, vous qui ne cessez de publier sur vos réseaux sociaux des photos de votre famille en vacances à nos frais à Brégançon, vous n’avez pas manqué de prendre des tas de selfies de vous avec tonton ? Pouvez-vous sortir votre téléphone et bien vouloir nous montrer le selfie ? »
Un avocat inaudible s’est exprimé. Le président n’arrête pas de demander aux uns & aux autres de parler devant le micro. Me Jérôme Bertrand, l’avocat de Bertrand Scholler – qui se révélera d’ailleurs un fin brigittologue – demande quel était l’objectif de sa sœur Laurence Auzière en publiant précisément la photo de sa mère en bikini qui allait mettre le feu à la poudre (de perlimpinpin) ? « Jamais elle n’a pu imaginer le détournement auquel cela donnerait lieu ». Il ne s’agit en fait pas d’un « détournement », car la photo en elle-même était problématique. L’avocat poursuit : c’est cette publication de la sœur de Tiphaine qui a entraîné ce qu’elle qualifie de « raid ». « Pourquoi Marlène Schiappa a-t-elle déclaré que le tonton était canné ? » « Elle ne connaît pas mon oncle. Elle s’est probablement avancée sur un sujet qu’elle ne connaît pas ». Un long questionnement essentiel porte sur le fait que « brigitte » ait ou non lu les tweets pour lesquels les 10 prévenus sont poursuivis, et si elle les a lus avant ou après la plainte. Tiphaine, pourtant choisie comme porte parole de sa maman, n’en sait foutre rien ; on dirait même qu’elle s’en bat le clito ! En fait, elle a dit qu’elle ne voulait pas les « revoir », mais comme elle n’a pas de compte X, elle ne les a probablement ni vus ni revus ; ce seul point balaie toute l’affaire. « Que pensez-vous du fait qu’on ait choisi au hasard 10 personnes sur des millions qui ont parlé de l’affaire ? » « Maman fait confiance à la justice. S’il y a d’autres tweets malveillants, elle se réserve la possibilité de déposer une autre plainte ». Ben oui, autant saturer les tribunaux, pour leur éviter de perdre leur temps à s’occuper des voleurs, violeurs & squatteurs.
Me Maud Marian prend au bond l’une des balles que Tiphaine vient de tirer dans les papattes de sa maman. Sans faire attention, elle avait évoqué le « cadre professionnel ou privé » dans lequel elle avait pris connaissance desdits tweets. Alors femme de président, c’est un métier ? Me Luc Brossollet, l’avocat d’Aurélien Poirson, très incisif, demande pourquoi elle n’a pas porté plainte contre les auteurs précis des tweets qui l’ont fait si atrocement souffrir. Puis il la cuisine habilement sur sa pleurniche, et elle marche comme une bleue, elle parle de ses enfants à elle qui souffrent terriblement de s’entendre dire que leur mère-grand en a de bien grandes, et cette souphrance rouvre la plaie de la mère-grand. C’est là que Me Brossollet referme son piège : « Et depuis combien de temps avez-vous constaté cette dégradation des conditions de vie de môman ? » (Les avocats reprennent les termes de la loi sur le cyberharcèlement (article 222-33-2-2) : « Le fait de harceler une personne par des propos ou comportements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale »). L’avocate répond benoîtement « À partir de 2021-2022 ». « Donc antérieurement aux tweets qui sont poursuivis », banderille l’avocat. Elle essaie de se raccrocher aux branches façon Tarzan, mais c’est plutôt façon Jane. Brossollet la taxe de « réponse habile » ; elle reprend : « réponse sincère ». Il concède « sincère et habile ». Le même avocat sort alors son dossier de unes de Paris Match, Gala, etc., et parle des paparazzades organisées par Mimi Marchand. Il lit les titres : « Dans l’intimité de leur été à Brégançon » (Gala n°1574 Août 2023), etc. Il y a eu médiatisation outrancière de leur vie en tant que couple. Puis il évoque les échanges de Tiphaine avec Zoé Sagan. Nouveau gag : « Vous a-t-il paru sympathique ? » « Au départ, cette dame (je ne savais pas que c’était un monsieur)… » On se demande si elle le fait exprès. Bref, elle répond à tout le monde de façon courtoise a priori. Après avoir évoqué à nouveau l’élément de langage que lui ont préparé les Ennochi : « Les mots employés de façon systématique, de façon réitérée & en meute », elle sort accompagnée d’une nuée de poulets en uniforme & en civil, ainsi que du prétendu « chef de cabinet » de Jean-Michel Trogneux, et s’exfiltrera par l’entrée VIP, comme il se doit. Je regrette que les avocats ne l’aient pas cuisinée sur le fait qu’elle & sa sœur, qui n’exercent pas a priori des professions précaires comme plusieurs prévenus, se gobergent à nos frais à Brégançon pour leurs vacances. C’est bon la pleurniche, mais dans les multiples reportages de vacances de la presse de caniveau, toute cette smala ne semble pas précisément catastrophée.
Parties civiles
Comme en juin 2024, le gilet jaune Stéphane Espic s’est porté partie civile pour avoir le droit de parler, qui lui a été généreusement accordé. Il a dit des choses sensées, après s’être présenté comme une victime de la macronie. C’est un Jean-Michel ! Poussés par « brigitte » selon lui, Ducon-Maserati, Schiappa & Blanquer n’ont-ils pas créé spécifiquement cette loi sur le cyberharcèlement ad hoc pour « brigitte » ? Il demande un euro aux prévenus, parce qu’ils ne vont pas assez loin ! Pour lui, on s’approche d’une escroquerie au jugement, alors que l’on jette un grand nombre de plaintes à la poubelle (j’en suis témoin, car je n’ai jamais eu de nouvelles de ma plainte). Danglehant revient pour dire que c’est Natacha Rey qui est harcelée depuis 2021 par le couple Macron-Trogneux. Il refait l’historique que nous connaissons bien désormais, et on le laisse parler longuement sans l’interrompre. Selon lui, les propos qui font l’objet de la plainte, ayant été tenus en public, relèvent de l’article 11 de la « Convention européenne des droits de l’homme ». Il plaint les juges, car ça va être difficile à juger. Il rappelle que Natacha Rey a proposé un règlement amiable depuis 6 mois, en vain. Le président a bien fait rire la salle en demandant à Danglehant de parler moins fort, mais Me Ennochi puis le procureur, sont inaudibles. Seul Danglehant possède l’art d’ébranler sa verve en donnant de la joie. Sans surprise, Ennochi fait la promo du cyberharcèlement, qu’il trouve tellement plus fun que la liberté d’expression, et il parle de « déni » des prévenus. Le fils Ennochi, qui seconde son père, encore plus inaudible, nous inflige un interminable & lénifiant épluchage des avantages de cette magnifique loi, dont il oublie de rappeler qu’elle a été inspirée par la plaignante, ce qui devrait suffire à faire annuler le procès. Au lieu de cela, c’est le pressbook de sa cliente qu’il faudrait éplucher en détail ! Cette exégèse & cette insistance maladroite sur une loi qui devrait se passer de justification, finit par éveiller le soupçon & confirmer que cette loi mal foutue a été créée ad hoc !
Ennochi père reprend la parole pour faire la litanie des tweets de chacun. Il prétend qu’Amandine s’est enrichie sur le dos de sa cliente parce qu’elle a embauché deux salariés. Il ne manque pas de culot ! Il qualifie Scholler & Poirson d’intellectuels de la bande. Il croit qu’on a affaire à la bande à Bonnot ! Il se moque de Poirson, qui se prend pour un artiste qui peut faire ce qu’il veut, alors que c’est précisément ce que les macronescu nous serinent à longueur d’année, pour leurs Thomas Joly & sa lesbienne juive obèse Leslie Barbara Butch (élevée au sein d’« une famille juive traditionaliste » selon Wikipédia & Libération) qui blasphèment le Christ au nom de l’art, pour Miriam Cahn qui peint (pour le dénoncer) un acte pédophile, pour Aya Nakamura, leur peintre de cour Claude Lévêque, etc. « Nous sommes dans un raid, nous sommes dans le cyberharcèlement en masse ». Mon dieu, voilà tout ce que la justice a à faire. Voilà tous les délinquants qu’elle peut punir en 2025 ! Pour Me Ennochi, c’est du cyberharcèlement, il n’y a pas de « débat sur un sujet d’intérêt général » (il veut dire que ça ne relève pas de la loi sur la presse). Il est interrompu (chose rare) par le président. Il rejette l’ensemble des nullités. Il demande des peines élevées, 15 000 € de façon solidaire à l’ensemble des prévenus, qui seraient versés à une association sur le cyberharcèlement ! En parlant de Barbara Butch, Annie Dingo nous en refourgue une grosse louche pour la prochaine Nuit Blanche sataniste, avec une campagne d’affichage à nos frais 8 mois en avance. La date retenue, le croirez-vous, est le 6/6/(2)6 ; le mot « juin » n’est pas utilisé sur l’affiche ; et je ne crois pas que ce soit pour fêter le 420e anniversaire de Pierre Corneille (né le 6/6/1606). Avant, cet événement avait lieu en octobre, mais spécialement en 2026, il a semblé important de le décaler le 6/6… QUI donc a le choix dans la date ?
Réquisitoire du procureur
Particulièrement odieux comme le veut sa fonction, au lieu de se préoccuper qu’on puisse l’entendre en apprenant à maîtriser l’instrument futuriste appelé « microphone », le procureur Hervé Tétier s’énerve : « Est-ce que c’est possible qu’il n’y ait pas de bruit dans la salle » (alors qu’il pouvait demander discrètement aux flics de faire leur boulot, car il est vrai que des gens discutaient sans aucun respect pour les débats.) Il justifie la pertinence de cette loi et trouve très bien le certificat médical bidon du 23 octobre, qui a été présenté la veille du procès, alors que « madame » a refusé l’expertise médicale prouvant l’« altération de sa santé physique ou mentale ». Il scinde deux groupes parmi les dangereux terroristes que la République a le terrible devoir de punir. Il y a trois « instigateurs », en contact avec l’ignoble Poussard, et 7 « suiveurs ». Scholler a même admis avoir été en contact avec le diable en personne. Amandine Roy – horreur – a eu un contact téléphonique avec Poussard au printemps 2024 ! Pour les lampistes, il est à peine plus indulgent. Une femme prétend qu’on a volé ses codes secrets d’accès à son compte. Il les classe en gros par nombre d’abonnés. Il réclame – pour résumer – des peines de prison avec sursis de 1 an (Poirson) à 2 mois, des suspensions de comptes de 6 mois pour tous, et des amendes de 10 000 à 2000 € (à vérifier). Pour l’enseignant qui a fait amende honorable, un long échange un peu pitoyable a consisté à savoir s’il accepterait d’effectuer des TIG au lieu d’une peine de prison avec sursis. En ce qui me concerne, ce sont les macronescu que je rêve de voir condamner à 10 000 heures de TIG, par exemple au tri des ordures dans une usine de traitement de déchets. Quand ils seront dégagés de l’Élysée, je pense & j’espère que ce sera la curée, et qu’ils écoperont tous deux, pas seulement le détourné, de procès en chapelet, comme ils en ont fait subir à Amandine, à Natacha, à Michel-Ange Flori, et à tous les médecins & avocats qu’ils ont persécutés pendant leur funeste règne. Un peu plus tôt dans les débats, le procureur, à l’instar de certains avocats plus tard, avait utilisé abusivement le terme « Première dame » pour désigner Jean-Michel Trogneux. Si j’avais été l’un des avocats ou des prévenus, j’aurais fait exprès d’appeler le juge « Votre honneur ». Il aurait répliqué « Nous ne sommes pas aux États-Unis ; appelez-moi « M. le juge » ». Et j’aurais rétorqué « Tant que le proc utilisera le terme étasunien « Première dame », sauf votre honneur, je vous appellerai « votre honneur ». J’ai répondu à ce stade, aux questions de LDC News.
Plaidoiries des avocats
Je fais une remarque préliminaire, pour laquelle j’aimerais avoir la réponse d’un avocat : du fait du nombre de prévenus, chacun d’entre eux est obligé de payer un avocat pour deux jours de plaidoirie, préjudice qui s’ajoute aux autres. Les prévenus qui travaillent doivent également être gênés de devoir prendre deux jours de congé, avec la honte d’avouer la raison. Vu l’écho du procès & leurs noms livrés en pâture par la presse, il est difficile de prendre un arrêt de travail. Dans son entrevue pour Tribune Libre, Bertrand Scholler remarque, très amer, que personne parmi les médias alternatifs qui ont pu gagner un peu d’argent avec les émissions sur l’affaire, n’a lancé une cagnotte pour soutenir les prévenus… Me Marian a fourni une réponse lors de notre émission sur GPTV. Les avocats se sont généreux & spontanément coalisés pour assister les prévenus, qui sont tous désargentés, même Scholler & Poirson-Atlan, de même qu’ils ont soutenu quasiment pour rien les gilets jaunes & les suspendus, enfin toutes les victimes du Fürhoncle. Ils se contentaient de l’aide juridictionnelle ou d’une maigre rétribution. Elle est d’ailleurs en train de mettre en place une structure pour soutenir les victimes de la répression de la liberté d’expression, et faire connaître les moyens de contourner la censure. C’est grâce à cette structure qu’elle a fait procurer une carte de presse à Amandine. Ces avocats sont de véritables héros, car sans même le dire, ils se dévouent la plupart du temps gratuitement, pour défendre les victimes de la mafia. Et, calomniés comme ils le sont par les putains du système, non seulement ils plaident gracieusement, mais ils perdent des clients normopathes. Ce sont des Jean-Michel. Gloire à eux ! Régis de Castelnau a expliqué comment, étant en retraite, « avocat honoraire », on peut plaider sans se faire payer.
Les avocats ont été tous plus brillants les uns que les autres ; enfin certains encore plus. On aurait dit qu’eux aussi travaillaient en meute, et s’étaient concertés pour traiter divers aspects, de sorte qu’ils ont été bien moins lénifiants que l’écurie Ennochi, lesquels sont pourtant de bons avocats. Me Marian avait expliqué sur Nexus je crois, qu’ils étaient loin d’être mauvais, mais qu’il est impossible de refuser ce genre de clients, et que s’ils refusent d’écouter leurs conseils, ils sont bien obligés de suivre une stratégie qu’ils savent d’avance vouée à l’échec. Me Marian nous a appris sur GPTV, que Ennochi travaillait gratos pour macron pendant sa campagne de 2017, puis qu’il a revendiqué ne prendre que 300 € de l’heure. Quand on travaille sans entrain, on est moins convaincant, c’est sûr. J’ai surpris aux toilettes une conversation fort amicale entre Ennochi père & l’avocat de Poirson. Je le dis parce qu’il en a parlé à la barre : ils se sont retrouvés près de 200 fois face à face dans des procès, et les avocats sont des confrères ; ils ne doivent pas prendre trop fait & cause pour leurs clients, et respecter leur confrère de la partie adverse. Ennochi demandait à l’autre ce qu’il avait pensé des réquisitions.
Le premier avocat défendait mon pauvre collègue (dont je tairai le nom), qui a été peut-être le plus atteint au moral par cette procédure. Il souligne la disproportion de l’ampleur procédurale des moyens déployés. Son client ne correspond pas du tout aux gros titres de la presse (« ne lâchent rien », etc.). au contraire, il a exprimé des regrets et a de lui-même aussitôt fermé ses comptes. Son compte était d’ailleurs privé & désigné comme « compte parodique » ; comment « brigitte » a-t-elle pu lire & être blessée par ses tweets ? Il n’y a aucune « croisade ». Selon l’habitude des avocats, il fait une citation littéraire ; là c’est Flaubert (qui doit détenir le record de citations dans les prétoires), avec « un livre sur rien […] qui se tiendrait de lui-même par la force interne de son style ». Il s’agit d’un procès pour rien, qui se tiendrait de lui-même par la force interne de j’ai oublié quoi. Il parle par aphorismes. C’est un Jean-Michel ! Qui a le droit de faire de l’humour ? Il ne faut pas confondre le caillou avec l’avalanche. Il ne faut pas dévoyer la responsabilité individuelle. Son client est d’accord pour effectuer des TIG (en cas de condamnation). Le poids de cette procédure disproportionnée constitue déjà en soi une peine. Il demande la relaxe & l’exclusion du casier judiciaire, une révision à la baisse du nombre d’heures demandées par le proc. Il y a une injustice dans ce tirage au sort. La dignité des uns ne se reconstruit pas en détruisant celle des autres.
Assister à un procès est un spectacle bien supérieur à la plupart des spectacles de théâtre subventionnés. Il y a du talent, de l’éloquence, des larmes & de l’émotion, tout ça gratos. On devrait faire passer le chapeau pour participer aux frais de la défense. J’ai été touché par la peine de ce collègue, d’autant que sa défense pouvait paraître profil bas. Je songeais à moi : comment me comporterais-je si « une alternative pareille un de ces quatre jours, m’échoie » comme dirait Brassens (à mon tour de faire des citations !) On ne me raterait pas à l’Éducation nationale, même si mon dossier est irréprochable. Certes, vu ma modeste notoriété de « brigittologue », je pense que je pourrais compter sur le soutien de stars du complotisme, mais ce pauvre collègue a dû déjà bien souffrir, connaissant la veulerie & le conformisme massif de la gent pédagogue. Je l’ai vu seulement à la fin (n’ayant pas assisté au premier jour d’audience & étant assis en fond de salle au début de la journée), mais j’aurais voulu lui parler pour lui témoigner ma sympathie ; malheureusement il est parti trop vite. Je me sens coupable qu’il ait pris pour moi. S’il lit ces lignes, qu’il sache qu’il a toute ma considération. Un prof complotiste, par les temps qui courent, c’est un héros. C’est un Jean-Michel ! J’espère que ses élèves et quelques parents sauront lui témoigner du soutien, c’est très important, et cela est valable pour tous. Ces 10 pauvres hères, comme a dit un avocat (qui ignorait que le h de « hère » n’est pas muet, mais aspiré), sont victimes d’un harcèlement grave & qui risque fort de les mettre en danger. Il faut les soutenir si vous les connaissez.
Voici maintenant Me Luc Brossollet, l’avocat d’Aurélien Poirson, qui tiendra la barre une heure, mais quelle heure ! C’est un Jean-Michel ! Passant en premier des avocats des 3 stars du box des accusés, il avait le champ libre. Pour lui, ce procès relève de la liberté d’expression, et la partie civile a longuement plaidé sur la question de l’intérêt général, qui relève de la loi de 1881. Il plaint les juges à cause de l’absence de jurisprudence sur cette loi (j’aurais dit aussi vierge que Choupinet quand il rencontra Jean-Michel à l’âge de 14 ans). Il rappelle que la liberté d’expression consiste à dire ce qui dérange & fait mal, surtout à propos des gouvernants. Il a fallu attendre le réquisitoire du procureur pour apprendre que Poirson serait « l’instigateur », parce qu’il aurait diffusé F&D. Il est l’instigateur de faits pour lesquels il n’est pas poursuivi ! Les tweets qui ont déclenché la plainte sont abandonnés. Si les tweets de ceux qu’il appelle « les dix clampins » sont « les plus virulents » (selon les propos de la flique qui a été chargée de les sélectionner sur des millions), alors nous voilà rassurés. Le mot « meute » n’est pas juridique. Il a lu le livre de Poussard (qui est décidément le Deus absconditus de ce procès plutôt qu’ex machina, hélas), et remarque que « tout ça on ne s’y intéresse pas ». C’est conçu comme si on ne voulait pas savoir la vérité. Ce n’est pas un hasard, si cela arrive, et pour le démontrer, il cite & brandit à nouveau les couvertures de presse d’avant les élections de 2017. On a servi une mauvaise soupe aux Français. À partir du moment où ils disent « notre intimité vous intéresse » ; à partir du moment où ils ont consenti à cela, c’est eux qui nous poussent à nous y intéresser. C’est un procès profondément politique. Pourquoi tant de gens se passionnent pour quelque chose qui n’est pas passionnant ? Il évoque le passage de 17-34 à 14-39. C’est un juste retour de bâton. Il parle de « témoin perroquet » pour Tiphaine. Il évoque une jurisprudence concernant un dessin de presse satirique sur Caroline de Monaco dont la virginité était en question au Vatican en 1992. Le dessin heurte, mais son auteur Riss, qui n’y allait pas avec le dos du spéculum, a été acquitté. Je l’ai retrouvé difficilement, dans une définition imparfaite ci-dessous. Les dix clampins lui font penser aux fusillés pour l’exemple de la Première guerre, actualisation de la « décimation » évoquée par Castelnau.
C’est au tour de Me Jérôme Bertrand, pour Bertrand Scholler. Il n’est pas un ténor du barreau, mais il frappe juste grâce à sa connaissance profonde du dossier. C’est un Jean-Michel ! Il évoque le comique Nam-Nam (1,6 millions d’abonnés sur Instagram), qui a fait rire une salle de 600 personnes à La Réunion, où il l’a vu, avec le sketch « Est ce que Brigitte a un z*z* ». Il procède à une remarquable étude chronologique depuis les élections de 2017. Il souligne que Macron se moque de la rumeur sur son homosexualité (dont on sait d’autre part qu’il l’avait fabriquée), il parle d’une imitation de Laurent Gerra « Brigitte Macron, elle-même persuadée d’être Patrick Juvet » (qui en fait serait plutôt de 2024). Il rappelle le sketch d’Arnaud Tsamère qui « crée un malaise » selon la presse en novembre 2017 ; il rappelle Virginie Linhart qui évoque en 2018 un trou dans la biographie de « brigitte », sans parler de son identité de genre. Il parle aussi du témoignage de Sylvie Bommel lors de la rédaction de son livre sur Emmacruel Nécron. Il y a depuis lors une chape de plomb des journalistes qui ne font pas leur travail, donc les citoyens s’y mettent. Il évoque Pressibus & ses innombrables correspondants. Il parle de Brigitte Macron sur TF1, début 2022, qui s’exprime fort mal sur le sujet et obtient des tweets & commentaires très négatifs. Elle récidive sur RTL, et écrit carrément la question que doit lui poser le journaliste larbin : « On dit que vous êtes un homme ; est-ce que ça vous gêne ? ». Il y a aussi le Fürhoncle qui déclenche lui-même l’avalanche dont il se plaint, le 8 mars 2024, alors qu’il vient d’organiser son barnum sur l’avortement. Au lieu de célébrer les femmes, Simone Veil, etc., ce crétin parle de son détourneur, et se retrouve en une du New York Times.
Me Bertrand annonce alors goguenard, que pendant la pause, un collaborateur lui a annoncé que les photos du maillot de bain ont été retirées du compte Instagram de la fille Auzière ! Curieusement, personne parmi les journalistes présents à ma connaissance n’a repris cette info. Bertrand Scholler en a parlé sur Tribune Libre.
Pour lui, la publication de cette photo constituait un acte manqué. Il évoque Alba Ventura & ses « cafards ». Les « preuves » seraient données aux USA, toute la presse en parle, mais il n’y a « pas de débat » selon la partie civile ! La « virulence » invoquée par la policière pour sélectionner les tweets, ne figure pas dans la loi ni dans la jurisprudence. Son client a publié un torse d’homme en maillot de bain ; le procureur y voit aussitôt madame Macron ! Les mots « couillu » employés par son client font référence à la couverture de Paris Match « la guerrière ». Il rappelle que selon la jurisprudence des articles 10 & 11 de la Convention européenne des droits de l’homme, les personnes publiques sont moins protégées. Monsieur Scholler serait coupable d’avoir mis en rapport Zoé Sagan & Poussard, ce qui est un comble ! (Je frémis, car moi-même, j’ai aussi mis en rapport Poussard, entre autres précisément avec une personne qui est dans la salle !) Il demande la relaxe. Lors de sa péroraison, il est pris de sanglots, car son père vient de mourir. Il rappelle que sous l’Occupation quand on avait le malheur de rire au théâtre, la maréchaussée venait saisir 10 personnes le lendemain au hasard, et les alignait contre le mur (Je n’ai jamais entendu ça) « J’ai honte » !
Me Jean-Claude Fabbian, avocat d’un des 7 « clampins », dont je tairai le nom, est très bref (10 minutes contre une heure pour les autres), parce qu’il a un train à prendre & que l’essentiel a été dit. Il revient surtout sur le fait que « brigitte » n’a pas lu les tweets de son client, et ne peut donc pas en avoir souffert ! Il a répondu à France-Soir.
Voici Me Maud Marian, toujours aussi talentueuse que malheureusement peu audible. Elle est moins dans la rhétorique que dans l’efficacité & l’attaque frontale. C’est un Jean-Michel ! Pédagogiquement, ce procès est incompréhensible. Elle rappelle qu’Amandine a une carte de journaliste (elle défend aussi un autre prévenu, courtier en assurance). « Si vous ne voulez pas entendre parler d’une affaire, n’en parlez pas ». Elle lance un gag qui sera repris par Me Brusa : « j’ai défendu un dossier de harcèlement d’amour : un homme qui envoyait des « je t’aime » à la pelle ». La « virulence » n’est pas le sujet. Elle rappelle les passe-droits dont a bénéficié « brigitte », sur tous les points. Madame Auzière a reconnu que femme d’homme politique n’est pas un métier, mais médium, même avec les moqueries d’usage, ça ressemble davantage à un métier. Ce n’est pas tant Candace, même avec ses 6 millions d’abonnés, que les Macron & leur plainte publiée dans le New York Times, qui ont fait parler de l’affaire à l’international. Elle évoque un acharnement malgré les défaites judiciaires du clan macron. Amandine s’en sort à peine, et les insinuations de la partie civile sur ses 2 collaborateurs sont odieuses. Elle a changé de métier, elle dort dans un hangar, elle a tout perdu. Elle revient sur Alba Ventura & ses propos sur Amandine Roy (« une médium ») & les brigittologues : « Il faut les exterminer », et le parquet est sourd [1]. C’est une incitation au meurtre, par une journaliste amie de madame. On nous instrumentalise tous, et cela vient de gens qui font des milliers de tweet, dépensent des millions pour se défendre, etc. C’est une procédure bâillon contre tous ceux qui s’expriment sur le sujet.
Le jeune collaborateur de Juan Branco prend la parole. Il n’a eu que quelques jours pour se préparer, mais C’est un Jean-Michel ! Des « gens qui ne sont rien » aux « cafards à exterminer », on a selon lui une clé de compréhension : le rire est notre soupape, sinon on ne s’en sort pas dans la conjoncture actuelle. La femme qu’il défend et le monsieur handicapé à 80 %, qui ne peut même pas se déplacer, n’ont jamais pensé pouvoir faire l’objet d’un procès ; ils n’ont aucun lien avec la victime. La dame n’a que 1500 followers, et des réactions à ses tweets infinitésimales. Son premier tweet : « La rumeur a été lancée par le clan lui-même », avec la photo de Brégançon, le mot « excellent » et un emoji. Second tweet : « Je me ferai vacciner quand Macron mettra Brigitte enceinte », phrase qu’on retrouve bien avant l’affaire. Cette plaisanterie ne concerne que son âge. Retweet d’une vidéo de Zoé Sagan, sans rapport. Zoé Sagan est-il radioactif ? Elle est AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap), et a peur de perdre son boulot. Elle a vu son nom cité sur BFM hier avec effroi, elle a peur que le rectorat mette fin à son contrat. Elle a été victime de harcèlement dans son enfance, sur son physique, et le fait de lui demander du fric pour financer une association contre le harcèlement est infâme. L’homme handicapé a publié 100 000 tweets (c’est sa principale occupation), on n’en retient que 5. Il parle de politique en général, un tweet sur l’âge de la liaison, pour commenter l’accusation contre Pavel Durov, de faciliter la pédophilie sur Telegram, et la republication de tweets de comptes bien plus populaires, alors que les personnes qui ont publié les tweets originaux ne sont pas là ! Exemple, un montage de Didier Maïsto. C’est une absurdité procédurale. Retweet de Marcel D. itou. On lui reproche d’avoir mis un simple lien vers un article de presse ! Sans le moindre commentaire ! Il réclame la relaxe, plus une aide juridictionnelle. C’est une parodie de procès ; vous n’en serez pas dupes (il s’adresse aux magistrats, mais les journalopes, eux, sont dupes, ou plutôt complices).
Mon ami Carlo Brusa vient clore les débats pour son client, un entrepreneur marié, père de famille, brave homme avec qui j’ai un peu bavardé et qui a toute ma sympathie (comme toutes les autres victimes de la vermine macroniste). Ce sont des Jean-Michel ! « Quand je suis arrivé en France, j’étais très attiré par la devise Liberté, Égalité, Fraternité », commence-t-il théâtralement, avec sa voix posée (on sent que lui a dû prendre des cours de diction). La justice doit prendre ses distances avec le pouvoir, et rendre la justice au nom du peuple, « faire le droit » sans se préoccuper du poids des parties. J’aime Antigone (il faut placer la citation littéraire !) Approche procédurale : la saisine du procureur de la république date du 27 août. Il y a des tweets qui ne sont pas identifiés à des personnes précises. La notion dans la plainte de « première fois depuis environ cinq ans » n’a rien qui concerne les prévenus, dont les tweets datent d’août 2024 à 2025 ! Le procureur demande de payer solitairement 15 000 € à Madame Macron pour le préjudice, or il n’y a aucun préjudice ! Le certificat médical est très vague. Ça ne sert à rien de relater des tweets, car le procureur est incapable d’établir un préjudice. « Quelque chose m’agace dans la partie civile : on ne fait que du collatéral ». Il rappelle l’irrecevabilité de la première plainte sur la vie privée (il travaillait sur le dossier avec Me Marian). Quand est paru Devenir Brigitte (qu’il brandit & déclare avoir lu à sa sortie, puis relu pour ce procès), il s’est mis sur le bord de la route, s’attendant à voir la puissance de feu de madame Macron frapper la pièce maîtresse (j’aurais dit avec un orechnik procédural), mais il n’a pas vu arriver une plainte en diffamation ! Il y a 12 800 tweets par seconde en France ; votre décision fera jurisprudence. Vive la séparation des pouvoirs & Montesquieu.
Selon l’usage, le mot de la fin est accordé aux différents prévenus, du moins ceux qui sont encore présents. Cinq ou six d’entre eux s’approchent de la barre, juste pour déclarer qu’ils n’ont rien à dire particulièrement. Certains disent la phrase, ironiquement sans doute, « J’ai confiance dans la justice de mon pays » (impossible de trouver qui en serait le premier auteur). Amandine Roy, très émue – comme votre serviteur en écrivant cette phrase – éclate en sanglots. Le délibéré est annoncé pour le lundi 5 janvier à 10h30. Le procès est clos à 22h17. Dernières interviews, embrassades, rires. Émotion.
Échos médiatiques du procès
Il est désormais – et c’est notre victoire – impossible de citer tous les articles & vidéos consacrés au pénis du Premier drame de France (je vous renvoie à mon fil Perruques jaunes). Ils sont légion, conformément au bon vieil effet Streisand. Xavier Poussard a bien expliqué au micro de Nicolas Stoquer le 28 octobre, que les macronescu avaient planifié ce procès comme l’épilogue de la chasse aux cafards brigittologiques, un baroud d’honneur, mais que cela ne s’est pas du tout passé comme prévu. Mike Borowski (C’est un Jean-Michel !) regrettait avec Nicolas Stoquer le 28 octobre à midi, l’absence des médias alternatifs. Certes, on est vaxinés sur l’attitude des plumitifs collaborationnistes, mais dans notre camp, il y a un grand ménage à faire. Sauf erreur, je n’ai toujours pas entendu le journal de TVL aborder le sujet, même aujourd’hui où 100 % des médias collabos le font. « Ligne droite », la matinale sioniste de Radio-Courtoisie, aborde du bout des lèvres le sujet avec Alexis Poulin, mais se ferait écorcher vive plutôt que d’inviter Xavier Poussard. Alors sur TVL on a quand même le « bistro liberté » qui reçoit Juan Branco, avec entre autres André Bercoff, qui au bout de 4 ans, brise enfin le plafond de verre de son attitude de faux-cul, et se brûle la langue en prononçant pour la première fois de sa vie le nom de Xavier Poussard. Et il s’avère que celui qui déclarait s’en battre les couilles, est au fait des détails du dossier ! Et il a consciencieusement fermé sa grande gueule de grenouille, ou plutôt de gargouille, pendant 4 années ! Je n’aime pas trop le style de cette émission, qui imite la forme de la télé de papa, avec son vedettariat, ses applaudissements frénétiques, etc. Bertrand Scholler interpelle Fabrice Di Vizio, qui prétend que l’affaire Brigitte « Ça va 5 minutes ». Ce n’est pas le seul, il y a aussi Vincent Raynouard & Laurent Guyénot, hélas !
La palme de la journaputerie (enfin, en-dessous d’Alba Ventura, qui est une crevure hors-concours, mais détrônant Europe 1 sur le fil) revient à Pascal Praud & sa meute de chihuahuas enragés. Myriam Palomba a isolé un moment de son émission (repris ci-dessus) où ce Savonarole (ramasseur de savonnettes de la macrono-rothschildie) voudrait « tout piquer », non pas à Bernard Arnault ni à Vincent Bolloré dont il est le caniche, mais à Poirson. Je vous conjure, si vous lisez cet article, de ne plus jamais donner de l’audience à ce collabo, pas plus qu’aux autres. Il faut boycotter toutes leurs chaînes. Dans la catégorie « Je suis partout », vous avez TF1, qui a engagé carrément un délateur de Constipacy Werhmacht pour repérer les délinquants de la pensée : « Brigitte Macron cyberharcelée : le gratin de la complosphère française rassemblé le temps d’un procès ». Ces collabos nous refont le coup du covid. Les brigittologues doivent subir le même sort que les suspendus sous la tyrannie coronazie. Mais ça ne se passera pas comme ça.
En revanche, excellent article, comme souvent, de Henri Dubost sur Riposte laïque : « Procès Macreux-Trognon : en France, on peut rire de tout, mais pas du zizi de Brizitte ». Excellent, puisque l’auteur n’est pas journaliste ! Riposte laïque a d’ailleurs publié en rafale d’autres tout aussi excellents articles. Le compte X Ivan Ellul résume bien la situation avec un tweet qui fait 280 000 vues. Off investigation est quasiment le seul média qui donne un son de cloche différent (« « Cyberharcèlement » : Brigitte Macron peine à convaincre »). J’allais oublier Résistance & Réinformation, qui fournit régulièrement d’excellents articles. François Asselineau s’est brièvement exprimé sur l’affaire le 29 octobre. J’ai dit mille fois que s’il faisait une émission avec Xavier Poussard, il ferait un million de vues…
Les psychopathes ont leur quart d’heure de célébrité. Je parierais qu’ils en jouissent, tant ils sont pervers. Ils rêvent d’un monde où seraient éliminés à la naissance tous les cisgenres, les hétérosexuels & en gros, les gens qui ne pensent pas comme « Constipacy Wehrmacht ».
Conclusion : quelle suite ?
Il est impossible de pronostiquer le verdict d’un procès. Mon impression, qui est aussi mon souhait, — ce qui constitue un conflit d’intérêts — est que ce sera soit une nullité, soit une relaxe générale. Me Marian, Mike Borowski & d’autres sont de cet avis. Sur GPTV, Me Marian précise qu’elle pense à une victoire en appel plutôt qu’en première instance. Son explication fait froid dans le dos : les juges de la 10e chambre sont plus jeunes, en début de carrière, et on n’a même pas besoin de leur dire qu’ils pourraient se voir muter à Pétaouchnock. Il arrive pourtant que des seconds couteaux se révèlent plus courageux que des sabres de cérémonie ; sait-on jamais ?
Ce procès est une parodie, un foutage de gueule, un abus de pouvoir, et les avocats l’ont fort bien expliqué. La plaignante est elle-même l’« instigatrice » d’une loi sur mesure pour condamner ceux qu’elle fait qualifier d’« instigateurs ». Toute cette farce n’est qu’inversion accusatoire. C’est Jean-Michel Trogneux alias « brigitte » le harceleur & l’instigateur ; ce sont eux qui ont volontairement remis sans cesse des pièces dans la machine & qui activent à longueur d’année la machine à pleurniche. D’autre part, philosophiquement dirais-je, ce serait une catastrophe morale qu’une loi créée soi-disant pour protéger les mineurs & les enfants, serve à protéger un individu qui aurait dû être condamné lourdement pour détournement de mineur par personne ayant autorité.
Mais il faut se méfier de la « justice » & de ses conflits d’intérêts. Certes, l’exemple du jugement de juin 2024 honteusement annulé par la cour d’appel, devrait inciter les juges à la prudence, pour éviter de se faire retoquer eux aussi. De nombreuses personnes ont été condamnées par le passé sous des prétextes aussi ténus que ceux qui ont été exposés lors de notre procès. Un mot de travers peut vous valoir une condamnation lourde & infamante pour « antisémitisme ». Michel-Ange Flori vient d’en faire à nouveau les frais, après Vincent Raynouard, Alain Soral, et Dieudonné, victime de l’acharnement personnel du nouveau ministre des sots. On se souvient aussi de l’ignoble Sandra Muller, pseudo-héroïne de #balancetonporc, égérie de la délation propre sur elle, qui avait été condamnée le 25 septembre 2019 pour diffamation à l’encontre d’Éric Brion ; jugement annulé en appel. Ce pauvre Brion a donc été condamné pour un seul & unique texto adressé à une femme qu’il avait vue lors d’une soirée arrosée, et qui lui avait donné son 06 ! C’est bien moins que ce qui est reproché à nos malheureux raflés du twittodrome divers.
Le véritable procès en creux à venir, c’est celui de la macrono-rothschildie & de ses plumitifs collabos. Pour paraphraser Alba Ventura, Louis Sarkozy & Pascal Collapraud, je dirai poétiquement que cette mafia & ses journaputes collaborationnistes sont de la « vermine », de la « gangrène », des « cafards » (ou « cloportes » qui sont dans les « rainures des parquets » de l’Élysée comme aurait précisé Bruno Renflement Brun). Il faut les « éradiquer », « s’en débarrasser » ; « Qu’ils crèvent tous ! » ; et nous allons « tout leur piquer ». Citation littéraire oblige ; ce n’est ni du Flaubert, ni du Zoé Sagan, ni du Bertrand Scholler ! Envoyons-leur un doigt d’honneur comme celui qu’ils nous adressent. Voici – à bon entendeur, salut ! – les derniers alexandrins de la chanson de Léo Ferré citée en introduction :
« Le sable des pavés n’a pas la mer à boire
Ça sent la marée calme dans les amphis troublés
Des portes de secours sont ouvertes là-bas
Il suffit de pousser un peu plus, rien qu’un geste ».
Lionel Labosse
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[1] En fait, le mot « exterminer » est absent de la logorrhée vomitive de cette collaborationniste. Les verbes utilisés sont « éradiquer », « s’en débarrasser », mais nous avons bien « cafards », « vermine », « gangrène ».
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