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Histoire des oracles (1687)

« L’anecdote de la dent d’or » de Fontenelle

« Il faut des forces pour résister au torrent, mais il n’en faut point pour le suivre. »

mercredi 18 avril 2018, par Lionel Labosse

Bernard Le Bouyer de Fontenelle (1657-1757) publia son Histoire des oracles en 1687, sans nom d’auteur, mais en France, « avec privilège du roi » et sans se cacher. En 1683, un médecin hollandais du nom d’Antonius van Dale, avait publié deux « dissertations latines » sur les oracles (ces superstitions ridicules des païens). Fontenelle s’inspira de ce texte, l’arrangea d’une façon plus plaisante, tout en approfondissant la réflexion. Il sut habilement jusqu’où ne pas aller trop loin pour que le livre ne soit pas interdit. J’ai étudié plusieurs fois en lecture analytique pour des premières cet extrait couramment appelé « L’anecdote de la dent d’or », dans le cadre de séquences d’argumentation sur la « question de l’homme », en prenant pour sujet « l’homme et la science » ou « l’homme et la vérité ». Ce n’est qu’en 2018 que j’ai eu la curiosité de lire le livre entier, qui n’est actuellement pas disponible chez quelque éditeur que ce soit. J’ai emprunté une édition relativement ancienne de Louis Maigron, avec des annotations décourageantes par leur ampleur supérieure à celle du texte originale : on se tape pour chaque remarque de Fontenelle la version de Van Dale en latin non traduit. Bref, il serait souhaitable de publier ce texte pour un public un peu plus large que ceux qui lisent couramment un latin de cuistre du XVIIe siècle ! Si un éditeur tombe sur cet article, je veux bien m’en charger… Je ferai donc suivre ce fameux extrait du chapitre IV, d’autres extraits qui permettent à nos élèves de comprendre la portée du livre, et d’un extrait de Voltaire qui enfonce le clou pour comprendre à qui les lecteurs de Fontenelle pensaient réellement lorsqu’il dénonçait les superstitions de ces pauvres païens et de leurs prêtres.

« Que les histoires surprenantes qu’on débite sur les oracles doivent être fort suspectes »

Il serait difficile de rendre raison des histoires et des oracles que nous avons rapportés, sans avoir recours aux démons ; mais aussi tout cela est-il bien vrai ? Assurons-nous bien du fait, avant que de nous inquiéter de la cause. Il est vrai que cette méthode est bien lente pour la plupart des gens, qui courent naturellement à la cause, et passent par-dessus la vérité du fait ; mais enfin nous éviterons le ridicule d’avoir trouvé la cause de ce qui n’est point.
Ce malheur arriva si plaisamment sur la fin du siècle passé à quelques savants d’Allemagne, que je ne puis m’empêcher d’en parler ici.
En 1593, le bruit courut que les dents étant tombées à un enfant de Silésie, âgé de sept ans, il lui en était venu une d’or à la place d’une de ses grosses dents. Horstius [1], professeur en médecine dans l’université de Helmstedt, écrivit en 1595 l’histoire de cette dent, et prétendit qu’elle était en partie naturelle, en partie miraculeuse, et qu’elle avait été envoyée de Dieu à cet enfant pour consoler les chrétiens affligés par les Turcs. Figurez-vous quelle consolation, et quel rapport de cette dent aux chrétiens, ni aux Turcs. En la même année, afin que cette dent d’or ne manquât pas d’historiens, Rullandus en écrit encore l’histoire. Deux ans après, Ingolsteterus, autre savant, écrit contre le sentiment que Rullandus avait de la dent d’or, et Rullandus fait aussitôt une belle et docte réplique. Un autre grand homme nommé Libavius [2], ramasse tout ce qui avait été dit de la dent, et y ajoute son sentiment particulier. Il ne manquait autre chose à tant de beaux ouvrages, sinon qu’il fût vrai que la dent était d’or. Quand un orfèvre l’eut examinée, il se trouva que c’était une feuille d’or appliquée à la dent avec beaucoup d’adresse ; mais on commença par faire des livres, et puis on consulta l’orfèvre.
Rien n’est plus naturel que d’en faire autant sur toutes sortes de matières. Je ne suis pas si convaincu de notre ignorance par les choses qui sont, et dont la raison nous est inconnue, que par celles qui ne sont point, et dont nous trouvons la raison. Cela veut dire que non seulement nous n’avons pas les principes qui mènent au vrai, mais que nous en avons d’autres qui s’accommodent très bien avec le faux.
De grands physiciens ont fort bien trouvé pourquoi les lieux souterrains sont chauds en hiver, et froids en été : de plus grands physiciens ont trouvé depuis peu que cela n’était pas.
Les discussions historiques sont encore plus susceptibles de cette sorte d’erreur. On raisonne sur ce qu’ont dit les historiens, mais ces historiens n’ont-ils été ni passionnés, ni crédules, ni mal instruits, ni négligents ? Il en faudrait trouver un qui eût été spectateur de toutes choses, indifférent, et appliqué.
Surtout quand on écrit des faits qui ont liaison avec la religion, il est assez difficile que selon le parti dont on est, on ne donne à une fausse religion des avantages qui ne lui sont point dus, ou qu’on ne donne à la vraie de faux avantages dont elle n’a pas besoin. Cependant on devrait être persuadé qu’on ne peut jamais ajouter de la vérité à celle qui est vraie, ni en donner à celles qui sont fausses.

Bernard Le Bouyer de Fontenelle (1657-1757), Histoire des oracles (1687).

Voltaire, Questions sur l’Encyclopédie : « Oracles »

Voltaire, Questions sur l’Encyclopédie (ajout au Dictionnaire philosophique publié entre 1770 et 1772), article « Oracles ».

Je ne finirais point si je rapportais toutes les choses intéressantes dont Van Dale a enrichi son livre. Fontenelle ne le traduisit pas ; mais il en tira ce qu’il crut de plus convenable à sa nation, qui aime mieux les agréments que la science. Il se fit lire par ceux qu’on appelait en France la bonne compagnie ; et Van Dale, qui avait écrit en latin et en grec, n’avait été lu que par des savants. Le diamant brut de Van Dale brilla beaucoup quand il fut taillé par Fontenelle ; le succès fut si grand que les fanatiques furent en alarmes, Fontenelle avait eu beau adoucir les expressions de Van Dale, et s’expliquer quelquefois en Normand, il ne fut que trop entendu par les moines, qui n’aiment pas qu’on leur dise que leurs confrères ont été des fripons.
Un nommé Baltus, jésuite, né dans le pays Messin, l’un de ces savants qui savent consulter de vieux livres, les falsifier, et les citer mal à propos, prit le parti du diable contre Van Dale et Fontenelle. Le diable ne pouvait choisir un avocat plus ennuyeux : son nom n’est aujourd’hui connu que par l’honneur qu’il eut d’écrire contre deux hommes célèbres qui avaient raison. […]
Peu à peu les livres des jansénistes et des jésuites sont tombés dans l’oubli. Le livre de Van Dale est resté pour les savants, et celui de Fontenelle pour les gens d’esprit.

Fontenelle, Extraits choisis de l’Histoire des oracles.

Première dissertation. Chapitre VII.
Il est assez plaisant que toute la religion païenne ne fût qu’un problème de philosophie. Les dieux prennent-ils soin des affaires des hommes ? n’en prennent-ils pas soin ? Cela est essentiel ; il s’agit de savoir si on les adorera, ou si on les laissera là sans aucun culte : tous les peuples ont déjà pris le parti d’adorer ; on ne voit de tous côtés que temples, que sacrifices ; cependant une grande secte de philosophes soutient publiquement que ces sacrifices, ces temples, ces adorations sont autant de choses inutiles, et que les dieux, loin de s’y plaire, n’en ont aucune connaissance. Il n’y a point de Grec qui n’aille consulter les oracles sur ses affaires ; mais cela n’empêche pas que dans trois grandes écoles de philosophie, on ne traite hautement les oracles d’impostures.
Qu’il me soit permis de pousser un peu plus loin cette réflexion ; elle pourra servir à faire entendre ce que c’était que la religion chez les païens. Les Grecs, en général, avaient extrêmement de l’esprit ; mais ils étaient fort légers, curieux, inquiets, incapables de se modérer sur rien, et, pour dire tout ce que j’en pense, ils avaient tant d’esprit, que leur raison en souffrait un peu. Les Romains étaient d’un autre caractère ; gens solides, sérieux, appliqués, qui savaient suivre un principe et prévoir de loin une conséquence. Je ne serais pas surpris que les Grecs, sans songer aux suites, eussent traité étourdiment le pour et le contre de toutes choses, qu’ils eussent fait des sacrifices, en disputant si les sacrifices pouvaient toucher les dieux, et qu’ils eussent consulté les oracles, sans être assurés que les oracles ne fussent pas de pures illusions. Apparemment les philosophes s’intéressaient assez peu au gouvernement pour ne se pas soucier de choquer la religion dans leurs disputes, et peut-être le peuple n’avait pas assez de foi aux philosophes pour abandonner la religion, ni pour y rien changer sur leur parole, et enfin la passion dominante des Grecs était de discourir sur toutes les matières, à quelque prix que ce pût être. Mais il est sans doute plus étonnant que les Romains, et les plus habiles d’entre les Romains, et ceux qui savaient le mieux combien la religion tirait à conséquence pour la politique, aient osé publier des ouvrages où non seulement ils mettaient leur religion en question, mais même la tournaient entièrement en ridicule. […]
Aussi voit-on que toute la religion païenne ne demandait que des cérémonies, et nuls sentiments du cœur. Les dieux sont irrités, tous leurs foudres sont prêts à tomber : comment les apaisera-t-on ? Faut-il se repentir des crimes qu’on a commis ? Faut-il rentrer dans les voies de la justice naturelle, qui devrait être entre tous les hommes ? Point du tout ; il faut seulement prendre un veau de telle couleur, né en tel temps, l’égorger avec un tel couteau, et cela désarmera les dieux : encore vous est-il permis de vous moquer en vous-même du sacrifice, si vous voulez ; il n’en ira pas plus mal.
Apparemment qu’il en était de même des oracles ; y croyait qui voulait ; mais on ne laissait pas de les consulter. La coutume a sur les hommes une force qui n’a nullement besoin d’être appuyée de la raison.
Chapitre VIII. « Que d’autres que des philosophes ont assez souvent fait peu de cas des oracles. »
Mais tous les païens méprisaient-ils les oracles ? Non, sans doute. Eh bien ! quelques particuliers qui n’y ont point eu d’égard suffisent-ils pour les discréditer entièrement ? À l’autorité de ceux qui n’y croyaient pas, il ne faut qu’opposer l’autorité de ceux qui y croyaient.
Ces deux autorités ne sont pas égales. Le témoignage de ceux qui croient une chose déjà établie n’a point de force pour l’appuyer, mais le témoignage de ceux qui ne la croient pas a de la force pour la détruire. Ceux qui croient peuvent n’être pas instruits des raisons de ne point croire ; mais il ne se peut guère que ceux qui ne croient point ne soient point instruits des raisons de croire.
C’est tout le contraire quand la chose s’établit : le témoignage de ceux qui la croient est de soi-même plus fort que celui de ceux qui ne la croient point, car naturellement ceux qui la croient doivent l’avoir examinée et ceux qui ne la croient point peuvent ne l’avoir pas fait.
Je ne veux pas dire que, dans l’un ni dans l’autre cas, l’autorité de ceux qui croient ou ne croient point soit de décision ; je veux dire seulement que, si on n’a point d’égard aux raisons sur lesquelles les deux partis se fondent, l’autorité des uns est tantôt plus recevable, tantôt celle des autres. Cela vient en général de ce que, pour quitter une opinion commune ou pour en recevoir une nouvelle, il faut faire quelque usage de sa raison, bon ou mauvais ; mais il n’est point besoin d’en faire aucun pour rejeter une opinion nouvelle ou pour en prendre une qui est commune. Il faut des forces pour résister au torrent, mais il n’en faut point pour le suivre.
Chapitre X : « Oracles corrompus. »
Si les démons rendaient les oracles, les démons ne manquaient pas de complaisance pour les princes qui étaient devenus redoutables, et on peut remarquer que l’enfer avait bien des égards pour Alexandre et pour Auguste. Quelques historiens disent nettement qu’Alexandre voulut, d’autorité absolue, être fils de Jupiter Ammon, et pour l’intérêt de sa vanité et pour l’honneur de sa mère, qui était soupçonnée d’avoir eu quelque amant moins considérable que Jupiter. On y a ajouté qu’avant d’aller au temple il fit avertir le dieu de sa volonté, et que le dieu l’exécuta de fort bonne grâce. Les autres auteurs tiennent tout au moins que les prêtres imaginèrent d’eux-mêmes ce moyen de flatter Alexandre. Il n’y a que Plutarque qui fonde toute cette divinité d’Alexandre sur une méprise du prêtre d’Ammon, qui, en saluant ce roi et lui voulant dire en grec : Ô mon fils, prononça dans ces mots S au lieu d’un N, parce qu’étant Libyen, il ne savait pas trop bien prononcer le grec, et ces mots, avec ce changement, signifiaient : Ô fils de Jupiter. Toute la cour ne manqua pas de relever cette faute à l’avantage d’Alexandre ; et sans doute le prêtre lui-même la fit passer pour une inspiration du dieu qui avait conduit sa langue, et confirma, par des oracles, sa mauvaise prononciation. Cette dernière façon de conter l’histoire est peut-être la meilleure. Les petites origines conviennent assez aux grandes choses.
Chapitre XI : « Nouveaux établissements d’oracles. »
Après la mort d’Éphestion, Alexandre voulut absolument, pour se consoler, qu’Éphestion fût dieu. Tous les courtisans y consentirent sans peine ; aussitôt voilà des temples que l’on bâtit à Éphestion en plusieurs villes, des fêtes qu’on institue en son honneur, des sacrifices qu’on lui fait, des guérisons miraculeuses qu’on lui attribue, et, afin qu’il n’y manquât rien, des oracles qu’on lui fait rendre. Lucien dit qu’Alexandre, étonné d’abord de voir la divinité d’Éphestion réussir si bien, la crut enfin vraie lui-même, et se sut bon gré de n’être pas seulement dieu, mais d’avoir encore le pouvoir de faire des dieux.
Adrien fit les mêmes folies pour le bel Antinous. Il fit bâtir, en mémoire de lui, la ville d’Antinopolis, lui donna des temples et des prophètes, dit saint Jérôme ; or, il n’y avait des prophètes que dans les temples à oracles. Nous avons encore une inscription grecque qui porte,
À ANTINOÜS
Le compagnon des dieux d’Égypte
M. Ulpius Apollonius, son prophète.
Après cela on ne sera pas surpris qu’Auguste ait aussi rendu des oracles, ainsi que nous l’apprenons de Prudence. Assurément Auguste valait bien Antinous et Éphestion, qui, selon toutes les apparences, ne durent leur divinité qu’à leur beauté. » […]
Quant aux oracles, leur premier établissement n’est pas non plus difficile à expliquer. Donnez-moi une demi-douzaine de personnes à qui je puisse persuader que ce n’est pas le soleil qui fait le jour, je ne désespérerai pas que des nations entières n’embrassent cette opinion. Quelque ridicule que soit une pensée, il ne faut que trouver moyen de la maintenir pendant quelque temps : la voilà qui devient ancienne, et elle est suffisamment prouvée. Il y avait sur le Parnasse un trou, d’où il sortait une exhalaison qui faisait danser les chèvres et qui montait à la tête. Peut-être quelqu’un qui en fut entêté se mit à parler sans savoir ce qu’il disait, et dit quelque vérité. Aussitôt il faut qu’il y ait quelque chose de divin dans cette exhalaison ; elle contient la science de l’avenir : on commence à ne s’approcher plus de ce trou qu’avec respect ; les cérémonies se forment peu à peu. Ainsi naquit apparemment l’oracle de Delphes ; et comme il devait son origine à une exhalaison qui entêtait, il fallait absolument que la Pythie entrât en fureur pour prophétiser. Dans la plupart des autres oracles, la fureur n’était pas nécessaire. Qu’il y en ait une fois un d’établi, vous jugez bien qu’il va s’en établir mille.
Chapitre XVI « Ambiguïté des oracles. »
À propos de cette vigne, je ne crois pas devoir oublier une espèce d’oracle qui s’accommodait à tout, dont Apulée nous apprend que les prêtres de la déesse de Syrie avaient été les inventeurs. Ils avaient fait deux vers dont le sens était : Les bœufs attelés coupent la terre, afin que les campagnes produisent leurs fruits. Avec ces deux vers, il n’y avait rien à quoi ils ne répondissent. Si on les venait consulter sur un mariage, c’était la même chose : des bœufs attelés ensemble, des campagnes fécondes. Si on les consultait sur quelque terre que l’on voulait acheter, voilà des bœufs pour la labourer, voilà des champs fertiles. Si on les consultait sur un voyage, les bœufs sont attelés et tout prêts à partir, ces campagnes fécondes vous promettent un grand gain. Si on allait à la guerre, ces bœufs, sous le joug, ne nous annoncent-ils pas que vous y mettrez aussi vos ennemis ? Cette déesse de Syrie apparemment n’aimait pas à parler, et elle avait trouvé moyen de satisfaire, par une seule réponse, à toutes sortes de questions.
Seconde dissertation. Chapitre I « Faiblesse des raisons sur lesquelles cette opinion est fondée. »
Cette proposition serait sans aucun fondement. Je prouverai que les oracles ont duré quatre cents ans après Jésus-Christ. On n’a remarqué aucune différence entre ces oracles qui ont suivi la naissance de Jésus-Christ et ceux qui l’avaient précédée. Si les prêtres ont si bien fourbé pendant quatre cents ans, pourquoi ne l’ont-ils pas toujours fait ?

Pour terminer, voici un extrait du salmigondis pondu par un(e) élève de 1re S pour une dissertation à l’issue de cette séquence. Le sujet était : « Aujourd’hui, le prodigieux effort vulgarisateur du livre et du journal, hâtif toujours, maladroit souvent, permet à l’inexpérience du plus grand nombre l’illusion de l’universel savoir ». Partagez-vous cette affirmation de Marguerite Yourcenar ? Vous répondrez à cette question en vous appuyant sur les textes du corpus et sur vos lectures et connaissances personnelles. Le sujet était spécialement choisi pour que les élèves puissent baser leur argumentation à la fois sur le corpus et sur les textes que nous avions étudiés. La partie n’est pas gagnée, mais laissons le temps au temps…

Extrait d’une dissertation sur le thème "L’homme et la vérité", classe de 1re S, 2018.

Voir en ligne : Article de Wikipédia


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[1Jacob Horstius (1537-1600), professeur de médecine à l’Université de Helmstedt. (dont j’ai rectifié l’orthographe, car Fontenelle l’orthographiait « Helmstad »).

[2Andreas Libavius (1555-1616), chimiste et médecin allemand.