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Une étude au spectre (trop) pointu, pour les éducateurs.

Représentations des homosexualités dans le roman français pour la jeunesse, de Renaud Lagabrielle

L’Harmattan, coll. Logiques sociales, 2007, 318 p., 26,5 €.

samedi 13 septembre 2008, par Lionel Labosse

Voici l’adaptation et la réduction d’une thèse universitaire de Renaud Lagabrielle, qui « enseigne les littératures de langue française à l’Université de Vienne, en Autriche », comme annoncé en quatrième de couverture. Si l’ouvrage est agréable à lire, pas trop jargonnant et constitue une large anthologie de la vulgate gaie et lesbienne, son champ d’investigation est bien trop limité, et les pompeux pluriels mis en avant : « les homosexualités » ou « les littératures de langue française », révèlent en réalité des œillères limitant la portée de l’ouvrage à la stricte homosexualité masculine et féminine, et à la stricte littérature franco-gauloise soumise à la Loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, qui ne dépasse pas d’un seul centimètre des limites arbitraires sans doute justifiées dans le cadre universitaire, mais gênantes pour le lecteur lambda, notamment les « enseignant-e-s » dont l’auteur souhaite qu’ils se servent de son ouvrage comme d’un « outil pédagogique » (p. 31). Un outil pédagogique qu’il aurait fallu compléter et mettre à jour avant de le publier, pour reculer les bornes du corpus (2003), et surtout, sur un sujet si sensible, un outil auquel manque la confrontation avec le public scolaire, celle-là même qui informe mes critiques pour HomoEdu puis pour altersexualite.com depuis 2005.

Une fidèle vulgarisation de la vulgate homosexuelle

Il est inhabituel au début d’une thèse de préciser qu’il s’agit d’un « travail engagé » et de la dédier à « [s]on ami, amant et interlocuteur privilégié » (p. 11). Saluons donc cet aspect militant, qui nous vaut le meilleur intérêt de l’ouvrage, c’est-à-dire une anthologie consciencieuse de la vulgate gaie et lesbienne, à laquelle la sélection des ouvrages est utilement et pertinemment confrontée. C’est donc une thèse qui se situe à l’intersection de la littérature et des « études gaies ». J’ai beaucoup apprécié par exemple l’analyse de Je me marierai avec Anna, de Thierry Lenain & Mireille Vautier, qui assimile le renvoi de l’héroïne dans sa chambre à la mise au placard que subissent les homosexuels (cf. p. 76), et l’excellent parallèle entre Oh Boy ! et les théories de Judith Butler (pp. 175-177), où l’on découvre que Barthélémy pratique humour camp et « resignification » (p. 179) (ce que nous appelons dans ces colonnes de préférence « appropriation du stigmate »). Pourquoi, d’ailleurs, utiliser les apports théoriques étasuniens tout en excluant les romans traduits de l’américain ? La confrontation n’aurait-elle pas été intéressante ? D’un autre côté, l’auteur ne se démarque jamais d’une admiration de bon ton pour les penseurs reconnus de l’homosexualité, et se contente de reproduire les discours adoptés par le consensus mou qui règne en France. On trouvera en abondance des propos rebattus du type « le Pacs […] continue cependant de faire des homosexuel-le-s des « citoyen(ne)s de seconde zone » » (p. 23), en lieu et place d’une vraie enquête, qui aurait pu être menée auprès d’écrivains, éditeurs et enseignants sur l’impact du Pacs, qui justement a été fondamental dans la légitimation de l’entrée de cette thématique dans le vase clos de l’école. Cela aurait contredit la thèse admise sans discussion parce qu’une autorité du milieu l’a proférée et que tout le Marais s’est engouffré à sa suite sur cette autoroute de pensée…

Un champ réduit à trente ouvrages

Les ouvrages retenus sont « trente romans pour la jeunesse de langue française, publiés entre 1989 […] et novembre 2003 […] dans lesquels est abordée la « question » des homosexualités ». Voici une délimitation sans doute justifiée pour un ouvrage universitaire, mais fâcheuse pour un travail axé sur la problématique de la réception en littérature, surtout s’agissant de jeunes lecteurs qui ne font pas de distinctions si drastiques que : « Ne font donc pas partie du corpus les albums pour enfants ni l’unique bande dessinée [1] abordant les homosexualités. Les ouvrages documentaires consacrés aux homosexualités n’entrent pas non plus dans le corpus choisi [2], pas même (sic) que les romans étrangers traduits en français » et que « seuls les romans publiés par une maison d’édition jeunesse ou dans la collection jeunesse d’une maison d’édition « générale » ont été retenus » (p. 35). La sélection est encore plus pointilleuse et discriminante qu’annoncé, puisque même les ouvrages de langue française mais publiés au Canada ou en Belgique sont exclus ! On ne trouvera donc pas Le Secret, d’Anita Van Belle publié en 1991, ni Requiem Gai, de Vincent Lauzon (1998), ni même Zapinette chez les Belges, d’Albert Russo (2002). On ne trouvera pas Passer la nuit, d’Olivier Lebleu ni L’Année de l’orientation, de Lionel Labosse, destinés aux jeunes mais publiés en 2003 dans des collections autres que jeunesse. En revanche, on trouve dans la liste des 30 Les carnets de Lily B., de Véronique M. Le Normand, qui n’est quasiment jamais cité, et pour cause, la présence d’un personnage homo y est anecdotique. Plus amusant, si on trouve Escalier C, d’Elvire Murail, roman pour adultes de 1983 repris en collection jeunesse en 1994, on ne trouve pas J’apprends l’allemand, de Denis Lachaud, pourtant plus tourné vers la jeunesse, mais publié en collection adultes avant d’être repris par Actes Sud Junior en 2005… mais les enseignants militants n’avaient pas attendu cette date pour comprendre que c’est pour des raisons de censure qu’il n’avait pas été publié en jeunesse à l’époque ! Bref, des critères de sélection étonnants pour une thèse « engagée » dont l’auteur s’insurge contre « la censure qui pèse encore sur les publications destinées à la jeunesse » et vilipende la Loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse (p. 19).
Mieux encore, si l’on pourrait croire que le pluriel « les homosexualités » est un euphémisme permettant de faire passer la pilule LGBT auprès d’une directrice de thèse rétrograde, eh bien non, les ouvrages traitant de la question transgenre sont a priori exclus ! Certes il n’y en avait que deux ou trois parus à ma connaissance en 2003, mais cette absence méritait commentaire. Les trans ne font pas partie de la « diversité des êtres » évoquée p. 29. Pas de Ne m’appelez plus Julien, de Jimmy Sueur donc, pourtant paru en 2003. Heureusement, certains enseignants militants n’ont pas attendu la parution de cette thèse en 2007 pour rechercher ailleurs qu’en édition jeunesse les ouvrages censurés par cette petite mafia protégée par une loi pétainiste propre à la France ! Encore mieux, le champ notionnel de la composante « cultural studies » (p. 30) exclut totalement les mots et les notions de transgenre [3] et même de bisexualité !
L’auteur s’intéresse exclusivement aux « jeunes lecteurs et lectrices qui prennent conscience de leur homosexualité » ainsi qu’aux « lecteurs et lectrices qui se définissent comme hétérosexuel-le-s » (4e de couverture), et multiplie dans l’ouvrage les formules telles que « aux jeunes gais et aux jeunes lesbiennes » (p. 32). Bref, une conception pas le moins du monde altersexuelle de la question ! Ce qui est encore plus étonnant est que l’auteur, qui a pourtant réuni sur la question une bibliographie aussi riche que pointue, allant jusqu’à retrouver des articles parus dans la presse gaie dans les années 1990, ne cite que deux ou trois romans traduits, alors même qu’il consacre plus de la moitié de son espace aux ouvrages parus chez L’École des loisirs, qualifié en avant-propos de « formidable maison d’édition » dont « Jérôme Lambert, documentaliste » est chaleureusement remercié pour son « aide précieuse ». Or si L’École des loisirs est une « formidable maison d’édition », ce n’est certes pas pour avoir publié le petit roman de 100 pages de Jérôme Lambert (cité longuement à peu près une cinquantaine de fois, certaines parties étant entièrement consacrées à ce roman auréolé de tant de lauriers qu’on en rougit pour l’auteur et qu’on se demande s’il est possible qu’il n’ait reçu aucun prix littéraire), mais pour avoir osé en 1982 (juste après la dépénalisation de l’homosexualité) traduire Valérie et Chloé, de Déborah Hautzig, et en 1989, traduire La Nuit du concert, de M.E. Kerr, deux excellents romans qui ont été énormément diffusés, que j’ai fait lire (pour le second) dès mes premières années de carrière (en 1993), et qui ne sont pas mentionnés une seule fois dans l’ouvrage ni dans la bibliographie ! Les jeunes lecteurs ne font certes pas la différence entre des romans français et traduits. Est-il pertinent d’étudier l’impact de la parution de romans français sur un thème tabou — l’homosexualité — en mettant totalement de côté les romans étrangers parus (et vraiment disponibles sur le marché) ? Cela aboutit à des formulations pour le moins discutables, comme « Tout contre Léo, de Christophe Honoré est le premier roman pour la jeunesse à avoir abordé ce sujet, dès 1996 » (p. 219). La Nuit du concert, de M.E. Kerr était paru en langue originale en 1986, traduit en 1989 ! Signalons enfin quelques oublis, Une princesse à Versailles, d’Anne-Sophie Silvestre et Jeu mortel, de Moka par exemple, pourtant parus en 2003 et réglementairement estampillés « loi de 1949 ». Mais c’est vrai que j’ai eu la chance pour ma part de travailler avec des documentalistes compétents. Du côté altersexualite.com, nous avions semble-t-il raté un seul des 30 ouvrages [4]

Une étude sérieuse, mais des partis-pris

Mis à part le champ trop réduit qui, surtout en 2008, limite l’intérêt de l’ouvrage, celui-ci est loin d’être sans qualités. La langue utilisée est fort claire, et l’auteur ne jargonne qu’un minimum, fait à souligner pour un ouvrage issu d’une thèse universitaire. On ne peut qu’acquiescer à ce genre de point de vue : « il serait tout à fait souhaitable d’amener les enfants, et ce dès leur plus jeune âge, à découvrir et à reconnaître la diversité des êtres » (p. 29), et l’essentiel du propos abonde dans le sens des travaux de notre Collectif HomoEdu, notamment des articles publiés depuis octobre 2005 dans la présente rubrique Littérature jeunesse. L’ouvrage se divise en quatre chapitres : « Réflexions narratologiques et entrées dans les romans » ; « De l’ombre à la lumière. Les romans de la subjectivation » ; « Homosexualités, suicide et sida » et « Homoparentalités ».
Le premier chapitre montre l’importance idéologique de l’apparition de narrateurs homosexuels, ou de narrateurs empathiques, lesquels guident le regard du lecteur adolescent. Le second poursuit la réflexion sur la mise en lumière de personnages jusqu’alors absents de la littérature jeunesse. Analyses intéressantes, même si certaines réflexions sentent le politiquement correct, comme lorsque l’auteur remarque, à propos de Oh boy !, de Marie-Aude Murail, que « le grand nombre de descriptions connotées négativement laisse quelque peu sceptique quant aux stratégies de l’instance narrative, qui semble enfermée dans des schémas encore rigides » (p. 90 ; cf. aussi p. 174 ; cependant l’auteur finit par montrer que le héros de ce roman est un « gender blender », notion empruntée à Marie-Hélène Bourcier), ou quand il statue que telle remarque de la narratrice faisant « un lien évident entre le sida de Ferdinand et son homosexualité […] ne devrait pas avoir de place dans un roman destiné à la jeunesse » (p. 223, à propos de Comme la lune, de Daniel Meynard) [5]. Autant dire que l’auteur préfère le pathos, la dénonciation de l’« hétérosexisme », de l’« hétéronorme », de l’« ordre oppressif » (jargon omniprésent), à l’humour [6]. Les habitués de notre site savent que nous défendons le point de vue opposé, d’où l’intérêt de lire cet ouvrage pour comparer nos subjectivités et se faire la sienne ! À part quelques piques sur Marie-Aude Murail ou tel ou tel auteur ne donnant pas une image lisse et militante de l’homo, l’auteur ne formule guère de critiques négatives sur les romans de son champ. Il se contente de ne presque pas les citer, mais multiplie les appréciations affectives sur ses préférés, telles que « La beauté de l’histoire d’amour retracée ici » (à propos de Macaron Citron, de Claire Mazard, p. 162).

La partie consacrée au sida est sans surprises, mais sent parfois ses autoroutes de pensées : « à une époque où, je l’ai dit, force est de constater un relaps » (p. 259). Voir mon analyse de ce genre de déclarations faciles, à propos de VIH-Sida : la vie en danger, d’Aggée Célestin Lomo Myazhiom. Il est particulièrement regrettable, pour cette partie, que l’auteur d’une part ait exclu les livres traduits parus en même temps ou avant, souvent chez les mêmes éditeurs, ce qui aurait mis en évidence le décalage, mais qu’il ait d’autre part exclu les romans parlant du sida en évinçant la thématique homosexuelle, ce qui aurait relativisé sa critique de Comme la lune, de Daniel Meynard (cf. mon analyse de Lettres à qui vous savez, d’Hervé Debry). [7]

Homoparentalité et Pacs : deux sujets si peu abordés !

Dans la dernière partie l’auteur regrette que « deux romans seulement, Oh, boy ! et Macaron citron, évoquent le Pacs, sans pour autant développer le sujet », idem pour « la parentalité homosexuelle » (Je ne suis pas une fille à papa, de Christophe Honoré et Le Bouc émissaire (l’Instit), de Gudule), puis il cite un article de Têtu en 2004 dans lequel les éditeurs interrogés « se disent pourtant tous prêts à publier un récit pour la jeunesse abordant l’homoparentalité », à l’exception de « la directrice d’Actes Sud Junior, Madeleine Thoby », mais remarquent que « les manuscrits feraient défaut » (p. 264). Il y a pourtant un livre paru en 2003 qui traite abondamment des deux sujets, c’est le roman de votre serviteur. J’ai raconté dans mon essai Altersexualité, Éducation & Censure comment ce livre, non pas en 2004 mais en 2000, a failli être accepté chez Actes Sud junior, (où justement Madeleine Thoby l’a refusé malgré un rapport de lecture positif, comme chez Gallimard jeunesse et Grasset adultes, etc.) et comment j’ai décidé, par militantisme, de le publier en 2003 chez un éditeur libre et non soumis à la Loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, ce qui lui vaut d’être évincé de cet ouvrage — je cite — « engagé » ! Je mentionne ce cas parce que je le connais intimement, et pour cause, mais on peut en dire autant, sans doute, des romans signalés plus haut, publiés à droite et à gauche, et dont il est dommage qu’ils aient été écartés de cette étude.
Pour terminer cette parenthèse d’aigreur personnelle, signalons pour la bonne bouche que mon nom est absent du livre et de la bibliographie. Pour les lecteurs innocents qui tomberaient sur ces lignes, il faut savoir qu’il y a des choses qui ne se font pas dans l’intelligayntsia du Marais. J’ignorais, lorsque j’ai publié ma critique du roman de Jérôme Lambert que cet auteur occupât aussi un poste influent chez cet éditeur incontournable. Ma pauvre critique ressortit donc au crime imprescriptible, un peu — mutatis mutandis — comme quand, en littérature adulte, le critique Pierre Jourde osa égratigner la statue de Philippe Sollers (dans La Littérature sans estomac). Je la paie depuis trois ans non pas de critiques négatives de mes ouvrages, mais d’une négation de leur existence, et tout ce qui s’ensuit [8].
Pour en revenir au sujet, les propos tenus sur l’homoparentalité sont plutôt modérés. L’auteur n’est cependant pas sensible à l’éviction dont est victime le père (ou plus rarement la mère) dans de nombreux ouvrages, dont un des deux qu’il a étudiés : Je ne suis pas une fille à papa, de Christophe Honoré. Oh, boy ! est à nouveau taxé d’apparaître « sous une lumière d’homophobie libérale, bien regrettable » (p. 277). Il s’agit de protester contre le fait que le héros n’obtient pas la garde entière des enfants à cause de ses « fréquents changements de partenaires sexuels ». Or c’est pourtant lui qui ne souhaitait pas garder ces enfants, et il ne s’agit là que d’un personnage inventé par Marie-Aude Murail, qui est précisément intéressant parce que jamais au grand jamais il n’avait imaginé qu’il aurait à élever des enfants ! On dirait que pour notre thésard militant, tout homo qui ne ressemble pas au garçon vindicatif, blasé et fulminant contre l’« hétéronormativité » à la façon des héros de Jérôme Lambert et de Cédric Érard, n’est pas digne de représenter des « homosexualités » décidément bien singulières, dans les romans pour les jeunes…

Lionel Labosse


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[1Il en existait d’autres : voir la rubrique Bandes dessinées.

[2Ceux-ci sont pourtant mentionnés et parfois cités.

[3Alors même que Renaud Lagabrielle ne cesse d’évoquer la théorie queer « qui vise à déconstruire, dénaturaliser et déstabiliser les articulations normatives et pensées comme monolithiques entre les différentes assignations et les différentes identifications identitaires » (p. 171) (ouf !), ou de dénoncer « les carcans biologisants » (p. 172), ce qui devrait le pousser à passer la frontière des « homosexualités » !

[4Il s’agit de J’envie ceux qui sont dans ton cœur, de Marie Desplechin. 13 des 30 ouvrages retenus sont parus à L’École des Loisirs ; je ne recopie pas la liste, car vous les avez en gros dans notre sélection, en ne prenant que les éditeurs jeunesse français connus de livres publiés jusqu’à 2003. 18 ont été distingués par un « Isidor », selon des critères d’élection différents de ceux de Renaud Lagabrielle.

[5On fera le rapprochement avec la récente affaire Siné : qu’on se le dise, en France, tous les juifs sont pauvres, les noirs ont des sexes minuscules, et tous les homosexuels sont séronégatifs !

[6On peut lire par exemple, à propos de L’Amour en chaussettes, de Gudule : « appellation [le héros appelle son copain « mon mari »] qui mime le statut sacro-saint de l’institution du mariage et peut ainsi se lire comme une critique de son caractère hétéronormatif ». Tiens, le Pacs ne serait donc pas tant méprisable, alors ?

[7De même il est dommage qu’il n’ait pas inclus des romans comme Sans enthousiasme, de Florence Seyvos, pour étudier la timide arrivée du thème des « homosexualités » chez certains éditeurs, dans des romans allusifs.

[8Voir un exemple de discrimination éditoriale sur un site « communautaire » pourtant véhément dans la lutte contre d’autres discriminations. La normopathie a de beaux jours devant elle.