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Décès de mon père à l’âge de 84 ans.

Célébration pour Jean-Claude Labosse (3 octobre 1939 - 4 octobre 2023)

Basilique Saint-Savinien, Sens, Mardi 10 octobre

samedi 28 octobre 2023, par Lionel Labosse

Mon père Jean-Claude est décédé brutalement au lendemain de ses 84 ans, 3 ans jours pour jour après avoir rédigé ses dernières volontés. Voici in memoriam les textes et les chansons et vidéos qui ont été lus ou diffusés lors de la Bénédiction menée à la Basilique Saint-Savinien de Sens par le diacre Frère Louis et Sœur Dina, de la section sénonaise de la Famille Missionnaire de Notre-Dame, que nous remercions chaleureusement car mon mère ne pouvait pas mieux tomber pour reposer en paix, puis lors de la crémation à Joigny.
Ma sœur a lu les dernières volontés, mon frère a témoigné des derniers instants de Jean-Claude, et j’ai lu un texte de Giono et la « prière universelle » rédigée spécialement pour papa. Marie-Line Weber nous a fait l’amitié de chanter pour « son vieux bricoleur ». Nous remercions les nombreux membres de la famille, amis et voisins de leur présence, de leurs fleurs ou de leurs messages. J’ai créé à cette occasion une nouvelle rubrique « cimetière » sur ce site où j’ai déplacé un certain nombre de textes. L’avant-dernière fois que j’ai vu mon père, et la dernière fois qu’il s’est rendu à Paris, c’était pour lui présenter (avec ma mère et nos amis Annie & Alain) la visite du Cimetière des Batignolles mise en place au début de cette année, et qui se retrouve dans cette rubrique. Il avait du mal à marcher, mais avait apprécié. Papa avait déjà quasiment vécu en novembre 2020 une expérience de mort imminente qui l’avait traumatisé lorsqu’il a été hospitalisé pour les complications du covid. Il avait été très bien soigné, bien qu’ayant choisi de ne pas subir l’injection, à la fois par son médecin et par les médecins de l’hôpital de Sens. Il nous a raconté que lorsqu’il a été tiré de la réanimation, les médecins lui avaient demandé ce qu’il avait pris car il n’aurait pas dû se réveiller vu son âge et son état. Il n’avait pas osé dire qu’il avait pris de l’ivermectine. Les dernières années ont soudé notre famille, et je crois qu’il est mort dans la paix de l’âme et du corps.

Voici la dernière photo de Jean-Claude, prise par Marie lors de son anniversaire, la veille de sa mort.

Jean-Claude fête ses 84 ans, le 3 octobre 2023.

Le document brut distribué à l’église figure en fin de l’article. Je ne reprends ici que les textes que nous avons lus, avec quelques précisions.

1. Quelques repères. Ce texte a été rédigé par Jean-Claude lui-même le 4 octobre 2020.
Jean-Claude est né le 3 octobre 1939, 1 mois jour pour jour, après que la France et la Grande-Bretagne aient déclaré la guerre à l’Allemagne.
Maxime, son père, mobilisé, a quand même, depuis son régiment, pu venir le voir dans les jours suivant sa naissance, avant de ne le revoir, qu’à son retour de prisonnier en Allemagne, plus de 5 ans plus tard.
Durant ces années… Il a gardé la ferme avec sa maman, Gisèle, et bien sûr, surtout avec celles et ceux qui l’ont aidée, pour les travaux, durant toutes ces années.
Puis école à Tormancy, puis à Saint-Joseph à Dijon, où il sera pensionnaire durant quatre ans.
Le « caté » sera appris à Massangis, avec les abbés Javelot & Schneider, avec aussi la découverte des nombreuses bobines de Tintin, les après-midi des jeudis, avec tous nos ses copains / copines au presbytère.
Gisèle et Maxime eurent deux filles : Claudette & Marie-Claire, décédées dans leur prime jeunesse, et Jean-Pierre [1] & Régis, les deux frères de Jean-Claude.
Il est entré dans l’univers du travail aux Automobiles Peugeot, à Sochaux.
C’est dans cette localité qu’il rencontra sa Haut-Saônoise de Jacqueline, qui y avait trouvé, dans un Tabac-Souvenirs un travail pour financer ses futures études à Épinay-sur-Seine, à l’École d’Éducateurs Spécialisés pour l’Enfance Inadaptée [2].
Et puis il y aura cette « parenthèse » de vingt-huit mois, où suite à quatre mois de classes à Besançon, il ira, le long de la frontière tunisienne, à la guerre en Algérie.
À son retour, sa Jacqueline l’attendait, pour la suite de leur aventure, et la construction de ce qui allait devenir… leur famille.
Sa carrière professionnelle le verra ensuite Commercial dans une agence immobilière au Sud de la Seine-et-Marne, puis chez un fabricant américain de détergents et enfin chez un fabricant, également américain de machines à reproduire les documents.
Dans cette dernière entreprise, où il restera plus d’un quart de siècle, et y terminera sa carrière, il exercera, successivement :
 Ingénieur commercial
 Formateur, puis responsable de la formation des ingénieurs commerciaux
 Développement des carrières
 Chef, puis Directeur du personnel
Avec Jacqueline, ils accueilleront, Éric, Sylvie & Lionel, qui leur donneront, avec Maddalena et Jean-Michel : Déborah, Alexandre, Axel & Tristan.
Les mutations de travail les conduiront… à Sens, Auxerre, Annecy, [Dijon], Paris.
Ils s’installeront à Sens pour y vivre leur retraite avec, aussi fréquemment que possible, leurs voisins, amis, parents, enfants et conjoints, petits-enfants, et tous celles et ceux qu’ils ont connus.
Une relation très suivie avec la famille de Jacqueline, et fraternelle avec Régis, Jocelyne, leurs enfants Vincent & Laurence, et Jeff & Aline, leurs conjoints.

2. Extrait de Triomphe de la vie, de Jean Giono.
Jean Giono évoque son père cordonnier qu’il compare à un gladiateur romain. Voir cet article
« Lui il met ses armes ; et d’abord la mitaine de cuir, puis il prend la pince de bois […] il pousse et il perce le premier trou. […] Il tire de chaque côté, entrecroisant le fil. […] il serre en écartant les bras comme s’il nageait ou qu’il soit en train de vouloir écarter durement de grandes ailes, et ainsi il fait le premier point. […] il pousse ; il perce un autre trou […]. Et ainsi, lentement, mais sur une cadence qui maintenant quoique lentement va de plus en plus vite, il prend, il appuie, il pousse, il perce, et il écarte ses bras en serrant le point. Quand on le regarde un peu de loin et qu’on le voit ainsi régulièrement porter la main […] à la bouche, ce rond de coude qu’il fait […] et puis qu’il ouvre régulièrement ses bras, […] malgré la lenteur, on dirait qu’il vole. On dirait qu’il volète ; qu’il est un énorme oiseau très lourd obligé de voler à grands coups d’ailes très lents, qu’il se soutient ainsi au-dessus de quelque proie, qu’il est l’oiseau magique, le rock de quelque conte arabe, que ses bras qu’on voit s’ouvrir ne sont que les os de ses ailes et que ses ailes immenses mais invisibles ayant crevé les murs de son atelier battent dans les hauteurs du ciel. C’était tout au moins l’impression que j’avais quand mon père cousait. Il y avait toujours à ce moment-là un grand silence car ce travail ne fait pas de bruit […]. Mon père ne parlait pas, ayant à chaque instant le bout du ligneul en soie de porc entre les lèvres et ayant moi-même le sentiment qu’il était défendu de lui parler (puisqu’il ne pouvait pas répondre) comme à un homme qui est en train d’exercer des forces magiques ! Je voyais de grandes ailes autour de lui. Quelle joie de savoir que celui-là c’était mon père. »

3. « Papa pourquoi t’es parti ? », extrait du discours d’Éric.
Ce mercredi à 11 h tu m’as aidé à décharger les courses, puis tu m’as appelé pour discuter dans ton atelier, on a évoqué le restau où on devait fêter ton anniv vers 12h30, peut-être qu’on déjeunerait dehors vu le temps, puis les quelques bricoles qu’on devait attaquer l’après-midi, polisher les phares de ma voiture et réduire le bracelet de ma montre. C’est vrai que tu as tous les outils nécessaires !
Vers 11h45 je suis remonté me préparer. Toi tu étais déjà prêt comme d’hab. Vers 12h10 je vois maman dans le couloir prête en avance, alors je descends. Elle me dit : « Tu n’as pas vu ton père ? Il ne répond pas ! » On te cherche dans le jardin, maman vérifie le ru où tu étais déjà tombé, je retourne dans le bureau où maman ne t’a pas vu et là je te découvre par terre allongé, mon papa ! En même temps que mon corps se précipite pour te mettre en PLS, mon esprit crie en appelant maman et Marie pour appeler le SAMU, tout est confus ! Je te masse le cœur, maman arrive en criant, elle t’insuffle de l’air, ma conscience te parle en parallèle, je vois ton regard comme surpris par ce qui t’est arrivé. Pourquoi t’es parti papa ? Je te parle en te caressant le visage pour te rassurer, on a encore tellement de choses à faire, pourquoi t’es parti papa ? Le médecin du Samu me parle, mais sa voix me semble lointaine, elle me dit qu’elle arrête la réa, mais je suis absent, je flotte au-dessus de toi ne pouvant me résoudre à accepter ce départ si soudain. Pourquoi t’es parti papa ? Je glisse un coussin sous ta tête immobile sur le carrelage froid, je sais que tu n’aimes pas le froid ; les pompiers t’installent sur le lit ; nous restons auprès de toi, te tenant la main ; encore choqués par ton départ si soudain.
Pendant ces quelques jours, les souvenirs se bousculent, les nuits sont agitées, je revois pêle-mêle notre jeunesse avec les interminables parties de Nain jaune qu’on adorait, les soirées tarot et les nombreux repas avec les Plot, les Grouhel, les Franoux ou les Durand, sans oublier les Borgeaud, enfin tous les copains qui sont devenus quasi la famille. Je me rappelle ta retraite où nous avons commencé à se faire des ciné tous les deux chaque semaine, un midi, un rituel grâce auquel nous nous sommes rapprochés ; l’arrivée de Maddalena dans la famille, puis des enfants Débo et Alex ; tes copains, les voisins Nicolas, Claudine & Émile et tous les autres que tu aimais voir et avec qui tu bavardais presque tous les jours, un rituel chez toi, ne rater aucune occasion d’échanger ; pourquoi t’es parti papa ?
Tu n’as laissé personne insensible, mes amis se souviennent aussi de toi, de ton franc-parler, de tes coups de gueule.
On se souvient aussi de ton passage en réanimation sous l’ère covid où on a failli te perdre, c’était mal connaître ton obstination à combattre sans doute héritée des années de guerre en Algérie, aidé en cela pour t’en sortir par Hélène Roux, médecin qui sort du lot incontestablement. Il y a tant à dire papa, tu n’es plus là pour raconter. Saura-t-on prendre la suite ? Pourquoi t’es parti papa ? Ne râle pas trop là-haut, ne fous pas le bordel, retrouve ton papa & ta maman, buvez un coup à notre santé comme nous allons le faire ici à la tienne avec tous ceux qui t’ont connu !
Je te serre dans mes bras mon papa, très fort, je t’aime !

3 bis. Témoignage de Jacques (lu au crematorium).
« Jean-Claude,
Ta disparition fut si brutale et imprévisible que j’ai encore du mal à réaliser que nous ne pourrons plus passer ensemble de bons moments comme ceux que nous avons vécus depuis près de 50 ans, aussi bien au cours de notre activité professionnelle que lors de nos rencontres avec nos familles respectives.
Je garderai de toi le souvenir d’un homme droit et attachant, généreux et charismatique, avec un tempérament très affirmé qui masquait une sensibilité et un intérêt pour autrui que j’ai appris à déceler au fil des années.
Dès notre rencontre en 1974, j’ai apprécié ta capacité à être à l’écoute des autres ainsi que ta bienveillance envers moi qui nous a amenés à une relation d’amitié qui n’a jamais failli.
Les moments passés avec toi ont été source d’enrichissement pour moi avec ton regard et ton analyse argumentée sur l’actualité et le monde sans oublier tes bons mots.
Tes mails quasi quotidiens sur des sujets que tu souhaitais partager avec tes amis vont me manquer car ils maintenaient un lien entre nous malgré l’éloignement géographique.
Aujourd’hui, je perds plus qu’un ami, mais un grand frère qui a été un modèle pour moi et qui va beaucoup me manquer.
Toutes mes pensées t’accompagnent pour ce dernier voyage. »

3 ter. Témoignage de Jean-Michel (lu au crematorium).
« Sens le 10 octobre 2023
J’ai rencontré Jean-Claude en septembre 1975 pour une seule raison : il était mon patron. Avec son autorité naturelle et bienveillante de patron, mais aussi d’homme, il m’a tout appris de mon nouveau métier. Sa méthode était simple : faire réfléchir son interlocuteur à chaque instant. C’est ainsi qu’il m’a aidé à grandir professionnellement et personnellement : j’avais 25 ans…26 ans.
Puis le patron est devenu un ami, de même que nos familles.
Il me revient maintenant en mémoire tous les dîners et toutes les soirées chez les uns et chez les autres passés à refaire le monde jusqu’au milieu de la nuit.
Nos discussions étaient vives car elles étaient alimentées par la force de conviction de Jean-Claude elle-même alimentée par ses dons d’observation et sa logique implacable. J’aimais aussi de temps à autre un petit peu de mauvaise foi pour pimenter son argumentation. Nous avions ainsi souvent le plaisir d’être en désaccord : c’est la force de l’amitié.
Jean-Claude était un homme entier et fidèle. Je garde ce souvenir-là. D’un homme qui a marqué ma vie. »

4. Livre du Prophète Isaïe (25, 6-9), choisi parmi les textes proposés pour les célébrations.
Le jour viendra
où le Seigneur de l’univers
préparera pour tous les peuples, sur sa montagne,
un festin de viandes grasses et de vins capiteux,
un festin de viandes succulentes et de vins décantés.
Sur cette montagne, il fera disparaître
le voile de deuil qui enveloppe tous les peuples
et le linceul qui couvre toutes les nations.
Il fera disparaître la mort pour toujours.
Le Seigneur Dieu essuiera les larmes sur tous les visages,
et par toute la terre il effacera l’humiliation de son peuple.
Le Seigneur a parlé.
Et ce jour-là, on dira :
« Voici notre Dieu, en lui nous espérions, et il nous a sauvés ;
c’est lui le Seigneur, en lui nous espérions ;
exultons, réjouissons-nous : il nous a sauvés ! »

5. Psaume 102 (Ps 103, 8 ; 10-18), choisi parmi les textes proposés pour les célébrations.
Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d’amour ;
il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
ne nous rend pas selon nos offenses.

Comme la tendresse du père pour ses fils,
la tendresse du Seigneur pour qui le craint !
Il sait de quoi nous sommes pétris,
il se souvient que nous sommes poussière.

L’homme ! ses jours sont comme l’herbe ;
comme la fleur des champs, il fleurit :
dès que souffle le vent, il n’est plus,
même la place où il était l’ignore.

Mais l’amour du Seigneur sur ceux qui le craignent
est de toujours à toujours,
pour ceux qui gardent son alliance
et se souviennent d’accomplir ses volontés.

6. Homélie. Évangile selon Saint Matthieu (Mt 7, 13-20).
Cet extrait de l’Évangile de Matthieu a été choisi en dehors des textes habituels, et accepté par Frère Louis pour cette homélie. Jean-Claude adorait les proverbes et métaphores, qu’il punaisait sur tous les murs. L’un de ses proverbes favoris était « Mort de Loup, santé de Brebis ! » de Jean-Antoine de Baïf.

« Entrez par la porte étroite. Elle est grande, la porte, il est large, le chemin qui conduit à la perdition ; et ils sont nombreux, ceux qui s’y engagent.
Mais elle est étroite, la porte, il est resserré, le chemin qui conduit à la vie ; et ils sont peu nombreux, ceux qui le trouvent.
Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, alors qu’au-dedans ce sont des loups voraces.
C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. Va-t-on cueillir du raisin sur des épines, ou des figues sur des chardons ?
C’est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l’arbre qui pourrit donne des fruits mauvais.
Un arbre bon ne peut pas donner des fruits mauvais, ni un arbre qui pourrit donner de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.
Donc, c’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. »

8. Prière universelle.
Refrain : « Sûrs de ton amour, et forts de notre foi, Seigneur, nous te prions ».

1. Seigneur, accueille avec bienveillance Jean-Claude qui vient de nous quitter. Reçois-le auprès de sa chère Sainte Thérèse, et de ceux qui l’ont précédé, ses sœurs Claudette & Marie-Claire, son frère Jean-Pierre, ses parents Gisèle & Maxime, son parrain Guy, ses beaux-parents Gaston, Irma & sa sœur Blanche, ses belles-sœurs & beau-frère Camille, Yvette & Raymond, ainsi que ses amis qui l’ont précédé, parmi lesquels les anciens d’Algérie et ceux de la FNACA.
2. Seigneur, nous te prions pour les membres de sa famille, son épouse depuis 60 ans Jacqueline, ses enfants, petits-enfants, son frère, sa belle-sœur, ses neveux, nièces, petits-cousins, qui vivent ce moment difficile ainsi que ses nombreux voisins et amis venus parfois de loin témoigner de leurs liens fraternels, ainsi que ceux qui n’ont pas pu se déplacer. Donne-leur, Seigneur, ton réconfort & ta paix. Que la vie qui passe nous fasse rechercher les valeurs de famille & de fraternité.

Chemin de croix de la basilique Saint-Savinien de Sens, station 10.
© Lionel Labosse

3. Dans l’Évangile, Jésus soutient les faibles, mais sa colère chasse ceux qui ont préféré la richesse à la justice et l’amour du prochain, ceux qui sont prêts à jouer aux dés sa tunique, comme on peut le voir sur la 10e station du Chemin de Croix en cette Basilique Saint-Savinien de Sens. Seigneur, nous Te prions pour tous ceux qui souffrent moralement & physiquement, mais aussi pour ceux qui les soignent comme Jean-Claude a été soigné. Nous Te prions particulièrement pour tous les soignants, quels qu’aient été leurs choix, avec une pensée particulière pour ceux qui du fait de ce choix, ont été injustement exclus & suspendus après avoir été fêtés & applaudis. [3]
4. Seigneur, nous te prions pour l’Humanité : qu’elle vive encore et toujours de Foi, d’Espérance, de Charité, mais aussi de Fraternité & de notre Liberté chérie. Accorde à tous ses membres d’être des artisans de Paix & des témoins de ton amour miséricordieux pour tous les hommes. Nous Te prions enfin pour ceux qui souffrent de par le monde entier, en particulier en ce moment nos frères chrétiens de toutes confessions qui endurent des guerres ou sont persécutés. Pour leur venir en aide, suscite un réveil charitable dans le cœur des hommes de bonne volonté.

9. « Bon voyage » : chanson interprétée par son auteure Marie-Line Weber pour Jean-Claude, suivie de « Un jour tu verras » de Mouloudji, l’une des trois chansons demandées par Jean-Claude dans ses dernières volontés.
Pendant la bénédiction du cercueil, puis pendant la crémation à Joigny nous avons écouté les deux autres chansons :
• Alain Barrière : « Emporte-moi »
• Gloria Lasso : « Étranger au Paradis » (voir ci-dessous).
10. Mot final.
[Suite du message de Jean-Claude]
• Jean-Claude a souhaité associer, toutes les personnes qui ont enrichi son cercle d’amis et de connaissances, présentes aujourd’hui ou qui n’ont pu l’être.
Jean-Claude a souhaité être incinéré et que ses cendres soient dispersées au jardin du souvenir, au cimetière de Massangis, pour y être mêlées à celles de Jacqueline, à tout jamais, pour ce long voyage d’éternité. [Récemment, Jean-Claude a souhaité que ses cendres soient déposées dans une urne au columbarium. Cela sera effectué sans doute au printemps prochain.
Ce sera ainsi, proche de là où reposent ses parents, ses sœurs, ses grands-parents, son parrain Guy, la famille élargie, et les amis et connaissances de son village natal.
Et, au gré du temps, si d’aventure vous passez devant ce petit jardin, un simple souvenir sera bienvenu.
• Jean-Claude a souhaité, avant d’aller partager un verre du souvenir, mais surtout sans tristesse, que nous écoutions trois airs, parmi ceux qu’il a appréciés et qui vous retiendront quelques minutes.
Bonne écoute à chacune, et chacun, bonne dégustation ensuite, et les meilleurs souhaits possibles de Jean-Claude pour tout le reste de leur vie à vous toutes et tous.

11. Mot final.
Pendant le recueillement précédant la crémation à 13h30 au crematorium de Joigny a été diffusé, en plus du diaporama ci-dessus, le clip de la chanson « Vieux bricoleurs » chantée par Marie-Line Weber pour lequel Jean-Claude a fait ses débuts d’acteur au mois de juin dernier. Puissions-nous garder de lui ce souvenir malicieux. La dernière chanson de Marie-Line, « Le Chemin », sur une musique de Bruno Gut, a également été diffusée. Elle est dédiée « à mon vieux bricoleur Jean-Claude Labosse ».

Voici le document pour l’ensemble de la célébration.

Document PDF pour la célébration de Jean-Claude, 10 octobre 2023.

Deux messes ont été dédiées à Jean-Claude, à la cathédrale de Sens, samedi 14 octobre 2023 à 18h30 et dimanche 15 à 10h30.
Qu’il repose en paix.

P-S. Voir Sœur Benoîte joue au rugby avec les écoterroristes.

Lionel Labosse


© altersexualite.com, 2023
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[1Jean-Pierre, né en 1949, est décédé en 2012 ; je lui avais dédié une série d’articles sur Musset.

[2Voir M&mnoux, roman basé sur l’histoire de la famille de ma mère.