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Le contrôle de l’information par certains commissaires politiques de Wikipédia

Alias Coccyxgrue et les bignoles de l’info

Point de départ des contributions de Coccyxgrue pour France-Soir

samedi 3 avril 2021, par Lionel Labosse

Je reprends ici le 1er long article de mon ami « Coccyxgrue » publié sur France-Soir en trois épisodes à partir du 6 décembre 2020, puis repris en un seul article. Partie 1, Partie 2, Partie 3.
Témoignage de Coccyxgrue, contributeur anonyme. Comment Wikipédia devient subrepticement une version propre sur elle de la surveillance générale à la chinoise en transformant ses articles d’actualité en « fiches W » des individus ou des œuvres « conspirationnistes ».
[ndlr : Le feuilleton de l’aventure récente d’un contributeur anonyme sur Wikipedia qui révèle son expérience personnelle, les batailles d’édition qu’il a dû mener ces dernières semaines. De quoi sérieusement poser des questions sur ce qu’est devenu ce projet d’encyclopédie collaborative.] L’article est centré sur la précipitation avec laquelle les commissaires politiques de la wikisphère ont relayé l’oukase de l’État mondial visant à dissuader le mouton moyen de visionner le film « complotiste » Hold-up. Si ce n’est pas encore fait, visionnez la version 2 du film Hold-Up sortie le 15 février. Cela vous évitera peut-être ce qui risque d’arriver aux moutruches, car comme le dit André Bercoff, lorsqu’on a la tête dans le sable, on présente une autre partie de notre anatomie.

Contributeur de confiance

Depuis 2012, j’ai été contributeur Wikipédia sous le pseudonyme « Coccyxgrue ». Je l’avais été auparavant depuis 2008 sous d’autres pseudonymes. À l’époque où certains collègues enseignants disaient aux élèves (et certains le disent encore, malheureusement) : « il y a des erreurs sur Wikipédia ; regardez dans des vraies encyclopédies », j’étais au contraire fasciné par ce travail collaboratif, cette mine de connaissances, ce tumulus de pierres entassées une à une par des tâcherons anonymes, et qui devenait sous nos yeux une montagne, avec des erreurs certes, mais qu’un esprit objectif savait relativiser, parce que la connaissance n’est qu’une suite d’erreurs indéfiniment rectifiées. En 2008 j’avais aussi pendant quelques mois animé un atelier avec quelques élèves du lycée où je travaillais, et nous avions créé des articles sur Wiktionnaire, par exemple l’article « unijambiste », ce qui prouve que le projet Wiktionnaire était balbutiant à l’époque, pour n’avoir pas encore d’entrée sur un mot aussi courant. Depuis je suis devenu un contributeur assez productif sur Wiktionnaire, un peu moins sur Wikipédia, avec le même compte Coccyxgrue. Je ne sais plus pourquoi j’avais choisi ce pseudonyme. L’une de mes premières contributions avait été sur le mot « coquecigrue » ; j’avais ajouté une citation de Mme de Sévigné, qui est toujours dans l’article. Sur Wikipédia, l’une de mes premières contributions fut sur « Akiaki », où j’avais introduit une citation de Diderot, contribution qui depuis a été bien développée. Donc je contribue surtout en ajoutant de belles citations issues de mes nombreuses lectures d’enseignant curieux de tout, et parfois je crée des articles, sur des mots désormais plus rares que « unijambiste ». Cela m’a valu d’avoir été promu « utilisateur de confiance » sur Wiktionnaire en juillet 2017. Cela signifiait que mes articles n’étaient plus revus par les « patrouilleurs », parce qu’on avait constaté à la longue que je n’étais pas un vandale. Tout allait bien dans le meilleur des mondes, et j’ai été pendant 12 ans, dont huit sous l’avatar Coccyxgrue, un bon petit maçon qui apportait sa petite pierre à cette cathédrale édifiée par des anonymes. Or voilà que comme Senghor je dois jeter la bombe de cet article sur la maison que j’ai contribué à édifier :
« Ah ! ne suis-je pas assez divisé ? Et pourquoi cette bombe
Dans le jardin si patiemment gagné sur les épines de la brousse ?
Pourquoi cette bombe sur la maison édifiée pierre à pierre ? » (« Poème liminaire », Hosties noires). Ce qui suit ne concerne qu’une partie infime de Wikipédia, et je ne jette pas la pierre sur toute la partie émergée qui reste extraordinaire et à laquelle j’aurais sans cette affaire, toujours envie de contribuer, celle qui concerne les notions objectives, les hommes, les choses et les œuvres éternelles et celles qui relèvent du passé. Mais je refuse de participer si le politiquement correct à l’œuvre aujourd’hui, encouragé par des Georges Soros et consorts qui financent en partie Wikipédia, participent au déboulonnage des statues selon la nouvelle mode.

Première alerte : Coccyxgrue suspect de raoultisme
Une première alerte bénigne intervint en juin 2020, après que j’eus créé sur Wiktionnaire les articles « raoultiste », « raoultisme », puis à la lecture de Épidémies. Vrais dangers et fausses alertes de Didier Raoult, j’avais créé « pharmacosurveillance », et introduit une quinzaine de citations de cet excellent livre dans des articles existants. C’est une contribution habituelle quand un livre me plaît, et je vais bien au-delà si le livre fait 500 pages et qu’il emploie un vocabulaire rare. Le 30 juin, je reçus des messages de deux contributeurs (toujours lisibles sur ma page) : « Bonjour, je pense que cette personne est trop clivante pour être citée sur des mots anodins comme grippal, babouin, technologie, imprévisible, etc. Merci de trouver des attestions plus consensuelles pour le vocabulaire qui n’appartient pas à sa spécialité », et « Bonjour, les personnes adeptes des polémiques, le font souvent pour vendre des livres. Donc on va surtout rechercher des citations qui illustre (sic) le mot et qui aide (sic) à le comprendre et le réemployer par la suite. Le problème ici c’est que la personnalité publique de Mr Raoult n’est pas neutre. Le taux de lecture d’un livre n’est pas un critère pour ajouter les citations. » Ce contributeur antiraoultiste fâché avec l’orthographe se permettait donc, à moi qui étais contributeur de confiance, de me donner une leçon de débutant, sans donner aucune raison sérieuse sauf son antiraoultisme primaire qui transpirait sous chaque mot. Prétendre que « grippal » « n’appartient pas à [l]a spécialité » d’une star mondiale de la microbiologie, c’est quand même fort de café à l’heure où la presse de caniveau demande leur avis sur l’hydroxychloroquine à des Thierry Lhermitte. Cela m’a étonné, mais finalement, personne n’a enlevé aucune des citations que j’avais mises, et l’affaire a été close. Je trouvais quand même révélateurs les qualificatifs de « clivant », « consensuel » « pas neutre ». Cela me faisait penser à la punchline désormais célèbre de Raoult : « Le consensus, c’est Pétain ». Et puis l’expression « pas neutre » me fait tiquer, car je l’ai entendue de plus en plus souvent, y compris dans la bouche d’amis ou de collègues atteints par cette nouvelle rhinocérite depuis le début de l’épidémie qui rend fou. Si je leur parle de Didier Raoult ou de Michel Onfray [1], ils me renvoient du tac-au-tac l’url d’un article d’autoproclamés « décodeurs », ces escadrons de la vérité, nouveaux corbeaux de la Toile, prouvant que « il est pas clair, ton Raoult », « Dis donc t’as vu Onfray, il est pas très clean ». Alors j’ai compris que de la petite pierre apportée à l’édifice, on arrivait à la petite pierre jetée sur l’hérétique, l’adultère de la doxa, le traître du consensus ; et du tumulus, nous sommes passés à la lapidation.
Je poursuis donc ma collaboration wiki, et en octobre j’introduis neuf citations du nouveau livre du « charlatan », dans les articles « compliance » ou « audimat », cette fois sans aucun rappel à l’ordre. Je ne m’intéresse pas de près aux articles de Wikipédia, même si je crois comprendre que la tendance est plutôt à la pensée grégaire, doxa Télérama de salles des profs.

Lynchage de Hold-Up par la meute de la bienpensosphère relayée par Wikipédia.

Et voilà que sort le film Hold-Up. La saga de l’article de Wikipédia sur ce film que je vais résumer ici, pourrait dans le détail constituer une nouvelle idée de documentaire que je suggère à Pierre Barnérias, pour compenser le manque à gagner engendré par le retrait de son film de la plate-forme Vimeo, conséquence immédiate du lynchage express par la meute confédérée de la macronie, de la presse d’État, de Wikipédia et de la médecine de plateaux-télés familière des croisières Pfizer-Gilead, bref la « majorité compacte » selon le mot d’Ibsen. Il ne faut pas oublier que grâce à Wikipédia et autres chiens de garde de la Vérité, Pierre Barnérias à l’instar des travailleurs d’un secteur sinistré par les mesures délirantes du gouvernement, et à l’instar de l’Église catholique privée du revenu de la quête, a aussi été privé du revenu de son travail, ce qui peut fournir matière à une action en justice, comme l’a expliqué son avocat Me Carlo Brusa. J’achète le film dès le premier jour, le 11 novembre, je le visionne le soir, et le lendemain je guette Wikipédia pour en savoir plus. L’article est créé sous mes yeux le 12 novembre à 11h28. Moins d’une heure après, à 12h22 précisément, « Marc Mongenet » (pour une fois un contributeur qui a au moins le courage de ne pas se réfugier derrière l’anonymat, à moins que ce soit un pseudonyme) ajoute dès la première ligne de l’article, le mot « conspirationniste », dans une version archivée que l’on peut consulter.

Cette contribution de Marc Mougenet : « Hold-Up est un film documentaire conspirationniste français sorti en novembre 2020 » demeure plus ou moins l’accroche de l’article dans la version que l’on peut lire à l’heure où nous mettons sous presse (remarque valable pour tout le présent article). Puis certains contributeurs (parmi d’autres plus objectifs, bien sûr) ajoutent leur petite pierre pour lapider non seulement le réalisateur, mais aussi chacun des intervenants qui se voit décoré d’une étoile jaune de « soutien de l’extrême droite italienne » pour Carlo Brusa, « extrême droite » pour plusieurs intervenants, dont la généticienne Alexandra Henrion-Caude qui se voit aussi gratifiée du crachat « proche des milieux catholiques », qui est effectivement quelque chose de « pas glop » dans la wikisphère à l’heure où l’on égorge des catholiques et où le Macronistan a voulu interdire à plus de 30 personnes de se réunir dans ces lieux hautement dangereux que sont les cathédrales. Étonnamment, Michel Rosenzweig n’est pas qualifié de « proche des milieux juifs », bien qu’il soit intervenu à deux reprises dans Tribune juive pour défendre ce documentaire auquel il a participé. Jean-Dominique Michel se fait épingler la rosette « « expert autoproclamé » aux prises de positions complotistes ». Luc Montagnier peut ajouter sur son CV la médaille « complotiste » agrafée par un courageux autant qu’anonyme contributeur teckel jouissant de pisser sa giclée sur la cheville d’un prix Nobel. Laurent Toubiana se voit attribuer la médaille « chef de file des « rassuristes » ». Ah ! ma bonne dame, ça fait frémir, on laisse donc s’exprimer jusque dans nos chaumières d’horribles « rassuristes ». C’est « l’armée du crime » dénoncée par l’Affiche rouge, et l’on voit sur les médias bien-pensants des images d’archives de ces « conspirationnistes », « noirs de barbe et de nuit, hirsutes, menaçants », comme le charlatan Raoult avec sa bague et sa barbe démoniaques qui font frémir les chaisières complotophobes de la bienpensosphère. Quant à l’ignoble Christian Perronne, dont le faciès simiesque fait frémir les résidents des Ehpad quand ils sirotent leur Rivotril, le voici fiché W sous l’auréole de « professeur de médecine, adepte des « théories alternatives », faisant l’objet de poursuites par l’ordre des médecins pour ses déclarations polémiques sur l’épidémie ». Pourquoi ne pas ajouter pendant qu’on y est : « achetant son pain chez un boulanger dont le fils est fiché S, saluant chaque matin sa concierge dont il sait pourtant pertinemment que cette salope a voté Marine Le Pen » ? On se demande comment un tel individu socialement nuisible n’est pas encore pourvu d’un bracelet électronique ! Voilà le niveau où croupit en 2020 le débat dans la France des Droits de l’homme. En revanche, dans la liste des personnes seulement mentionnées dans le film, qui figure plus bas dans l’article, je lis « Tedros Adhanom Ghebreyesus : directeur général de l’OMS », mais j’ai beau chercher, je ne trouve pas « ayant apporté son soutien au dictateur Robert Mugabe ».

Stratégie provocatrice : raoultisme caractérisé aggravé de complotophilie.
Alors c’est là que j’ai basculé dans le délit caractérisé de raoultisme aggravé de complotophilie. J’ai osé intervenir dans cet article Hold-Up. D’abord, outré par ces étoiles jaunes, j’ai ajouté des épithètes positives (qui sont plus ou moins restées dans la version actuelle), rappelant que Douste-Blazy est aussi cardiologue et professeur de médecine en épidémiologie (ce qui a du sens quand il soutient l’hydroxychloroquine que l’on attaquait pour de prétendus risques cardiaques). Bizarrement quelqu’un a depuis mon intervention, remplacé « épidémiologie » par « immunologie », alors que la page wiki de Douste-Blazy contient bien « épidémiologie ». J’avais aussi précisé que Violaine Guérin et Martine Wonner étaient fondatrices du collectif Laissons les médecins prescrire, et c’est demeuré dans l’article. Puis j’ai ajouté le verbatim de la déclaration pro-hydroxychloroquine de Douste-Blazy, que j’avais notée mot à mot en visionnant la version intégrale. Comme il s’était désolidarisé du film, je trouvais que cela pouvait être intéressant de lire ce qu’il avait dit de non-conspirationniste et qui a peut-être été retiré de la version actuelle écourtée à sa demande. Voici la vulgate Douste-Blazyenne : « Et en fait lorsque vous faites une étude, vous confiez vos données à une boîte statistique qui fait des statistiques. Eh bien cette boîte était fake, était fausse, n’existait pas. Eh donc c’était… Alors la question est j’espère qu’on le trouvera et j’espère que la justice américaine ira jusqu’au bout. Qui, qui a payé cette étude ? Qui est derrière ? C’est un scandale monstrueux. » […] « Le Lancet quand même c’est terrible, parce que le Lancet c’est la veille du week-end de l’Ascension, donc ce n’est pas pour rien que c’est fait comme ça. Tous les rédacteurs en chefs ne sont pas là le week-end, donc en général c’est des gens qui sont remplacés. Donc c’est extrêmement important de comprendre pourquoi ça a été fait comme ça. Il vous faut quand même facilement 48 h pour vous apercevoir que c’est un fake. Mais dans 48 h, c’est plus du tout le sujet, plus personne n’est intéressé par le Lancet ».
Vous pouvez constater que vraiment notre ami Douste-Blazy est le seul intervenant à ne pas pouvoir être taxé de conspirationnisme. Le créateur de l’article, un certain « OG2024 » a immédiatement retiré cette citation avec le commentaire sympathique : « c’est fabuleux mais non ». Pas satisfait de cet argument laconique, je l’ai remise, et elle a été à nouveau supprimée. La moutarde m’est un peu montée au nez, et comme juste à ce moment-là, un certain « Juste Juju » proposait (nous étions le surlendemain de la sortie du film) la suppression pure et simple de l’article, avec le commentaire : « Buzz médiatique passager. Rien ne montre qu’on continuera de parler de ce « documentaire » les mois prochain… » (sic). Le consensus a vite conclu à la conservation, mais avec des arguments systématiquement du style « il faut démasquer ces ignobles complotistes », à l’exception de mon propre vote publié le 13 novembre 2020 à 21:24 : « Ce film est sorti un mercredi, jour national de sortie des films. Les cinémas étant fermés, il est sorti sur une plate-forme, mais c’est un film qui est sorti. Je manque d’information : est-ce que Wikipédia publie des articles sur 100 % des films qui sortent en temps normal, ou y a-t-il un bureau qui décide de ceux qui n’ont pas droit à un article ? Je trouve étonnante la précipitation à vouloir non seulement qualifier le film de complotiste sans jugement équitable et contradictoire, mais en plus le supprimer sur les réseaux sociaux, et cerise sur le gâteau, éliminer dans l’urgence toute trace de son existence. En tant que contributeur wikipédia, cela me choque, mais cela me rassure qu’une écrasante majorité soit favorable au maintien de l’article. »
Après la suppression de ma contribution, j’ai décidé de faire à mon tour le ménage dans l’article, en arrachant l’étoile jaune « conspirationniste » de l’accroche de l’article, et en supprimant de la présentation des intervenants toutes les affirmations calomniatrices, avec le commentaire suivant : « Pas de procès stalinien. Les critiques des intervenants doivent figurer dans le développement de l’article, pas dans la présentation qui doit rester neutre. Il n’y a pas de « documentaire complotiste », il y a un documentaire qui est considéré par tel ou tel comme complotiste. Merci de garder raison. » À partir de cela, la furie des commissaires politiques de la wikisphère s’est déchainée. Je vais essayer de ne pas être trop long dans cette relation, mais il me faut entrer dans les détails pour dénoncer un fonctionnement totalitaire qui se drape dans une prétendue objectivité encyclopédique.
Comme il fallait s’y attendre, un contributeur a supprimé la suppression de ma suppression. Je me suis dit que puisqu’il y avait des rondes de vigiles terroristes sur cet article (n’est-ce pas ainsi qu’il convient de nommer les « anti-rassuristes » ?), j’allais voir ce qu’il en était des autres articles sensibles, ce que je n’avais jamais fait depuis le début de la crise, même si j’avais bien cru voir en passant que la tendance normopathe anti-raoultiste avait pris le dessus. Dans l’article « Remdesivir », j’ai été stupéfait que la position de Didier Raoult n’était même pas mentionnée, alors qu’elle date au moins du mois de juillet. J’ai donc ajouté le 21 novembre à 22h07 une mention de la plainte contre Dominique Martin, avec référence prise au hasard dans la presse, sur caducee.net, qui à ma connaissance n’est pas fiché W. Le nommé « Durifon » a supprimé cette contribution le lendemain à 11h04 avec comme commentaire : « Ce POV pushing pro raoult commence à être un peu fatiguant… » (sic). Je l’ai remise, il l’a resupprimée, alors j’ai entamé une discussion sur la page de cet utilisateur :
« Bonjour Durifon. Vous avez supprimé deux fois ma contribution sur ce mot, en décrétant que cela était "fatiguant" (je vous cite), puis que cela n’était pas "pertinent". Je vous prie de préciser de quelle autorité vous avez décidé de cela ? Il y a une action en justice, ce médicament, prôné il y a peu par les autorités sanitaires, est désormais déconseillé par l’OMS, il en a été commandé entretemps pour une somme énorme par l’Union européenne, et vous décrétez que d’informer sur une plainte en justice référencée par de nombreux articles de presse, n’est "pas pertinent". Je note d’ailleurs que c’est votre première intervention sur l’article, et que le mot "Raoult" est bizarrement absent de l’article vu votre suppression, alors en quoi est-ce "fatiguant" puisque cela n’avait pas encore été introduit dans l’article ? Merci de me répondre.
– C’est vos différentes modifications, très évidemment orientées, sur l’article sur le "documentaire" Hold Up, et maintenant sur cet article, qui sont fatigantes. Cette plainte n’a pas fait l’objet de mentions notables dans des sources secondaires de qualité, en application de WP:PROP, il convient de ne pas la mentionner ici…
– Une recherche sur Google avec "remdesivir raoult" donne 141 000 résultats. J’avais choisi un article à peu près au hasard pour ma modification. En voici un autre, parmi d’innombrables, du Parisien mais c’est sans doute aussi "orienté". Je m’interroge sur la partialité, sur le manque d’objectivité de nombreux contributeurs de Wikipédia. Il s’agit là d’un fait avéré, mentionné par de nombreux articles de presse, et en aucun cas de presse "complotiste". Pourquoi avez-vous décidé de le censurer ? C’est vraiment très étrange. Cordialement.
– Je constate avec plaisir que vous avez mis fin à vos interventions sur cet article Remdesivir, et que désormais l’information que j’avais mise et que vous aviez censurée à deux reprises, est lisible dans l’article. Je confirme donc que je trouvais vos interventions "très étranges". Cordialement.
– Mais oui, comme indiqué sur ma page utilisateur, je fais partie du Grand Complot.
– Vous avez à nouveau censuré des informations importantes sur les plaintes en cours et sur la démission de Dominique Martin. Êtes-vous un des contributeurs de Wikipédia qui sont rétribués par l’industrie pharmaceutique, comme l’explique Rue 89 ?
– Oui, tout à fait. »

« Durifon », a répondu par l’ironie, façon Martin Blachier, le prétendu « médecin » dont la start-up touche un pognon de dingue de Gilead, pris la main dans le sac par Rémy de Lettres it-Be. Blachier prétend que ce serait justifier ses détracteurs que de montrer son diplôme de médecin, mais en même temps il modifie sa page de présentation en anglais sur le site de sa start-up et retire la mention « medical doctor »… Mais les journalistes l’invitent toujours, et il n’y a que les « sources secondaires de moindre qualité » qui font le boulot de vérification pour les experts pensionnés par Gilead, alors que chaque virgule qui sort de la bouche de Didier Raoult est épouillée jusqu’au sang !
L’utilisateur « Barbanegre » réintroduira finalement mes informations raoultistes, qui figurent donc toujours dans la version actuelle, avec plusieurs articles en note. Aucune excuse de « Durifon ». Impressionné par un « debriefing » du sénateur Alain Houpert par Xavier Azalbert sur France-Soir, je décide de le ficher W à ma façon : « Lors de la crise de la Covid-19 en 2020, il prend fréquemment la parole au Sénat et dans les médias pour défendre la liberté de prescription de l’hydroxychloroquine et pour protester contre la dictature sanitaire et la censure dans les médias d’État, qu’il qualifie d’« ORTF ». Inutile de dire que « Durifon » se précipite pour supprimer cette mention. Je croyais pourtant que cela lui ferait plaisir, et qu’il pourrait au contraire ajouter à la fiche W de ce sénateur les petits cacas croquants dont il ou elle semble friand : « d’extrême droite », « rassuriste » ou « complotiste ». Pour information, le même « Barbanegre », a fini par réintégrer cette information, en conservant la formulation (en date du 29 novembre), en attendant que lui (ou elle) aussi fasse l’objet d’un procès en raoultisme.
Le 28 novembre j’ajoute à l’article « Remdesivir » l’annonce de la « démission de Dominique Martin liée au scandale du Remdesivir » : « Après la démission de Dominique Martin de l’ANSM le 25 novembre 2020, le blogueur Patrice Gibertie estime que "Le directeur de l’ANSM, Dominique Martin sera dans l’affaire le fusible idéal permettant de protéger le reste de la macronie sanitaire" », et je l’ajoute aussi à l’article « Didier Raoult », dans lequel ç’aura été mon unique contribution, avec le commentaire : « démission de Dominique Martin contre qui le Pr Raoult a porté plainte. Cette information sera sans doute censurée par les commissaires politiques de Wikipédia »
Alors là, mon humour zolien n’a pas du tout plu. « Durifon » a censuré derechef avec ce commentaire : « J’ai à nouveau "censuré" la démission de Dominique Martin, car j’ai eu beau chercher une source fiable liant la plainte de Raoult à cette démission, je n’en ai pas trouvé (on trouve sur le net un article du site complotiste france soir, c’est tout). Donc, poubelle. » (28 novembre 2020 à 11:13). Sur l’article « Raoult », un autre contributeur a supprimé l’info avec ce commentaire : « les motifs de sa démission ne se sourcent pas par un blog d’un quasi-anonyme ».
Je retourne sur la page de discussion :
– Vous êtes "fatigués", sans doute. Vous avez beau vous agiter, vous ne pourrez pas éviter que la démission de Martin en amène d’autres. Avez-vous des liens d’intérêt avec les Yazdanpanah et autres qui sont concernés par le scandale du Remdesivir que vous vous employez de toutes vos forces à étouffer ? Le fait que les médias de masse qui comme Wikipédia, ont craché depuis le début de ce scandale sanitaire sur Raoult, Douste-Blazy, Perronne et cie, ne relaient pas encore l’information de la démission de Martin n’est que le signe de leur grande gêne, comme la vôtre, à reconnaître qu’ils se sont trompés, que vous vous êtes trompés. « La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera », comme disait Émile, qui dut s’exiler de France pendant un an parce que les Wikipédias de l’époque l’accusèrent de complotisme. Mais les complotophobes auront-ils le dernier mot ? Cordialement » (28 novembre 2020 à 13:40).
– merci de m’avoir appris le terme « complotophobe », dont j’ignorais l’existence. Dans la mesure où la dénonciation de tels « complotophobes » émane a priori de « complotophiles », généralement appelés complotistes en langage courant, on comprend que vous vous rangez vous-même parmi les complotistes. Cela peut poser un problème sur une encyclopédie, dont le 1er principe fondateur rappelle que : « Un article présente les connaissances établies sur un sujet précis, connaissances qui doivent donc être vérifiables. La neutralité de point de vue ne signifie pas qu’il faille présenter nécessairement tous les points de vue existants sur un sujet. Ne doivent l’être que ceux qui sont pertinents, en leur accordant une place proportionnelle à leur importance dans les études sur le sujet. Les connaissances devant être présentées de façon synthétique, le critère qui détermine la place à accorder à une information ou à un point de vue est sa pertinence par rapport aux autres. » Vu que vos ajouts ne concernent pas des connaissance établies mais des polémiques en cours sur un sujet d’actualité pour lequel aucune synthèse encyclopédique ayant un minium de recul ne peux (sic) par définition exister à ce stade (comme l’atteste votre commentaire de diff « La vérité est en marche et rien ne l’arrêtera »), ils ne sont pas admissibles en l’état et rien ne sert d’accuser vos contradicteurs de collusion ou de censure : ils ne font que leur travail de rédacteurs d’une encyclopédie. (Bob Saint Clar, 28 novembre 2020 à 15:00.
– Il est prématuré d’affirmer que le départ de Dominique Martin a pour élément déclencheur les scandales du Remdesivir et de l’hydroxychloroquine. Il a pu accrocher d’autres casseroles en plus de 6 années de direction de l’ANSM. À noter qu’il ne se met pas vraiment sur la touche, puisqu’il reprend dès le 1er décembre, le poste de médecin-conseil national de la CNAM (qui me semble être le « numéro 2 » du DG de la CNAM). Donc wait and see. Barbanegre, 28 novembre 2020 à 22:34.

Bannissement indéfini de Wikipédia.

Ces provocations m’ont enfin valu une, je cite « demande de blocage ou de topic-ban de Coccyxgrue ». Je suis mauvais en anglais, mais dans « topic-ban » je lis « ban », donc « bannir ». Alors chouette, je rejoins Raoult, Perronne, Wonner, Guérin, Azalbert, Fouché, Henrion-Caude, Barniéras dans le gang des « bannis », et vais pouvoir bénéficier d’une étincelle de leur gloire de résistants de la dictature stalinitaire au pouvoir. Le Fouquier-Tinville de Wikipédia qui s’est chargé d’instruire mon procès en comploto-raoultisme, dont le pseudonyme est Doryphore, pardon, « Durifon », a donc claironné les chefs d’accusation :
« Dernier avertissement. Bonjour, Continuez de parler de "censure", ou de "commissaires politiques", tout en adoptant une politique de contributions problématiques, et je solliciterai votre blocage. », puis le lendemain :
« Coccyxgrue adopte un comportement problématique sur les articles liés à l’épidémie de COVID 19 : Accusation de "procès stalinien", puis de "stalinisme" ; accusation de censure à mon encontre ; accusations de contributions rémunérées déguisées ; Mention de "commissaires politiques" ». « Ce comportement n’est pas acceptable. Je précise que cette RA porte sur la forme des contributions de Coccyxgrue et non sur le fond ; un débat sur la pertinence d’une information pouvant être ouvert sans avoir à crier tout de suite à la censure en cas de contestation… ». On propose alors un arrangement à l’amiable avec proposition d’autocritique : « La lecture des diff montre bien un manquement à WP:FOI et à WP:PAP. À moins que Coccyxgrue, qui a été notifié, retire ses propos ou formule des excuses, je propose un blocage de trois jours. »
Loin de signer mon autocritique, j’ai posté mon testament le 29 novembre 2020 à 03:15 à la façon de Bret Easton Ellis dans White, avec cette diatribe « cinglante et délibérément diffamatoire », pour reprendre un qualificatif emprunté à l’article Wikipédia consacré à J’accuse… ! : « Non, messieurs et mesdames les commissaires politiques, les corbeaux et les khmers bleus de la pensée politiquement correcte des chiens de garde de Wikipédia-big pharma. Coccyxgrue ne présentera pas son autocritique. Coccyxgrue va vous laisser parce que Coccyxgrue ne veut plus participer à votre système. Je serai bref : vous êtes des malheureuses victimes du méchant Coccyxgrue. On va pleurer sur vous, les commissaires politiques anonymes de Wikipédia, courageusement anonymes. Vous souffrez, pauvres petites victimes, de mes propos "outranciers". Vos vomissures sur par exemple Alexandra Henrion-Caude, que vous accusez de tous les maux, l’ont profondément choquée comme le montre son entrevue par André Bercoff le 16 novembre sur Sud Radio :

et auraient pu la pousser au suicide, comme vos calomnies de petits pétainistes anonymes et très courageusement ANONYMES peuvent pousser au suicide le producteur du film Hold-Up, sans doute mis sur la touche après votre jugement stalinien, privé de revenus, et vous vous en réjouiriez, bien sûr. Selon Alexandra Henrion-Caude, que vous diffamez, petits nazillons anonymes, le mot « complotisme » a été la principale accusation contre les nazis lors des procès de Nuremberg, et elle est bouleversée et profondément choquée que vous puissiez l’étiqueter de cette infamie. Vous, les petits nazillons anonymes, je dis bien ANONYMES de la kommandantur Wikipédia, vous êtes très fiers de vos actes de délation de ces mauvais Français complotistes. Alors réjouissez-vous de vos dénonciations pétainistes, braves petits corbeaux, bloquez mon compte. Je ne veux plus participer à votre entreprise orwellienne. Cordialement, mais sans moi désormais. J’ai aimé et défendu Wikipédia (et surtout Wiktionnaire), mais là, participer à un projet pétainiste et stalinien, ce sera sans moi. J’ai compris que Wikipédia est désormais la version light du Big Brother chinois. Vous attribuez des notes aux uns et aux autres, ceux qui sont "complotistes" d’un côté, et ceux qui d’un autre côté, pensent que le Lancetgate est une anecdote décorative. Je ne participerai plus à ce que vous êtes devenus. »
J’y suis allé un peu fort, bien évidemment, et c’était pour les faire réagir, pour voir s’ils allaient monter sur les échasses de l’indignation d’être accablés d’insultes sciemment dignes d’une cour de récréation de façon collective et en tant qu’anonymes, ou si au moins l’un ou l’autre des membres de ce Conseil des Dix serait un peu ému des propos d’Alexandra Henrion-Caude ou de la déchéance du réalisateur (retrait immédiat de tous ses revenus et bannissement non pas de la wikisphère, mais de l’ORTF selon la formule d’Alain Houpert, et cela sans décision de justice), et tâcherait de comprendre la colère d’un vieux contributeur de confiance. Mais non, cette provocation ultime n’entraîna aucun débat, et la sentence tomba brutalement le 29 novembre : « Ce compte a été bloqué indéfiniment le 29 novembre 2020 à 07:15 avec ce motif : « Attaques personnelles ou insultes » », avec de plus effacement de toute ma page de discussion (mais pas de mes contributions, ce qui d’ailleurs serait techniquement difficile vu qu’elles ont été recouvertes ou modifiées par d’autres). Bizarrement je reste contributeur sur Wiktionnaire, où je vais pouvoir continuer à créer des articles comme « complotologie », mot utilisé par Frédéric Lordon, dans son article du 25 novembre « Paniques anticomplotistes », qui de façon étonnante, n’est toujours pas cité dans l’article sur Hold-Up
Loin de se remettre en cause par le visionnement de l’émission de Sud Radio en question, « Durifon » se précipita pour aller ficher W la station, désormais étiquetée : « À partir de 2020, la radio penche à l’extrême droite, ouvrant son antenne aux théories complotistes », bienvenue au club. Cette calomnie courageusement déféquée sur Sud-Radio, date du… 29 novembre à 10h41, le jour-même de mon bannissement ! Je donne ces précisions à destination des avocats de Sud-Radio et autres victimes des agissements de ce khmer-bleu de la délation anonyme. « Khmer-bleu » en référence au bleu dominant de Wikipédia, comme le Dr Louis Fouché a parlé de « khmers blancs qui nous emmènent vers un monde invivable ».

Trois contradictions des khmers-bleus anticonspirationnistes de Wikipédia.

1re contradiction : La mention systématique de « sources secondaires de qualité » pour justifier une censure :
 « Durifon » a mis « à la poubelle » mes contributions sur le scandale du Remdesivir et sur le sénateur Alain Houpert basées sur le site caducee.net, et sur… le site du Sénat ! Il rejette avec l’étoile jaune « site complotiste france soir » ma contribution sur la démission de Dominique Martin, puis un autre contributeur rejette l’article de blog pourtant circonstancié de Patrice Gibertie avec ce commentaire : « les motifs de sa démission ne se sourcent pas par un blog d’un quasi-anonyme ». Cela m’amuse quand on constate dans les articles « Didier Raoult » et « Lancet », la timidité des commentaires sur le Lancetgate, une des plus fabuleuses fake news de l’histoire de l’humanité, œuvre du journal censé être le plus sérieux de la presse scientifique, et dénoncé en premier, bien avant les « sources secondaires de qualité » par France-Soir, qualifié de « site complotiste ». La fiche W de la Wikommandantur signale « Le site est critiqué pour diffuser très fréquemment des fausses informations, notamment sur la pandémie de Covid-19, et relayer des éléments relevant du complotisme. » Tiens, pourtant rien de tel sur la fiche W du Lancet et de tous les médias mainstream qui ont relayé et relaient encore la désinformation massive autant que criminelle de la dangerosité de l’hydroxychloroquine…
En ce qui concerne la démission de Dominique Martin, il aura fallu pas moins de 5 jours à Libération (suivi en copié-collé par LCI), pour démentir l’hypothèse de la démission forcée de Dominique Martin à cause du scandale Remdesivir / Rivotril / hydroxychloroquine. Leurs explications compliquées ne convainquent personne, puisque ce Martin met fin à un contrat qui courait jusqu’au 31 décembre, et que sa successeure ne l’est qu’à titre provisoire jusqu’au… 31 décembre ! Donc pourquoi ne pas attendre jusqu’à une nomination définitive ? Et surtout Libé se contente d’être dans la dénégation comme si Libé était le gouvernement, sans éclairer son lecteur sur le fond de l’affaire : où en est ce scandale, et l’enquête sur la plainte de Raoult ? Pas d’entrevue de Martin, ni de sa successeure, ni de Raoult, ni de son avocat, ni du ministre… Pourquoi êtes-vous sur la défensive ? Qui défendez-vous ? LCI ajoute au copié-collé de Libé le crachat habituel sur un concurrent qui leur fait peur : « l’article de France Soir, qui n’hésite pas à insinuer que ce départ serait lié à un "scandale de trop" ne peut pas être considéré comme une source fiable. Autrefois renommé, le journal n’est désormais plus à proprement parler un média. S’il surfe sur l’épidémie de Covid-19 et y consacre de nombreux articles, ces derniers sont effectués "par des chroniqueurs bénévoles", comme l’explique Checknews. Une rédaction "sans journaliste, sans statut d’entreprise de presse", et que l’on a vu relayer ces derniers mois des thèses conspirationnistes ou "rassuristes". »
Donc LCI et Libération ne font plus d’investigation, ils se contentent de relayer les communiqués de presse du gouvernement et de calomnier et tenter de disqualifier tous ceux qui contrairement à eux persistent à faire de l’investigation, exactement comme les médecins de plateaux-télés qui crachaient sur Raoult n’ont jamais essayé son protocole, se contentant d’ânonner qu’il n’était pas « randomisé en double aveugle ». On s’en fout que ton journal soit conforme au décret du tant, s’il nous raconte des conneries ! Je me permets de mettre ce type de comportement en parallèle avec une déclaration de Michel Onfray de retour du Haut-Karabagh : « Une conversation avec deux reporters de guerre m’apprend que des rédactions françaises refusent leurs reportages. Ils sont sur place, ils ont les textes et les photos, ils veulent même bien renoncer à être payés, ils souhaitent témoigner : pas question que ces rédactions françaises prennent le risque de déplaire ». Une brave bignole-blogueuse de Médiapart a titré « Tintin et Milou au Haut-Karabakh » (les graphies -bagh et -bakh sont acceptées) (sur le premier compte-rendu du voyage du philosophe). Proverbe chinois : France-Soir et Michel Onfray montrent la lune ; Libération (sic) et la bignole de Médiapart montrent France-Soir et Michel Onfray du doigt…

2e contradiction : Proclamation de « synthèse encyclopédique ayant un minimum de recul »
« Vu que vos ajouts ne concernent pas des connaissance (sic) établies mais des polémiques en cours sur un sujet d’actualité pour lequel aucune synthèse encyclopédique ayant un minium (sic) de recul ne peux (sic) par définition exister à ce stade ». Je citerai La Fontaine : « Le Fabricateur souverain Nous créa Besaciers tous de même manière […] Il fit pour nos défauts la poche de derrière, Et celle de devant pour les défauts d’autrui. » Alors quand un petit commissaire politique de la Wikommandantur qualifie Hold-Up, film de près de 3 h sorti le 11 novembre, de « conspirationniste » par un ajout du 12 novembre, moins d’une heure après la création de l’article, et que cette calomnie qui a entraîné une déroute financière pour sa victime, est toujours en place trois semaines plus tard, alors que d’autres voix se sont fait entendre et qu’on omet de mentionner ces voix, cela relève de « connaissance établies », de « synthèse encyclopédique ayant un minium (sic) de recul » ? J’ai tendance à prendre la coquille au pied de la lettre : voilà de l’encyclopédie à la truelle et au minium. Ma référence en matière d’Encyclopédie, c’est Denis Diderot, dont l’article « AGNUS SCYTHICUS » devrait être le socle incompressible de toute déontologie en matière de fake news.
Diderot évoque une accumulation de savants qui, sans s’être rendus en Scythie, accréditent l’existence d’une plante qui broute, ce qui finit par être démenti bien des années plus tard : « Il faut considérer les témoignages en eux-mêmes, puis les comparer entre eux : les considérer en eux-mêmes, pour voir s’ils n’impliquent aucune contradiction, & s’ils sont de gens éclairés & instruits ; les comparer entre eux, pour découvrir s’ils ne sont point calqués les uns sur les autres, & si toute cette foule d’autorités de Kircher, de Scaliger, de Bacon, de Libarius, de Licetus, d’Eusèbe, etc. ne se réduirait pas par hasard à rien, ou à l’autorité d’un seul homme. » Eh oui : ce n’est pas parce que de prétendus savants se répercutent comme des perroquets qu’ils ont plus raison qu’un seul savant qui met les mains dans le cambouis. J’ai été estomaqué par un collègue prof de sciences qui m’a sorti que « Raoult, il peut pas avoir raison seul contre tous ». Il est un fait qu’en matière de science, Galilée seul contre cent évêques, ce sont forcément les évêques qui ont raison. Seul contre cent infectiologues s’entreglosant en colloque Gilead à Lanzarote, Raoult a tort. Mais il faut lire le blog « conspirationniste » France-Soir ou Reinfocovid pour savoir que Raoult est en réalité aussi seul que Manouchian ou que Jean Moulin. Ami, entends-tu ?

3e contradiction : la question des liens d’intérêt.
On a vu que « Durifon » a esquivé la question et s’est contenté d’en faire un chef d’accusation contre « Coccyxgrue ». Mais ils nous prennent pour quoi à Wikipédia ? Ils sont comme les journalistes mainstream : ils veulent nous faire croire que nous vivons dans la galaxie Bisounours où les gentilles sociétés pharmaceutiques gardent leurs milliards sous leur matelas. La corruption est massive, et l’article de Rue 89 que j’ai cité est clair : les stratégies d’infiltration sont de plus en plus fines. Mais au lieu de s’attaquer aux infiltrés des labos, on bannit le rustre (je plaide coupable, je le répète) Coccyxgrue. Alors donc répétons bien la leçon, amis complotophobes : les GAFAM sont nos amis ; si Georges Soros, Microsoft et Bill Gates massent massivement l’OMS et Wikipédia du doux onguent de leurs millions, c’est par philanthropie. Il est difficile de faire une recherche Internet sur le financement de Wikipédia, pour la bonne raison que si le mot « Wikipédia » figure dans une recherche, vous êtes submergé par des millions de références, et c’est Monsieur Google qui choisit l’ordre dans lequel vont vous être présentées les mille premières pages ! L’article « Wikimedia Foundation » sur Wikipédia est très flou. On peut y lire : « En 2018, les donations conséquentes se multiplient avec celles d’Amazon pour un million de dollars, de George Soros pour deux millions de dollars et la dernière de Facebook pour un million de dollars. En 2019, c’est au tour de Google d’investir deux millions de dollars […] » Ah bon, Google « investit », et non « donne » ! Ces données si peu mises à jour sont semblables à celles de l’OMS : comment se fait-il que même sur Wikipédia, il faille attendre deux années pour obtenir les chiffres ?
Si vous n’êtes pas encore complotiste, lisez cet article hallucinant de RTL : « La "cour suprême" de Facebook va juger le retrait d’une vidéo de soutien au professeur Raoult. » : les GAFAM s’auto-érigent en Sainte Inquisition !

4e contradiction : « Les « attaques personnelles ou insultes », une déontologie à sens unique ?
« Attaques personnelles ou insultes », ainsi est formulée ma sentence de bannissement. Je plaide coupable puisque je me suis volontairement fait « troll » pour décharger un tombereau d’insultes de cour de récréation sur cet agrégat d’insulteurs. Mais soyons sérieux : si des grossièretés insensées comme « nazillon » sont des insultes quand elles sont vaporisées sur une fourmilière de courageux anonymes, comment qualifier des accusations de « conspirationnisme », de « complotisme », d’« extrême-droite », accusations réitérées jusqu’au délire (le fameux « proche des milieux catholiques » qui serait peut-être estimé à sa juste valeur dans ce qu’il a d’absolument dégueulasse si on le transformait en « proche des milieux juifs ») et assénées sur la tête de gens bien réels dont cela peut ruiner la carrière ou la vie ? Une règle qui n’est valable que pour soi peut-elle être qualifiée de déontologique ? Revenons sur l’accusation d’« antisémitisme ». Dans la version actuelle de cet article sur Hold-Up, on peut lire « Selon Mediapart et Rudy Reichstadt, une partie des intervenants appartient à l’extrême droite ou en est proche ». Or dans la version archivée de cette page, en date du 26 novembre 2020 à 22:35, modifiée par mes soins on pouvait lire :
« Pour Rudy Reichstadt, les intervenants « sont des gens assez peu connus du grand public, mais qui sont très connus sur les réseaux sociaux, notamment sur la complosphère […] certains viennent de l’extrême droite antisémite, d’autres du complotisme le plus radical, certains sont des vrais entrepreneurs de politisation, des gens qui vont vendre des formations, monétiser leur chaîne You Tube à base de désinformation complotiste.
Philosophe et psychanalyste, Michel Rosenzweig estime pourtant sur Tribune juive que « Taxer “Hold-Up” d’antisémitisme relève de la calomnie » et conclut : « Livrez-vous à une vraie critique académique honnête et rigoureuse au lieu de raconter n’importe quoi pour faire de l’audience en passant sur LCI qui n’attend que ça pour alimenter leur déchaînement complotophobe. »
C’est moi qui avais ajouté le 2e paragraphe, scandalisé que j’étais par l’affirmation du 1er paragraphe. Or le 27 novembre à 11:51, « Durifon » (encore lui) ‎supprime MA contribution avec ce commentaire pour le moins confus : « L’accusation d’antisémitisme ne figure à aucun moment dans l’article. Il est indiqué que certains intervenants font partie du milieu antisémite, pas que le film l’est », ce qui est incohérent, mais la conséquence est que l’accusation d’antisémitisme du 1er paragraphe que j’avais tempérée par cette citation de Tribune juive (sans doute pour « Durifon » pas une « source secondaire fiable »), est restée en place jusqu’à une contribution du 30 novembre 2020 à 11:22‎ par « Salsero », qui supprime toute mention de l’antisémitisme, sans le dire dans son commentaire, mais ne rétablit même pas la référence à Rosenzweig. Tout semble devoir être à charge dans cet article. Donc au moment où j’ai été « banni » pour « insultes », l’insulte suprême « antisémistisme », qui constitue un délit, était inscrite en toutes lettres dans l’article. Je ne sais pas si ces contributeurs anonymes se rendent compte de ce que cela fait d’être accusé publiquement d’une telle infamie ? Si un contributeur Wikipédia non suspect de raoultisme tombe sur cet article et le lit jusqu’ici sans tomber de sa chaise, je le supplie de rétablir la citation de Michel Rosenzweig, et s’il a le goût du risque, d’ajouter juste pour observer la réaction de « Durifon » : « proche des milieux juifs » à droite du nom de Rosenzweig dans la liste des membres du groupe Manouchian, pardon, des intervenants du film. Pour en finir avec ce « Durifon » et consorts, il me fait penser à la déclaration de Raoult lors de son entrevue sur les prétendus scientifiques qui, de Véran à l’OMS (ce sont les « Kircher, Scaliger, Bacon, Libarius, Licetus, Eusèbe » de Diderot), se sont mis à croire comme un seul homme à la haute toxicité de l’hydroxychloroquine. Selon lui, si un homme est pris de « bouffée délirante », il convient d’attendre qu’il ait fini et de lui dire « vous vous rendez compte que c’est une bouffée délirante ? et s’il n’a pas la critique de sa bouffée délirante, c’est qu’il est toujours fou ».
Il n’y a pas que ce contributeur qui soit atteint de bouffée délirante. Dans le cadre de ce délire coronaviral, je voudrais donner un dernier exemple, avant d’en prendre d’autres ailleurs que dans la Wikisphère.

Laurent Mucchielli, autre fiché W pour raoultisme.

Ayant écouté le discours de Laurent Mucchielli, raoultiste de la première heure, prononcé le 14 octobre 2020, j’ai consulté la fiche W de ce dangereux rassuriste : « Laurent Mucchielli prend très tôt la défense de Didier Raoult (dont le fils Sacha Raoult appartient au même laboratoire que le sociologue) et de l’hydroxychloroquine en dénonçant l’influence de l’industrie pharmaceutique. […] En réponse, plusieurs analyses critiques de ces positions dite « rassuristes » apparaissent dans la presse (Libération, L’Express), avec notamment un article en ligne intitulé « Toubiana, Mucchielli, Toussaint… Enquête sur les marchands d’espoir du Covid ». Axel Kahn dénonce les effets délétères de ces collectifs sur la lutte contre l’épidémie dès le 30 septembre 2020. »
Ma bonne dame ! J’en frémis ! Cette insinuation sur la familiarité avec le fils du charlatan est commentée par Mucchielli en ces termes : « On m’a ensuite suspecté d’être un obligé de Didier Raoult. Car il se trouve que je connais son fils Sacha, qui est maître de conférences à la faculté de droit d’Aix et chercheur associé à mon laboratoire. On m’a alors inventé une relation hiérarchique avec lui, ce qui est juste faux, puis on a imaginé que j’étais forcément un « ami de la famille ». C’est pure bêtise là encore. C’est après avoir publié un premier article sur « l’affaire Didier Raoult » le 29 mars 2020, et l’avoir envoyé pour information à tous les membres de mon labo sur la mailing list collective, que nous avons tous reçu un mail de réponse de Sacha me remerciant pour avoir tenu des propos raisonnés à l’égard de « son père ». C’est ce jour-là que nous avons tous découvert ce lien de parenté ». Il est stupéfiant de retrouver de tels ragots dignes de bignoles pétainistes dans des articles qui prétendent relever de la, je cite, « synthèse encyclopédique ». Synthèse : lisez « foutaise » ! Mucchielli évoque à ce propos la thèse de Romain Badouard sur la « « brutalisation » des échanges ».
Le fait de diffamer un homme ou une femme par association à une autre personne juste parce qu’ils ont un vague lien purement circonstanciel a un nom : c’est la « contamination du stigmate » selon Erving Goffman. C’est ainsi que Mucchielli dans son discours, dépiste la voie prise par la stigmatisation de l’hydroxychloroquine et de Raoult, dans le fait que Trump en a dit du bien au début, avant Bolsonaro. Pour les tenants de la wikisphère et de la bienpensosphère de la presse mainstream, il suffit que le fils par alliance de la belle-sœur de la coiffeuse de votre charcutier soit apparenté à un collègue de Didier Raoult pour que vous soyez atteint par le stigmate. Un avocat qui a eu parmi ses clients une personnalité d’extrême-droite se voit fiché W « d’extrême-droite ». Bizarrement, les avocats qui se dévouent pour défendre les indéfendables terroristes du Bataclan (car tout accusé doit avoir un avocat en démocratie) ne sont pas qualifiés de « proche de l’islamisme », car là, ça serait « islamophobe »…

Autres phénomènes de tabassages de cour de récré étendus à la planète

Je voudrais étendre la question de ce phénomène de procès expéditif du film Holp-Up qu’on vient de connaître sur Wikipédia, à deux autres exemples récents. Sandra Muller, la créatrice de #balancetonporc, égérie mondiale de la délation propre sur elle, a été condamnée le 25 septembre 2019 pour diffamation à l’encontre d’Éric Brion, qu’elle avait accusé le 13 octobre 2017 par un « tweet », lançant le fameux hashtag, repris deux jours plus tard sur un mode moins agressif par #metoo. Pendant deux ans, le monde entier s’était livré à un tabassage en règle d’Éric Brion, dont la vie fut brisée. Macron s’était ridiculisé et avait ridiculisé la France en invitant la calomniatrice dans une soirée consacrée aux « Héros 2018 ». Puis la réalité fut rétablie, mais les petits lapideurs qui y étaient allés de leur pierre, de l’échotier d’un journal de caniveau jusqu’à Macron, n’ont jamais présenté leurs excuses pour avoir relayé cette diffamation. Je fais le lien avec l’émotion d’Alexandra Henrion-Caude qui laisse indifférent « Durifon » et tant d’autres braves citoyens anonymes champions de la délation sur les fiches W de Wikipédia. C’est là que Wikipédia et les « checkers » de Libération (sic) sont la concrétisation en France du « grand système de notation des citoyens que veut mettre en place le Parti communiste chinois d’ici 2020 » selon l’article du Parisien cité plus haut. D’ailleurs à mon sens, cette histoire délirante de confinement n’est qu’une tentative d’appliquer au monde prétendument démocratique les méthodes dictatoriales chinoises. France-Soir a démasqué dans un article du 1er juillet 2020, ce qui se trame derrière ces épouilleurs de l’information : « Il y a là nous semble-t-il, avec la multiplication inquiétante de médias tels que ConspiracyWatch, le service CheckNews de Libération et NewsGuard, un désir récurrent de brider l’information qui s’apparente aux pratiques des régimes totalitaires d’un genre nouveau, ceux qui s’installent de façon soft étape par étape, en avançant sous le masque de la vertu car tout le monde est contre la désinformation de bonne foi. Le but des médias de vérification de fake news est-il d’engendrer le renoncement des médias indépendants à produire une information de qualité ? »
Un deuxième bon exemple est le harcèlement dont Roman Polanski est victime depuis trente ans. Il se voit irrémédiablement traîné dans la boue et privé de vie sociale par des lapideurs et lapideuses qui tirent sur lui à crachats rouges en profitant de l’impunité que leur assure leur nombre. Une tribune de 114 avocates publiée dans Le Monde le 8 mars 2020 a provisoirement mis fin à cette autre bouffée délirante, mais quand une foule est assoiffée de sang, il est difficile de la contenir longtemps. Le titre de cette tribune « Une inquiétante présomption de culpabilité » devrait faire méditer les lapideurs de la Wikommandantur.
René Girard, dans Le Bouc émissaire, nous rappelle le terrifiant pouvoir de la foule, qui force les Pilate comme les Macron à se ranger à ses côtés de peur d’être déboulonnés : « Pilate est le vrai détenteur du pouvoir mais au-dessus de lui il y a la foule. Une fois mobilisée, elle l’emporte absolument, elle entraîne les institutions derrière elle, elle les contraint à se dissoudre en elle. C’est donc bien ici l’unanimité du meurtre collectif générateur de mythologie. Cette foule, c’est le groupe en fusion, la communauté qui littéralement se dissout et ne peut plus se ressouder qu’aux dépens de sa victime, son bouc émissaire ». Est-ce par peur d’être submergé par la foule des antiraoultistes de plateaux-télés que Macron a subitement lâché celui qu’il avait honoré d’une visite à son IHU ? On a vu Ségolène Royal, puis Philippe Douste-Blazy succomber à des degrés divers au même type de faiblesse. Bien fort est celui qui sait résister à la meute, comme dans la scène magistrale de The Sun Shines Bright (1953) de John Ford (minute 45) où le juge Priest parvient à sauver un jeune Noir d’une foule de cow-boys venue pour le lyncher :

Vers la nobélisation des boy-scouts ? La « majorité compacte ».

À force de ficher W les Woody Allen (à son égard l’article de Wikipédia, pour une fois, est objectif quant aux accusations délirantes dont il fait régulièrement l’objet), les Polanski, les Raoult, les Perronne, les Montagnier, les Onfray, les Zemmour (8 fois « extrême-droite » dans sa fiche W), on a ce qu’on mérite : seules des oies blanches au QI de boy-scouts accèdent à la notoriété, et le prochain prix Nobel de médecine ira sans doute à Greta Thunberg tandis que la bien nommée Angèle, la Joan Baez de la délation (« Balance ton quoi », inspirée de l’œuvre de la calomniatrice Sandra Muller), se verra décerner celui de littérature en lieu et place du « controversé » Houellebecq. Les grandes causes qui font les grandes chanteuses désormais, ce n’est plus de dénoncer la guerre au Vietnam ou l’injustice dont furent victimes Sacco et Vanzetti, mais de « balancer ». Sur les fiches W, « controversé », c’est la première pierre lancée en général à un renégat avant qu’on lui ait déniché un pou « antisémite », « harcèlement sexuel » ou « complotisme ». Une recherche Google avec « Raoult controversé » donne 257 000 occurrences ; « raoult complotisme » : 363 000 ; qui dit mieux ! (Attention, il ne s’agit pas bien évidemment d’attaques contre Raoult, car le présent article va incrémenter ce chiffre ; c’est juste le thermomètre du buzz qui sert de rideau de fumée).
L’expérience de Milgram nous fournit la clé de ce comportement tellement courant du quidam qui est prêt à administrer la mort à une personne qui ne lui a rien fait juste parce qu’une autorité en blouse blanche lui dit de le faire. Constatant la souffrance qu’il a déjà infligée à Alexandra Henrion-Caude, sans la moindre empathie, « Durifon » pousse le curseur à 450 volts sur Sud Radio : « extrême droite », « complotiste ». Mais qui est l’autorité en blouse blanche dans toute cette affaire du Covid ? Quand un ou plutôt deux prétendus « Conseils scientifiques » (« Conseil scientifique Covid-19 » et « Comité analyse recherche et expertise »), quand un ministre de la santé et son ministère entier, quand des journaux qui passent pour prestigieux si on n’y regarde pas de trop près et qui taxent les autres de « complotistes » ou « d’extrême droite », quand la prestigieuse OMS, quand toute cette foule de grands scientifiques pourtant incapables de déceler une étude bidon dans l’étude du Lancet, quand tout cela se ligue et crie haro sur le baudet Raoult, alors le pauvre cobaye de l’expérience de Milgram, sidéré par une telle agrégation d’autorités, appuie sur le curseur pour délivrer la décharge fatale au candidat qui donne la mauvaise réponse. Alors l’homme du peuple sidéré par tant d’autorités, lance sur Raoult la pierre de l’accusation de « complotisme » et de « charlatanisme ». Il ferait mieux de s’étonner que toute cette agrégation d’autorités qui n’est en fin de compte qu’un agrégat ou qu’un troupeau, voire un ramassis se réduisant à « l’autorité d’un seul homme » selon l’expression de Diderot, ne s’excuse pas de s’être trompée, et refuse de sortir de sa bouffée délirante. Il devrait s’étonner aussi que ces prétendus « fact-checkers » si prompts à taxer France-Soir de « complotisme » soient si lents, si réticents à enquêter sur le Lancetgate et sur le scandale du Remdesivir, alors que se pointe à l’horizon le scandale des vaccins que le storytelling de la dictature stalinitaire nous vend comme un bonimenteur son élixir de Jouvence.

L’expérience de Milgram, dans I… comme Icare d’Henri Verneuil
© Henri Verneuil

L’expérience de Milgram dans I… comme Icare, film conspirationniste d’Henri Verneuil : le moniteur s’apprête à administrer une décharge à un élève, à la demande d’autorités en blouse blanche. Dans la pandémie actuelle, qui est cette autorité au nom de laquelle nous administrons des décharges à Christian Perronne, à Alexandra Henrion-Caude, du Rivotril aux résidents des Ehpad, des masques obligatoires aux enfants et empêchons une nonagénaire de nager pour soigner ses rhumatismes ?

I… comme Icare (1979), Henri Verneuil
Expérience de Milgram : le simulateur de chocs.
© Henri Verneuil

Quel pourcentage des moniteurs sont prêts à administrer le voltage mortel ?
Peut-on en vouloir à cette « majorité compacte » sidérée par toute cette pyramide d’autorités qui lui assurent en la regardant les yeux dans les yeux qu’« aucune étude sérieuse n’a prouvé l’intérêt de l’hydroxychloroquine », alors qu’il en existe plus de cent ? C’est comme un enfant qui aurait été violé par son propre père : il faut du temps avant de réagir. En ce qui me concerne, cette crise a radicalement changé mes habitudes : j’ai remplacé sur la barre personnelle de mon navigateur Le Monde et Libération par France-Soir, Front Populaire et le site de l’IHU de Marseille ; je n’écoute plus ce que Michel Onfray appelle Radio-Paris, que le sénateur Alain Houpert appelle l’ORTF – et moi-même Les Bignoles de l’info – et j’écoute André Bercoff sur la complotiste Sud Radio. Quant à la télé, je ne l’ai pas depuis 30 ans. Sur mon autel domestique, le santon Raoult et la photo dédicacée de Louis Fouché « à Coccyxgrue pour la vie » ont remplacé le calendrier des rugbymen et le vieux Hanuman rapporté d’un voyage en Inde, tandis que la photo de Mélenchon a cédé la place à celle d’insoumis qui me semblent d’une autre trempe, Martine Wonner ou Alain Houpert.

« RTL-ORTF-Europe1 »
© 1968

Tout le baratin sur Raoult, les délires sur ses cheveux, sa bague, les t-shirts, les phrases détournées de leur contexte qu’on monte en épingle, mais aussi tout le bavardage sur les arguties administratives du gouvernement (1 km ou 20 km, 30 fidèles par lieu de culte ou 1 fidèle par 6 m2, les masques à 6 ou à onze ans), tout ce fatras qui abonde le café du commerce, les conseils scientifiques, le journal de 20 h et les salles des profs, a une grande importance que nous révèle Pierre Bourdieu : « Si l’on emploie des minutes si précieuses pour dire des choses si futiles, c’est que ces choses si futiles sont en fait très importantes dans la mesure où elles cachent des choses précieuses » (Sur la télévision).

François Asselineau dans son excellente vidéo du 17 novembre (vers 10 min.), m’a fait réaliser le sens profond de l’Absurdistan dans lequel nous plonge volontairement la macronie. Il s’agit pour lui par ces mesures ubuesques autant que contradictoires, de nous ôter tout esprit critique. Nous sommes dans un état de sidération qui rend propres ceux qui ne sont pas prêts à entrer en résistance à accepter tout et n’importe quoi, par exemple un vaccin obligatoire dont on ignorerait les effets secondaires. À noter que François Asselineau est détenteur d’un record original : il est une sorte de mètre-étalon du fiché W de Wikipédia, avec dans son article pas moins de 18 fois le mot « conspirationnisme » et 16 fois « complotisme » ! On pourrait je crois fonder une sorte de championnat annuel et décerner le « Conspiracy » d’or, avec diverses catégories au rythme de l’évolution de la mode de la bienpensosphère : antisémite, complotiste, rassuriste, proche des milieux catholiques, climatosceptique, etc. Eh bien, cher Roman Polanski, votre divertissement sur l’affaire Dreyfus a fait un bide, mais nous avons l’insigne honneur de vous décerne le Conspiracy d’or du meilleur « féminicide » ! Et le Conspiracy d’or du meilleur « conspirationnisme » est attribué à Pierre Barnérias pour Hold-Up ! On notera que le réalisateur est crédité dans sa fiche W de 9 « complotisme » et 3 « conspi », je cite : « connu pour ses documentaires complotistes dont particulièrement Hold-Up (2020) ». Il n’avait d’ailleurs pas d’article à son nom avant la sortie de ce film ; son « complotisme » avait jusqu’alors échappé aux vigies de la Vérité. En revanche, j’ai beau fouiller dans l’article élogieux consacré à l’immense Sergueï Eisenstein, je ne trouve que deux malheureux petits « propagande ». Pas de Conspiracy de bronze, Sergueï !
Ma dernière référence culturelle sera Un ennemi du peuple la pièce d’Henrik Ibsen. Le Dr Stockmann est réduit à néant par la foule manipulée par son propre frère, parce qu’il a découvert une pollution de l’eau dans la petite ville dont toute la prospérité repose sur le thermalisme. Il en vient à s’opposer cette fois bien seul contre tous, à la foule : « L’ennemi le plus dangereux de la vérité et de la liberté parmi nous c’est la majorité compacte. […] La majorité n’a jamais le droit pour elle. Jamais, vous dis-je ! C’est là un de ces mensonges sociaux contre lesquels un homme libre et capable de penser doit nécessairement s’insurger. Qui est-ce qui constitue la majorité des habitants d’un pays ? Les gens intelligents ou les imbéciles ? Nous sommes, je pense, tous d’accord pour affirmer que, si l’on considère le globe terrestre dans son ensemble, les imbéciles y forment une écrasante majorité. Mais alors, quand le diable y serait, il n’y a pas de droit au monde qui mette les gens intelligents sous la dépendance des imbéciles ! » Au fait, comment s’appelle la rubrique vidéo du site de l’IHU Méditerranée Infection ? « Nous avons le droit d’être intelligents ! »

Alias Coccyxgrue…

Le titre de cet article fait référence à Alias Caracalla, l’autobiographie du résistant Daniel Cordier mort récemment à l’âge de cent ans. Wikipédia explique qu’il était membre des Camelots du roi, donc « d’extrême-droite », et même antisémite lorsqu’il entra dans la résistance, à vingt ans. Nous voilà donc rassurés : on peut avoir été « d’extrême-droite » dans sa jeunesse et être devenu par la suite un héros digne des Invalides. Alors pourquoi pour les vivants, utiliser « d’extrême-droite », « rassuriste », « conspirationniste » comme si c’était des sceaux d’infamie qui fassent de vous un banni ? Beaucoup de gens de gauche se sont déconsidérés sous Pétain, et la Résistance compta en ses rangs des royalistes et des Camelots du roi. À cette époque, « nous sommes en guerre », cela voulait dire que l’on oubliait ses divisions pour lutter contre l’ennemi commun, celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas. Qu’avons-nous fait de cet héritage ?
On se souvient de nombreuses affaires de disqualification d’artistes ou d’écrivains, notamment d’origine immigrée. Quand la bienpensosphère commence à en avoir assez d’un humoriste ou d’un rappeur, il lui suffit désormais de fouiller dans les poubelles d’Internet pour l’épouiller et dénicher de belles pépites « antisémites » ou « homophobes », et hop, plus d’humoriste caustique. À la place on a droit à un rappeur ou humoriste « gendre idéal », qui n’a jamais piqué le quatre-heures d’un camarade à l’école. On se souvient de l’affaire Yann Moix, détaillée dans sa fiche W. Ses écrits antisémites et racistes, pondus au même âge que ceux de Caracalla, ont failli lui coûter sa réputation, et le crime suprême d’avoir « dîné avec Dieudonné en 2010 » (je cite la fiche W) – contamination du stigmate – lui a été pardonné de justesse sur acte de repentance. Si Wikipédia avait existé en 1940, Jean Moulin aurait dû se passer de Caracalla. Pour éviter cette perte de temps, je souhaite donc proposer à l’Éducation nationale une activité pédagogique novatrice inspirée du système de notation chinois : créer pour chaque élève dès six ans (l’âge où il a droit de porter un masque comme les grands) une fiche W où seront consignés ses hauts faits (à l’âge de 7 ans, Naïma connaissait par cœur ses tables de multiplication) et ses méfaits (Philippe a été puni par sa maîtresse d’école de CM1 pour avoir dit que le président de la république était un Illuminati). Ce serait une façon économique d’apaiser la société, ne trouvez-vous pas ? Après tout il n’y a pas que les people qui ont droit à leur fiche W ; nous aussi on le « veau » bien !

Mise à mort de Coccyxgrue sur Wilipédia
© wikipédia

Pour conclure, j’en reviendrai à Hold-Up, ce film au nom duquel j’ai sacrifié l’avatar « Coccyxgrue », en me prenant pour un modeste émule de Zola. Avec la façon dont se comportent actuellement les chiens de garde de la bienpensosphère, Zola serait un « complotiste », et Dreyfus serait resté coupable ad vitam æternam. Que serait la France si ne s’était levé un De Gaulle ? Que serions-nous actuellement si ne s’était levé un Raoult ? Des Britanniques prêts à se faire injecter dans deux semaines un potentiel poison sans avoir donné leur chance aux traitements alternatifs proposés par Raoult et consorts ? Pourtant selon les propos de Wikipédia, J’accuse… ! était « cinglant et délibérément diffamatoire », mais faux dans le détail et complotiste. Le fond était vrai, et les erreurs quasiment volontaires, dans l’objectif de déclencher un procès contre l’auteur, qui serait l’occasion de rouvrir par ricochet le procès Dreyfus. Alors pourquoi tant de gens se coalisent-ils pour empêcher à tout prix que l’on puisse calmement trier les accusations vraies ou fausses qu’il y a dans Hold-Up ? Et avant tout, que l’on prenne enfin à bras-le-corps le scandale sanitaire unique dans l’histoire moderne, de la disqualification du protocole Raoult au profit du Remdesivir, du Rivotril et de vaccins dont on ne connaît que des réclames. Laissons le dernier mot à Zola : « C’est un crime d’avoir accusé de troubler la France ceux qui la veulent généreuse, à la tête des nations libres et justes, lorsqu’on ourdit soi-même l’impudent COMPLOT d’imposer l’erreur, devant le monde entier ».

Alias Coccyxgrue, pour France-Soir.

Maintenant, si ce n’est pas encore fait, visionnez la version 2 du film Hold-Up sortie le 15 février.


Voir en ligne : Alias Coccyxgrue et les bignoles de l’info sur France-Soir


© altersexualite.com, 2021


[1Fiché W : « Elle est à ce stade, si je puis dire, « souverainistement » politiquement correcte » (selon le politologue Jean-Yves Camus, spécialiste de l’extrême droite) », article de Wikipédia sur Michel Onfray. On sent passer le vent du boulet !