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Avez-vous cru à la fake news de la « deuxième vague » du coronavirus ou à la courbe en cloche de Raoult et Toussaint ?

Le mensonge devenu vérité

Comment armer les élèves contre les fake news quand le gouvernement & les médias de masse en sont les plus grands vecteurs ?

samedi 6 juin 2020, par Lionel Labosse

Voici le 2e article d’une série de 3 sur le complotisme, les fake news et comment la littérature permet de s’armer contre. Le 1er article s’intitulait Émile Zola, auteur complotiste et haineux assassiné par la loi liberticide de la macronie ; le 3e article : Qui croire ? Comment la littérature peut former les esprits pour séparer le bon grain de l’ivraie ?.
On connaît la fable africaine du mensonge devenu vérité racontée par Amadou Hampâté Bâ : « La Hyène et le mensonge » :
« Un jour, une hyène, furetant aux abords d’un village, trouva un chevreau mort. Tout heureuse, elle le ramassa, s’éloigna du village et le traîna dans un bosquet pour y faire tranquillement ripaille. Mais au moment où elle s’apprêtait à manger, elle aperçut au loin un troupeau d’hyènes qui venait droit sur elle.

De peur que ses congénères ne lui ravissent son déjeuner, elle se hâta de cacher le chevreau, puis vint s’installer au bord de la route. Là, elle se mit à roter et à bâiller bruyamment : « Bwaah ! Bwaah ! Bwaah ! ». Les coureuses s’arrêtèrent : « Eh bien, Hyène-sœur, qu’y a-t-il ? » « Courez vite au village ! Tout le bétail est mort et on a jeté les cadavres sur le « village d’ordures ». Je me suis bien régalée. Maintenant, je rentre tranquillement dormir chez moi. » À cette nouvelle alléchante, la troupe d’hyènes fonça vers le village avec une telle ardeur qu’elle souleva sous ses pas un véritable nuage de poussière. Contemplant ce spectacle, l’hyène se dit : « Voilà que mon mensonge est devenu Vérité, car jamais un mensonge à lui seul ne pourrait soulever un tel nuage de poussière ! Courons vite, c’est devenu la Vérité ! C’est devenu la Vérité ! Et laissant là son chevreau, elle fonça à son tour vers le village… Telle est la force du mensonge qu’à force d’être répété, un beau jour le menteur lui-même finit par y croire. »

En cette folle année 2020, nous vivons une incroyable histoire du même type, celle de la « deuxième vague » de l’épidémie de coronavirus, à laquelle un certain nombre de hyènes qui la lancèrent – après nous avoir fait croire dans un premier temps qu’il n’y aurait même pas de première vague – semblent avoir fini par croire, de même qu’ils croient à l’efficacité du « confinement » et des « applis », qui ne furent qu’un escape game en réalité augmentée destiné à décider qui de la démocratie ou de la dictature à la chinoise serait la plus efficace. Mieux, le gouvernement intime via Éduscol, l’ordre aux enseignants de débusquer et de dénoncer je cite : « Des enfants [qui] peuvent tenir des propos manifestement inacceptables », après avoir intimé l’ordre aux médecins généralistes de ne pas prescrire un traitement que le professeur Raoult, plus grand infectiologue français, avait mis au point avec son équipe de l’IHU Méditerranée Infection. Avocats, enseignants, médecins, des plus diplômés aux plus modestes, les citoyens de France sont traités comme des enfants tandis que les grands de ce monde font des génuflexions devant une Greta Thunberg. Dans cet article, nous nous intéresserons donc à la façon dont un gouvernement de menteurs et les journalistes à sa botte imposent des mensonges éhontés tout en menaçant des pires maux les auteurs de « fake news » qui n’ont pas atteint leur niveau d’ignominie. Tiens, en guise d’apéritif, voici une fake news amusante lancée le 11 mars par une cheffe d’État dont on vante la formation scientifique : « La chancelière a annoncé, mercredi, que 70 % de la population allemande sera infectée ». Vous avez bien lu : « sera », pas « serait ». Nous en sommes au 30 novembre à 914 000 cas détectés (sans compter tous ceux qui n’ont pas été détectés) : ça laisse de la marge. Mais bien sûr, les fake news, ce ne sont que les réseaux sociaux ! Au fait, pour les nostalgiques, notre actuelle « seconde vague » ne vous rappelle-t-elle pas l’inénarrable fable de l’« inversion de la courbe » de François Hollande ?

1. « Sibeth Ndiaye : la nouvelle porte-parole du gouvernement "dead" dès son premier tweet ? »
Extrait d’un article d’Hadrien Mathoux pour Marianne, publié le 1er avril 2019 (non, ce n’est pas un poisson d’avril !).
« Sibeth Ndiaye a d’ailleurs mis en pratique ce mantra il y a quelques mois, aux débuts de l’affaire Benalla. Avec Ismaël Emelien, la cheffe du service presse de l’Élysée est alors missionnée pour organiser la « riposte » de l’exécutif et distiller l’idée qu’Alexandre Benalla, sur la vidéo qui le montre assénant des coups à deux jeunes manifestants, réagissait en réalité à des violences. D’après une enquête du Monde, Emelien et Ndiaye décident de faire diffuser des vidéos par des comptes militants sur les réseaux sociaux ; le compte @frenchpolitic reçoit alors, par l’intermédiaire d’Ismaël Emelien, des images qu’Alexandre Benalla a lui-même obtenues via un fonctionnaire de la préfecture de police de Paris. Deux vidéos sont mises en ligne par @frenchpolitic le 19 juillet : or, si la première montre bien les deux jeunes manifestants lancer des projectiles sur les forces de l’ordre, la deuxième, qui voit un individu poursuivre un policier une chaise à la main, a été tournée à un autre moment et ne concerne pas le jeune homme molesté par Alexandre Benalla. Qu’importe, tout est bon pour défendre le président. Les deux vidéos sont mises en ligne, et le compte Twitter y ajoute la légende : « OK, même si ce n’était pas à #Alexandre Benalla de le faire, ne faisons pas passer cet étudiant pour un garçon bien sous tous rapports. C’était un individu violent qui était sciemment venu place de la Contrescarpe pour casser du flic. » Sibeth Ndiaye, qui se trouve alors en compagnie d’Emmanuel Macron à Périgueux, conseille les journalistes présents sur place, rapporte Le Monde : « Va voir un compte qui s’appelle “French Politic”. Tu verras que Benalla n’est pas celui qu’on dit »… [1]
On n’oublie pas non plus comment cette propagandiste en chef de la macronie « assume parfaitement de mentir pour protéger le président » selon un article mémorable de L’Express. La chargée de communication du gouvernement se vante de mentir ! C’est quoi cette république bananière ? Avant de passer à la suite, petit trou normand : visionnez ce montage video en forme de quiz sur le cinéma d’auteur français, puis tâchez d’identifier les œuvres :

2. « Hussards désarmés ou ÉduSCOL contre les fake news »
Un article du syndicat Action & démocratie, non signé, non daté, mais paru le 13 mai 2020 :
« Pour les valeurs de la République en avaaaaaaant ! » hurle une escouade de CRS armés jusqu’aux dents, dans une scène hilarante autant qu’unique en bande dessinée (La Méthode Champion, aux éditions Fluide Glacial). Tant que le héros violentait les membres d’une association de « riro-thérapie », les autorités ne jugeaient pas utile d’intervenir mais « la municipalité avait dû réagir lorsqu’il s’était attaqué au cours de macramé de la salle 106, que dirigeait l’épouse du député. La tolérance a ses limites ». Sur Éduscol, aussi !
Le bien connu portail d’informations et de ressources pour les personnels de l’Éducation Nationale vient de déclencher une mini-polémique avec deux publications consécutives intitulées « Écouter la parole des élèves en retour de confinement Covid 19 » et « Coronavirus et risque de replis communautaristes », publications destinées à conseiller les enseignants qui accueillent des élèves fraichement déconfinés. Morceau choisi :
« Des enfants peuvent tenir des propos manifestement inacceptables. La référence à l’autorité de l’État pour permettre la protection de chaque citoyen doit alors être évoquée, sans entrer en discussion polémique. Les parents seront alertés et reçus par l’enseignant, le cas échéant accompagné d’un collègue, et la situation rapportée aux autorités de l’école. » [2]
Voilà qui appelle plusieurs remarques et avant tout celle-ci : Quels propos « inacceptables » nos élèves pourraient-ils tenir au sujet du coronavirus ?
L’on n’a certes pas oublié qu’au début de cette crise des abrutis avaient tagué de propos racistes quelques vitrines d’un quartier chinois de Paris… Hors sujet, il est question de « l’autorité de l’État pour permettre la protection de chaque citoyen », s’agirait-il alors de sanctionner chez les enfants des critiques sur la façon dont le gouvernement a géré la crise du Covid-19 ? Cela paraît énorme mais le propos étant fort ambigu, beaucoup de professeurs et de simples citoyens l’ont compris ainsi. Les professeurs devraient-ils alors se préparer à convoquer les parents dont les bambins se permettent de moquer l’incapacité de la porte-parole du gouvernement à enfiler un masque ? « J’attends de pied ferme d’être convoqué, déclare un parent d’élève sur Twitter. Si un enseignant donnait une punition à mon fils pour ça, je peux vous assurer que le prof et son directeur ils la boufferont la punition ». Nous voilà prévenus, c’est bon à savoir car la cantine n’a pas encore rouvert.
Il n’est bien sûr plus à démontrer que nos élèves dès le plus jeune âge sont sensibles à des discours hostiles au gouvernement en place tenus dans leur entourage ; en témoignent ces enseignants qui l’an dernier regardaient médusés leurs élèves « jouer aux gilets jaunes » dans la cour, avec slogans, chorégraphies et charge de CRS à la fin (authentique).
C’est donc en connaissance de cause qu’Éduscol appelle les enseignants à « identifier les changements de comportements des élèves, susceptibles d’être provoqués par des influences familiales ou extérieures », à « sensibiliser les élèves aux risques des discours dangereux qui prodiguent de faux remèdes et des conseils dangereux en lien avec le Covid-19 » et enfin « développer l’esprit critique des élèves pour mieux lutter contre la désinformation, les fake news, les rumeurs et les théories complotistes ». Rien que ça. Les juvéniles adeptes de la chloroquine n’ont qu’à bien se tenir.
Hélas, ce que nos chers conseillers d’Éduscol ont dramatiquement oublié, c’est de nous la dire, la vérité sur le Covid, à nous qui sommes censés la répandre telle parole d’évangile (oups). Alors… finalement le masque c’est utile ou pas ? Le virus vient du pangolin ou d’un pokemon ? les gouvernements qui n’ont pas confiné leur population sont-ils des irresponsables ? Parce que bon, s’il s’agit de démontrer avec autorité à Dylan que le vaudou ne permet sûrement pas de guérir du Covid, OK. Mais comme pour la plupart d’entre nous, les études se sont arrêtées à la dissection de la grenouille, on se gardera bien de départager Michel Cymès et Didier Raoult.
Au lieu de râler encore (« les profs… »), écoutons ces quelques collègues qui pleurent de gratitude en ouvrant leur page Éduscol : « Ah pour une fois que le Ministère nous aide à gérer une situation compliquée ». C’est vrai qu’en général les situations compliquées on les gère sans lui, alors… pour une fois pourquoi ne pas saisir cette main tendue ?
- Allo M. l’inspecteur, le petit Johnny 8 ans, est en train de détruire ma classe. Les autres enfants se sont réfugiés au réfectoire, surveillés par le maire qui heureusement passait par là.
– Surtout ne le touchez pas pour éviter les accusations de maltraitance. Parlez-lui avec bienveillance. Au revoir.
– Non, attendez. Il a aussi crié : « Macron est un illuminati. Dieudonné a raison ! »
– On vous envoie de l’aide tout de suite, je préviens le recteur et le Ministère, tenez bon !

Car comme on le disait en introduction, la tolérance a des limites. La chienlit dans les classes oui, mais pas dans les têtes ! Pour les valeurs de la République, en avaaaaaant !
Du temps de Najat Vallaud-Balkacem, on ne lésinait pas non plus sur le formatage, pas question ainsi de laisser les enseignants sans « ressources » pour traiter des attentats de 2015. Les consignes furent très claires avant tout échange avec nos élèves : Bannir tout propos politiquement incorrect ou potentiellement jugé tel par le gouvernement en place. Répétons bien que la politique internationale de la France n’a joué AUCUN rôle dans la déstabilisation de la Syrie et donc le renforcement de l’État islamique. Contentons-nous de belles paroles lénifiantes sur le vivre-ensemble. Les terroristes ? méchants par nature, voilà.
Nous on est des gentils et ils n’auront pas notre haine.
Dans une enquête récente sur les dispositifs d’éducation aux médias au lycée, (Le Monde diplomatique : « Quand les médias rééduquent les lycéens »), la journaliste Sophie Eustache observait très justement que ces dispositifs visaient moins à développer le recul critique sur les grands moyens d’information que de rétablir la confiance vis-à-vis du journalisme et d’inculquer les « valeurs de la République » aux jeunes des quartiers populaires. » Et si plutôt que de tenter de « formater », « déformater », « reformater » la pensée de nos élèves (avec bien peu de succès, de surcroît), on considérait (enfin) que le meilleur service à leur rendre est de leur apprendre à maîtriser leur langue ? Penser librement implique de maîtriser la langue, or les « réacs » et autres « consternants » ne sont plus seuls à constater que nos bambins et ados maîtrisent de moins en moins bien leur langue, certains pédagogues ont mis du temps à l’admettre mais mieux vaut tard que jamais.
Une évidence soulignée par le philosophe René Chiche, (La Désinstruction nationale) qui déplore qu’on ait fait le choix d’« enseigner les médias et le décryptage des « fèqueniouzes » plutôt que la démonstration de mathématique » ou encore d’ « initier à la philosophie dès la maternelle par des « débats » plutôt que faire simplement lire les chefs-d’œuvre et donner le goût de la langue en puisant à la source ».
En attendant que la raison l’emporte… ce soir l’équipe enseignante se prépare à affronter la Bête immonde. On attend de pied ferme les parents du petit Kévin, ce dernier ayant tenu des propos inacceptables que nous citons avec effroi :« le président a créé le coronavirus dans un labo pour tuer les vieux pour pas payer leur retraite. » Même que le Youtubeur qui l’a dit avait 100 000 vues, ça vous calme les profs ? Cette graine de gilet jaune n’ayant pas accepté de retirer ses propos, on use de la manière forte, CONVOCATION.
Hélas trois fois hélas… trois décennies de « Pas de vague » ça laisse des traces. Depuis qu’on lui a sucré son estrade, qu’on lui a inculqué à l’IUFM que l’autorité c’est fasciste et que la punition traumatise les enfants qui plus tard se vengeront sur leurs propres enfants, voilà que dans sa classe le professeur n’impressionne plus grand monde. La nature ayant horreur du vide, les perturbateurs sont enfin libres de pourrir la scolarité des autres. De même, dans la rue, les délinquants sont libres de pourrir la vie des habitants de leur quartier.
Heureusement que dans un pays où caillasser des pompiers est sanctionné d’un rappel à la loi (Ah mais !), les fèqueniouzes et la haine sur Internet sont combattus sans relâche. Non non, l’autorité de l’État n’a pas dit son dernier jet de LBD.
– Madame, Monsieur, votre enfant a tenu des propos inacceptables.
– Et ta sœur ?
– Je suis le bras de l’État, je vais sévir. Pour les valeurs de la République, en avannnnnt !

Cet article n’était pas signé, mais l’auteur s’est dévoilé à notre demande, il s’agit de Matthieu Faucher, professeur des écoles et référent national pour les professeur des écoles chez Action et Démocratie, connu pour une affaire de sanction ubuesque sur une dénonciation par lettre anonyme, pour avoir exercé sa liberté pédagogique en lisant des extraits de la Bible !

3. La désinformation massive des médias de masse lors de la pandémie de coronavirus
J’ai traité ce sujet au jour le jour dans un journal du confinement suivi de plusieurs suites (déconfinement, confinement le retour, etc.). Je ne reprendrai ici qu’un bref cas clinique incontestable portant sur l’annonce quotidienne du nombre de décès ou de nouvelles contaminations. Le déconfinement très précautionneux de l’Allemagne n’a pas du tout entraîné un « rebond des cas de contamination » comme l’affirme cette fake news publiée par France Info, mais au contraire une baisse progressive, confirmant que le confinement n’avait pas de grand impact sur le déroulement de l’épidémie. Il suffit pour s’en assurer de vérifier les chiffres concernant l’Allemagne. Les statistiques de ce pays révèlent qu’en fait, dans les jours qui ont suivi le déconfinement, le nombre de morts et de nouvelles contaminations ont baissé régulièrement tout en fluctuant à la marge. Le 13 mai, 23 jours après le début du déconfinement dans ce pays, nous en sommes à 800 cas de plus par jour, et autour de cent morts (mais il y a eu 3 jours au-dessous de 50 morts) alors que la veille du 20 avril, il y avait 1800 cas supplémentaires. Mieux, le 11 mai, le Figaro titrait sur une fake news caractérisée : « Coronavirus : l’épidémie reprend de l’ampleur en Allemagne » alors que les chiffres étaient en réalité pour ce jour de 22 morts et le nombre de nouveaux cas avait encore baissé (+ 357 contre + 667 la veille), selon le site Eficiens ! Une forte baisse était transformée en forte hausse pour terroriser la population ! Et tout au long de la pandémie on n’a eu que ce genre de mensonges, assez classique dans la presse, car la terreur a toujours explosé les ventes.
Mais mieux que cette désinformation, c’est le fait de taxer de « complotistes » les gens qui eux, donnent des informations scientifiques basées sur des données sérieuses. C’est ainsi que les « Décodeurs » du journal Le Monde avaient décidé, comme 95 % des journalistes de la presse mainstream en France, et 95 % des politiciens, que le plus grand spécialiste français des microbes était la personne à éliminer. Le Professeur Didier Raoult avait en effet eu l’outrecuidance de déclarer que ce virus était tout à fait maîtrisable, et à la tête de l’IHU Méditerranée Infection, s’était mis à appliquer les consignes de l’OMS qui avaient déjà montré leur efficacité en Corée du Sud et en Allemagne : tester massivement, isoler les positifs et malades, et soigner, c’est-à-dire faire œuvre de soignant. Mais les hordes de gueux marseillais qui faisaient la queue devant cet IHU pour se faire tester & traiter déplurent franchement à quelques mandarins de la médecine de salon, qui décidèrent que tout traitement devait être longuement testé en double aveugle selon des procédures administratives qui donneraient leur résultat bien après la fin de l’épidémie. C’est ainsi que deux semaines après le début du confinement, ces fameux « décodeurs », qui avaient pourtant auparavant su dénoncer la menteuse devenue porte-parole du gouvernement, dénonçaient vertement le Professeur Raoult sous la plume de Damien Leloup et Lucie Soullier, avec ce titre digne de la presse fasciste : « Coronavirus : comment le professeur Didier Raoult est devenu une figure centrale des théories complotistes ». Cet article puisait dans toutes les roueries de la diffamation la plus minable pour soutenir sa thèse, comme par exemple l’antisémitisme : « une explication toute trouvée a surgi dans les espaces de discussion en ligne les plus radicaux : celle d’un complot de l’industrie pharmaceutique, le plus souvent avec une forte connotation antisémite. « Les juifs ne peuvent pas gagner de l’argent avec ? Supprimez-le », écrit ainsi un utilisateur de 4chan/b/, forum prisé de l’extrême droite anglophone, dans un fil de discussion expliquant que l’hydroxychloroquine est bon marché. » Quel que soit le sujet, il est évident que sur cent personnes qui émettent un avis sur quelque réseau social que ce soit, vous allez trouver un message antisémite, mais en quoi cela peut-il servir de preuve quelconque, et de preuve à quoi ? Et on apprécie le détail qui prouve que le journaleux s’est vraiment donné du mal pour trouver cette preuve antisémite : « forum prisé de l’extrême droite anglophone » ! Ah bon, il n’a rien trouvé d’antisémite chez les raoultistes francophones ? La fin de cet article de soi-disant « décodeurs » tombe dans le n’importe quoi du café du commerce, le non-sens absolu, et surtout, tout l’article évite absolument de traiter de ce dont il est question : l’efficacité de ce traitement. Je cite ce tissu d’absurdités : « Mais, avec son parcours atypique et ses multiples déclarations fracassantes au fil des années, Didier Raoult pose aussi des difficultés aux complotistes les plus « durs ». Sur 4chan/b/ou Avenoel, forums populaires auprès des droites les plus extrêmes, on apprécie son look de vieux druide blanc, tout comme ses prises de positions climatosceptiques d’il y a dix ans. Mais Didier Raoult est également l’auteur d’une tribune publiée dans Le Point qui dénonce la notion de « Français de souche », qualifiée d’absurdité scientifique. Ce texte lui vaut aujourd’hui d’être traité « d’ordure cosmopolite » sur Avenoel, tandis que d’autres sites complotistes et antisémites lui cherchent, depuis plusieurs jours, des liens avec le Mossad israélien. »
Ce genre de propos relève du délire, et l’on constate d’ailleurs qu’à deux reprises les deux signataires de ce torchon font allusion à la judéité, ce qui n’a strictement rien à voir avec le sujet. Ils me font penser à ces hystériques de la pédophilie qui soi-disant passent leurs journées à traquer les pédophiles sur des sites et à les dénoncer, et dont on finit par découvrir vingt ans après qu’ils ont plongé le doigt dans le pot de confitures. Comme s’il suffisait de mettre une pincée d’antisémitisme dans un article d’échotier pour lui donner de la valeur. Bref, ceci n’est qu’un exemple de l’acharnement de la presse mainstream française (et pas seulement) pour faire passer pour un abruti le plus grand spécialiste français des microbes, et son équipe de 700 personnes qui tout au long de l’épidémie en France, ont testé et soigné sans relâche la foule bigarrée de Marseille, pour parvenir à un résultat éclatant en terme de nombre de tests effectués et de nombre de morts dans cette ville dans laquelle on sait très bien que la population ne respectait pas plus les « gestes barrière » qu’en Seine-Saint-Denis. Le professeur essuyait les crachats de toute l’intelligentsia composée de parasites absolus comme Daniel Cohn-Bendit, un type qui a gagné beaucoup d’argent toute sa vie durant comme ex-people de mai 68. Par exemple un article de Libération vaut le détour : « Les coronavisages de la crise ». Voici les 5 lignes sur Raoult : « Il y a aussi l’iconoclaste Marseillais, le professeur Didier Raoult. Ce médecin chercheur est à part. Ayant mené toute sa carrière en faisant un pas de côté, homme de talent et chercheur de bon sens, il aime les projecteurs. » Cela ne manquait pas de sel, sachant que durant toute la crise en France, le Pr Raoult n’a participé qu’à une seule émission de télévision de plateau, interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur RMC le 25 juin, alors qu’il était monté à Paris pour son audition à l’Assemblée. Pour le reste, il s’exprimait depuis son bureau, soit par une video hebdomadaire postée sur le site de l’IHU, soit par des entrevues à la radio, à la télévision, mais jamais les chaînes d’État ou mainstream, toujours les outsiders de l’info, et à quelques journaux, pendant que ses détracteurs, au lieu de tester et soigner comme lui et son équipe, hantaient les plateaux de télévision. Mais aucun « décodeur » ne fera jamais le compte des interventions télévisées des médicastres propulsés spécialistes selon des critères sans doute inversement proportionnels à leur compétence par une classe politico-médiatique consanguine durant cette crise. Ils ne donnent jamais la parole aux médecins de base qui sont massivement favorables à leur liberté de prescrire, et ne sont pas dupes des études complètement bidon que la presse payée par l’industrie pharmaceutique multiplie. Le 22 juin 2020, le site France soir publie une tribune de Gérard Delépine : « De "Décodeurs de l’info" à "Décorateurs de l’info" : Le Monde a t-il franchi le pas ? ».
Le 3 mai 2020, on s’amuse de la protestation molle du Monde et autres médias à la botte du pouvoir contre le fait que le gouvernement ait officialisé leur statut d’agences d’information d’État sans le leur dire : « Coronavirus : le site du gouvernement contre les « infox » irrite les médias ». Cela fait trois mois qu’ils servent la soupe, qu’ils relaient la désinformation et ses mensonges, qu’ils organisent la disqualification de Didier Raoult et de tous les dissidents de la politique de santé absurde du gouvernement, et ils s’étonnent qu’on officialise la situation. Ma méfiance vis-à-vis de ces prétendus journalistes consanguins du pouvoir ne date pas d’hier. Des exemples d’attitude panurgique de la classe politico-médiatique dans le passé sont nombreux. Rappelons celui que j’ai étudié dans « Le juke-box de l’indignation : l’affaire bidon du RER D », qui date de 2004. Il s’agissait d’un emballement médiatique bidon à propos d’un pseudo-viol dans le RER D. La victime étant juive, on avait juste oublié de vérifier si elle n’était pas juive et mythomane. De même quand une femme accuse un homme de la harceler, on oublie qu’une femme n’est pas essentiellement victime, mais qu’elle peut aussi être mythomane. Mais jamais ce genre d’affaire n’entraîne la moindre remise en question de la presse et des politicards qui s’emparent toujours avec la même bêtise à front de taureau de toute affaire susceptible de leur permettre de manipuler l’opinion ou de vendre leurs torche-culs. Ce fut donc en 2017 & 2018, l’affaire Sandra Muller, une nouvelle mythomane érigée par la classe politico-médiatique mondiale en héroïne de #balancetonporc, qui n’était en fait que l’égérie de la délation propre sur elle, finalement condamnée le 25 septembre 2019 pour diffamation à l’encontre d’Éric Brion, qu’elle avait accusé le 13 octobre 2017 par un « tweet », lançant le fameux hashtag, repris deux jours plus tard sur un mode moins agressif par #metoo. Macron avait reçu en grande pompe à l’Élysée cette calomniatrice mythomane, et aucun journaliste, aucun président ne s’est jamais excusé de ce qui est peut-être la plus lamentable (car mondiale) fake news de ce début de siècle.

Graphiques cumulatifs du nombre de morts du Covid-19.
Identifiez Suède, Brésil, France, Italie.

Intermède. Une autre infox que personne n’a relevée. Le croque-morts qui psalmodiait le livre des morts tous les soirs vers 20 h pendant le pic de l’épidémie, avait imposé la notion de « plateau » contre la notion de « pic » épidémique. Or cela allait avec un type de graphique imposé par la presse, celui de la progression du nombre de morts. Or si l’on compare les types de courbe épidémique proposés par les rarissimes médias qui ont fait un vrai boulot, et qui sont rarement les médias mainstream, on se rend compte que le graphique cumulatif en « plateau » était le moins significatif pour suivre le déroulement de l’épidémie. Vous n’avez qu’à comparer l’image ci-dessus, qui contient ce 1er type de graphique « en plateau » (source : site Eficiens). J’ai collé ensemble les graphiques des 4 pays suivants : Italie, Brésil, France, Suède, à la date du 26 mai. Tentez de retrouver les 4 pays, puis prenez la réponse au bas du 3e graphique. Comparez maintenant avec un autre type de graphique, celui du site L’Internaute, à la date du 30 avril.

Courbes du site L’Internaute, réanimations et décès Covid-19 au 1er mai 2020.

Il s’agit des réanimations et des décès, avec surimpression pour ceux-ci de la courbe cumulative. Y a-t-il photo pour décider du graphique le plus informatif ? On constate grâce à ce graphique que le basculement (« le pic ») s’est produit le 10 avril, près d’un mois après le début du confinement. Voici maintenant un troisième type de graphique, trouvé dans le Corriere delle sera le 22 mai. Il s’agit de la courbe des pourcentages de tests positifs qui atteignit ce jour-là 1,5 %. Évidemment peu de pays pouvaient fournir une telle courbe, seulement ceux dirigés par des gens compétents qui ont « testé, testé, testé », comme le préconisait l’OMS en mars, comme l’a fait l’IHU de Marseille, et comme ne l’ont pas fait les branquignols qui nous gouvernent, tout occupés qu’ils étaient par leurs drones, leurs autorisations de sortie, leurs piques anti-Raoult, etc. Je repose la question : quel graphique est le plus informatif ? Pic ou plateau ? Après vous avez aussi les courbes lissées sur 3 jours ou sur la semaine, pour éviter les variations quotidiennes souvent dues à des rattrapages statistiques. Bon alors voici la réponse pour le 1er document : en haut à gauche, Italie, à droite, Suède. En bas à gauche, Brésil, à droite France. Vous aviez bon ?

Corriere della sera, 22 mai 2020.
Vous la voyez la seconde vague ?

4. Lutter contre les « infodémies » : à prendre et à laisser.
Le site de l’Académie de Versailles propose un dossier complet et sérieux sur « L’« infodémie » : des rumeurs qui ne connaissent pas de frontières ». On n’y propose pas de conduire au commissariat les élèves qui seraient favorables au Pr Raoult, mais une « pyramide de l’information » a de quoi amuser : elle place tout en haut et en vert, je cite : « recommandations qui résultent d’expertises, des agences de santé, les faits », et en bas, en marron, avant le rouge : « avis personnels d’experts », puis en rouge : « opinions et spéculations ». À cette aune, les experts de l’ultra-libéralisme qui trustent tous les médias qui leur appartiennent sont en vert, le Pr Raoult est en marron, et Émile Zola est en rouge. Je crains même que la nymphette écolo Greta Thunberg devant laquelle tous les macrons du monde se sont mis à quatre pattes sauf l’ignoble Trump et le criminel de guerre nazi Michel Onfray, ne soit placée dans le vert dans notre monde drogué par les réseaux sociaux où le sens commun est devenu un gaz volatil. Quant aux « faits », je suis d’accord, mais comme je le fais quotidiennement lors de l’épidémie de Coronavirus en 2020, en vérifiant moi-même sur différents sites les données quotidiennes de l’épidémie, je constate chaque jour que la façon dont les médias mainstream rendent compte de l’épidémie et des « faits », est tendancieuse sinon mensongère, et délibérément anxiogène. Si tous les « experts » placés en vert ont avant de donner leur expertise dans les médias qui ne reçoivent qu’eux, reçu un appel « amical » de Sibeth N’Diaye, doit-on croire à leur objectivité ? Et le conformisme, la « pensée unique », ce n’est qu’un fantasme ? Attention au bourrage de crâne ! Rappelez-vous Coluche et ses « milieux autorisés ». Diderot dans son article « AGNUS SCYTHICUS » a démontré comment il peut arriver, si l’on creuse un peu, que toute une foule d’autorités se réduise « à rien, ou à l’autorité d’un seul homme ». Le néologisme « infodémie » a été créé en laboratoire par Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur de l’OMS connu pour son soutien à Robert Mugabe, le dictateur du Zimbabwe. Lire « La rumeur, l’autre épidémie qui préoccupe l’OMS ». Il est clair que pour des individus de cette envergure, lutter contre les « infodémies » sous-entend laisser l’industrie pharmaceutique tirer le plus possible de marrons du feu. Donc avant de foncer dans le chiffon rouge, regardons la gueule du toréador. Quant aux groupes d’experts, aux agences de santé, etc., avant de les croire, vérifions de quels pouvoirs elles tiennent leur nomination. 100 % des pays totalitaires ont toujours eu des clubs d’experts qui affirmaient avec le plus grand aplomb les pires contre-vérités. La publication par le journal scientifique The Lancet le 22 mai 2020 d’une prétendue étude sur un grand nombre de patients à propos de l’hydroxychloroquine, réalisée par de prétendus scientifiques qui sont tout sauf des soignants, et qui n’avaient fait qu’agréger des « big data » sans avoir vu un seul de ces patients est un bel exemple de cette aberration dénoncée par Diderot : toute cette masse de savants se réduisent à un seul, lequel s’avérera incapable de légitimer ses données obscures. On peut lire les commentaires quasi-unanimes des lecteurs du Quotidien du médecin sur un article relayant cette prétendue étude. Mais tous les médias d’État (subventionnés ou fiancés par l’État) reprennent sans aucun esprit critique cette pseudo-étude, selon un modèle dénoncé par Mona Chollet dans Sorcières : La Puissance invaincue des femmes, Paris, La Découverte : Zones, 2018, page 59 : « la raison d’être des médias est souvent l’idéologie et non l’information : études biaisées reprises sans aucun regard critique, totale absence de scrupules et de rigueur, paresse intellectuelle, opportunisme, sensationnalisme, panurgisme, fonctionnement en circuit fermé hors de tout lien avec une quelconque réalité… ». Dans le même ouvrage, on trouve le récit d’une autre découverte médicale marquante et pourtant bête comme la chloroquine : et comme toujours, celui qui disait la vérité, il fallait l’exécuter : « Au milieu du XIXe siècle, Ignace Philippe Semmelweis, qui exerçait à l’hôpital de Vienne, comprit l’origine de cette « épidémie » : après avoir disséqué des cadavres, les médecins allaient pratiquer des accouchements sans s’être lavé les mains… Lorsqu’il obligea tous ses collègues à le faire avant d’entrer dans la salle de travail, le taux de mortalité chuta. Il était torturé par la culpabilité : « Dieu seul connaît le nombre de patientes qui, par ma faute, sont descendues prématurément au tombeau. » Mais sa découverte suscita un tollé chez ses confrères, offusqués à l’idée que leurs mains puissent être des vecteurs de mort. Au cours des années qui suivirent, Semmelweis vit les portes se fermer devant lui. Atteint de dépression, il mourut en 1865 dans un asile psychiatrique de Vienne. Dès 1795, un médecin écossais, Alexander Gordon, avait émis une hypothèse semblable à la sienne, sans rencontrer aucun écho ; et Holmes, arrivé aux mêmes conclusions, subit les mêmes attaques : il fut traité d’irresponsable et d’arriviste qui cherchait à se faire remarquer… Le lavage de mains systématique ne fut instauré que vingt ans après la mort de Semmelweis » (p. 214). Encore un savant en « rouge » et qui pourtant avait raison contre les savants en « vert ». On sait désormais la suite de ce que le Pr Didier Raoult qualifia de « Lancetgate » en référence au scandale du Watergate : une pétition internationale de 100 professeurs de médecine amène en quelques jours au retrait de l’étude « foireuse » du Lancet, dont on aura appris que les personnes qui ont traité les prétendues données de base étaient une véritable bande de « Pieds nickelés » selon la formule du Pr Raoult. L’objectif étant de décrédibiliser le professeur français et son protocole simple et économique pour soigner le Covid-19, ce qu’il faut bien appeler un « complot » international de décideurs, selon la définition du CNTRL : « Dessein secret, concerté entre plusieurs personnes, avec l’intention de nuire à l’autorité d’un personnage public […] » avait provisoirement abouti à l’arrêt décidé par l’OMS et par les autorités de santé françaises des études en cours sur l’hydroxychloroquine. Donc si l’on comptabilise le ministre de la santé, le directeur de la santé et les 10 membres du prétendu « conseil scientifique », cela fait 12 professeurs de médecine sélectionnés par le président de la République parmi l’élite, qui se sont avérés incapables de lire une étude parue dans un journal, qu’un seul scientifique qu’ils méprisent avec la morgue propre aux arrivistes a immédiatement identifiée comme « foireuse ». Donc un seul vrai scientifique peut avoir raison contre 12 personnes auréolées d’une autorité usurpée, à la fois scientifique & politique. Belle leçon pour qui prétend enseigner à lutter contre les « fake news » !
Que deviendront ce genre de tutoriels de collègues certes animés de bonnes intentions, je n’en doute pas, dans deux ans, quand le Mouvement national sera au pouvoir ? Alors entre le Pr Raoult, seul (enfin pas si seul si l’on a la curiosité de gratter un peu) et le groupe d’experts que le pouvoir a mis en place en oubliant Raoult puis en le rajoutant au dernier moment, lui qui était le meilleur de tous, doit-on donner la préférence au groupe parce qu’il est groupe, sans étudier les conditions ni les critères du choix ? Je suis désolé mais l’histoire a souvent montré que dix hommes inféodés au pouvoir, voire douze, avaient tort face à un seul homme libre. Je remets ici cette belle image de Victor « Et s’il n’en reste qu’un je serai celui-là » Hugo votant seul contre son camp dans la mini-série Victor Hugo, ennemi d’État.

Victor Hugo, ennemi d’État, mini-série de Jean-Marc Moutout, 2018.


- Un article intéressant de « Avatar905 » propose entre autres une échelle de preuves à 7 échelons : Rumeur, Témoignage, Expérience personnelle, Parole d’un expert, Étude scientifique, Réplication des études, Méta analyses. Nous en sommes pour ce qui concerne le coronavirus à une étape où il n’y a pas de consensus scientifique, mais où de façon très claire, les médias de masse censurent tous les scientifiques qui sont en accord avec le Pr Raoult, et ne donnent la parole, même s’ils ne sont en aucun cas spécialistes de virologie, à tous ceux qui sont en désaccord avec lui (alors que, rappelons-le, entre autres, deux anciens ministres de la santé, et l’ancien directeur de l’ANSM lui ont apporté leur soutien !), sans jamais préciser si ces scientifiques sont rémunérés par des laboratoires qui pourraient avoir un intérêt financier à ce que le Pr Raoult ait tort. D’autre part, la consultation quotidienne de l’évolution de cette première pandémie dans les différents pays d’Europe confirme jour après jour que cette épidémie est bel et bien en train de se terminer, que ce soit en Suède où il n’y a pas eu de confinement, ou en Suisse, ou en Italie, en Espagne, et même en France, sans que dans aucun des pays où il y a eu déconfinement une ou deux semaines avant la France, ne se soit produit rien qui ressemble à une « seconde vague » que l’on nous avait promise pour 14 jours après le déconfinement. C’est le problème du « biais de confirmation » expliqué par « Avatar905 » : rien ne vient confirmer cette seconde vague, mais les gens qui croient à cette fake news nationale propagée par une sorte de consensus de savants et de journalistes influencés par des conflits d’intérêts, amplifient toutes les nouvelles de « foyers de contamination » ici ou là, sans prendre en compte les chiffres bruts d’évolution statistiques sur 15 pays d’Europe, qui vont absolument tous dans le sens de la disparition inéluctable de l’épidémie (ou peut-être d’un rebond en automne).
Je propose un petit exercice pédagogique pour permettre aux élèves de se faire une opinion sur le journalisme : passer disons 5 à 10 minutes de chacune des trois vidéos suivantes, des entrevues du Dr Violaine Guérin, fondatrice du collectif « Laissons les médecins prescrire », puis débattons de leur évaluation de la qualité du travail des journalistes et de l’apport informatif.
1. Montage des interventions du Dr Guérin le 3 mai sur LCI.
2. Intervention du Dr Guérin le 15 mai sur LCI.
3. Intervention du Dr Guérin le 15 mai par Putsch Media.
Un dernier document pour commenter ces 3 vidéos, un commentaire sur Voici sur le fait que le Pr Raoult refuse de nombreuses demandes d’entrevues : « Didier Raoult ne veut pas « être dans l’urgence, dans la petite formule ». Ainsi, Yanis Roussel a assuré que l’infectiologue reçoit des demandes d’interview provenant du monde entier, et que par conséquent, tout le monde ne pourra pas être satisfait. « L’idée, c’est qu’on ne peut pas répondre à tout le monde malheureusement », a-t-il expliqué. Face à une telle affluence, le Professeur Didier Raoult et son entourage sont obligés de choisir. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils préfèrent communiquer sur YouTube par exemple que dans les médias traditionnels où il est parfois compliqué de développer un raisonnement, du fait du manque de temps. « Même si c’est à une heure de grande écoute, même si certains JT sont suivis par plusieurs millions de téléspectateurs, si c’est pendant 3 minutes dire quelque chose qui à la fin ne pourra pas être représentatif du fond de ce qu’on a à dire, l’utilité n’est pas énorme », détaille Yanis Roussel.
C’est pour cette raison qu’ils ont accepté de rencontrer Apolline de Malherbe. La journaliste de BFM TV lui avait proposé « un long format où l’objectif était d’aller dans le fond, une heure pour prendre le temps de répondre aux différentes questions sans être dans l’urgence, dans la petite formule ». Et c’est sans doute pour cette même raison qu’il refuse d’aller sur le plateau de Jean-Jacques Bourdin où les « petites formules » sont souvent mises en avant. « On n’est pas là pour réagir à chaud à toute l’actualité, à tout ce qu’il se passe. On n’est pas dans une posture de commentateurs donc en général, on fait une interview quand on a quelque chose de particulier à dire », a-t-il tenu à rappeler. Voilà qui ne pourrait pas être plus clair. »

- Intermède : cet article de Michel Onfray où l’on apprend que Sibeth Ndiaye fume dans son bureau (j’avais une proviseure manipulatrice qui le faisait, et encourageait ses proches collaborateurs à en faire autant), et autres révélations sur Laetitia Avia, enfin bref ces macronesses qui aiment bien interdire aux autres ce qu’elles se permettent à elles-mêmes.

« Seconde vague », 2e épisode ou « rebond » ?

Quant à la question de la « seconde vague », il faut attendre la fin du film, mais c’est une lubie lancée par certains épidémiologistes souvent auto-proclamés, comme l’inénarrable Martin Blachier qui n’est pas vraiment docteur en médecine, et omet d’annoncer ses énormes conflits d’intérêt avec le laboratoire Gilead lorsqu’il intervient très fréquemment pour déclamer ses prophéties terrifiantes sur les plateaux télé. Le Pr Jean-Philippe Toussaint l’a remis à sa place dans une émission de Cnews du 5 octobre 2020. Blachier en gros justifie les mesures du gouvernement en prétendant que la situation épidémiologique est due au comportement des gens. Le Pr Toussaint est favorable à l’immunité collective par la circulation du virus, plutôt que le très hypothétique vaccin. Le visionnement de ce « Punchline » (titre de l’émission) peut être intéressant pour faire toucher du doigt la difficulté à discerner un expert crédible d’un type qui se fait passer pour un professeur et pour un médecin, mais qui n’est ni l’un ni l’autre, comme le révélera le blogueur Rémy de Lettres-It-be dans une vidéo que l’on peut diffuser en cours. Les casseroles que traînent tous ceux qui nous parlent de « deuxième vague » devrait suffire, mais il faut donc attendre la fin du film pour savoir si c’est Didier Raoult, qui a raison en parlant de « rebond » et d’une nouvelle épidémie avec des variants, ou le Dr Stéphane Gayet interviewé le 16 novembre 2020 par Xavier Azalbert pour BonSens / France Soir, infectiologue, médecin des hôpitaux au CHU de Strasbourg, chargé d’enseignement à l’Université de Strasbourg. Il explique que les chiffres de la mortalité globale de ce 2e épisode n’ont rien à voir avec l’épidémie du printemps, et qu’il s’agit de la confusion entre des morts d’autres maladies étiquetées « mort du Covid » alors qu’ils sont morts d’autre chose, les infections habituelles de l’automne, et le Covid. En parallèle, on constate jour après jour l’empressement des laboratoires et de certaines instances politiques à vendre et à acheter des vaccins conçus « à toute vitesse » avant même qu’on ait accès à leurs données scientifiques, alors que les mêmes avaient accablé le Professeur Raoult pour avoir prôné sans étude randomisée en double aveugle, l’utilisation d’une vieille molécule très bon marché. Cet empressement est pour moi (mais je peux me tromper) le signe qu’on s’emballe alors que le danger est comme souvent bien moins grand qu’on veut nous le faire croire.
Nous terminerons avec la magnifique fake news de Macron lors de son allocution dramatisante du 28 octobre dénoncée dans une entrevue du Pr Toussaint qui date du 13 novembre. Il ironise sur la prévision délirante de « 400 000 morts supplémentaires » de Macron si nous suivions « la stratégie de l’immunité collective ». Le Pr Toussaint explique qu’avec un taux de mortalité de 0,5 %, cela voudrait dire que nous serions 80 millions d’infectés !) Cette allocution présidentielle contenait deux autres mensonges éhontés. Le président faisait état de 500 morts la veille, alors qu’il s’agissait de la somme des morts en hôpital de la veille et des morts en Ehpad des trois jours précédents (mises à jour deux fois par semaine par Santé Publique France). Les deux chiffres de morts du 26 et du 28 octobre furent de 257 et 244… Mais le meilleur était « Quoi que nous fassions, près de 9 000 patients seront en réanimation à la mi-novembre ». Il est très amusant de lire la vérification de Mathieu Lehot pour France Info, un vrai journaliste d’investigation qui sait quelles sont les meilleures sources (surtout pas Raoult ni Toussaint) : « VRAI. Ce chiffre est issu des dernières projections mises à jour par l’Institut Pasteur. Dans un rapport soumis mardi au conseil de défense, que le journal Les Echos a pu consulter, les modélisateurs estiment que les patients atteints du coronavirus pourraient occuper plus de 40 000 lits d’hospitalisation et plus de 9 000 lits de réanimation à la mi-novembre ». Vous notez le passage du conditionnel « pourraient » au futur « seront » dans le discours de l’énarque. Il ressort de cet article que pour France-Info, vérifier une information c’est juste vérifier que la source utilisée par la personne qui divulgue cette information a bien tenu ces propos. En quelque sorte vérifier que l’énarque Macron sait lire son prompteur. Mais vérifier si les experts sur lesquels s’appuie Macron ne débloquent pas, non, circulez, il n’y a rien à voir. Belle étude de cas ! En réalité, à la mi-novembre, le chiffre des réanimations ne dépassera pas la barre des 5000, puis baissera régulièrement (sans préjuger de la suite), ce qui n’empêchera pas le gouvernement et les médias mainstream de persister à ne pas écouter les professeurs Raoult, Toussaint, Tubiana, etc. Et aucun membre des « conseils scientifiques »
ne présentera sa démission pour avoir, à deux semaines de distance, cru à des modélisations aussi fausses…

- Le 6 novembre 2020, publication sur le site de l’IHU de Marseille du séminaire d’un professeur de sciences sociales, le Pr Patrick-Yves Badillo, sur « Médias, science et idéologie – la polémique sur la chloroquine », à partir d’une étude à paraître, qu’il a menée sur les médias et la chloroquine.

- Voici pour ce 2e article d’une série de 3. Retournez à l’article 1 : Émile Zola, auteur complotiste et haineux assassiné par la loi liberticide de la macronie. Puis allez à l’article 3 : Qui croire ? Comment la littérature peut former les esprits pour séparer le bon grain de l’ivraie ?.

- La photo de vignette est le logo de la firme HMV (La Voix de son maître).

Lionel Labosse


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[1On peut consulter l’article du Monde : « Pourquoi affirmer qu’Alexandre Benalla n’a pas été protégé par l’Elysée est contestable ».

[2Le paragraphe correspondant a été précipitamment supprimé de la fiche actuellement disponible, mais on peut vérifier qu’il y figurait bien sur le site de Patrice Gibertie, lequel remarque : « Blanquer a ressorti la circulaire utilisée pour répondre à des propos des élèves favorables au terrorisme islamiste ».