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L’aubergine qui accouche d’un radis, pour lycéens et éducateurs

La Légende du sexe surdimensionné des Noirs, de Serge Bilé

Le Serpent à Plumes, 2005, 198 p., 14 €.

dimanche 11 novembre 2007, par Lionel Labosse

Un essai court qui ne correspond pas vraiment au titre, et, s’il rassemble un grand nombre d’informations étonnantes et utiles glanées ici ou là, déçoit par sa volonté de démontrer à tout prix, et par le manque de rigueur des citations. S’il s’agissait de dénoncer l’interpénétration du préjugé sexuel et du préjugé racial, le récent spectacle La Comédie indigène, de Lotfi Achour est plus profond, et les essais sur lesquels il est basé, dont certains sont également cités dans le présent ouvrage, atteignent sans doute le même but de façon plus satisfaisante. L’essai de Serge Bilé, avec son titre accrocheur et sa réflexion à la va-vite, ressemble davantage à un coup publicitaire de journaliste qu’à un travail de chercheur. Cependant, cet essai peut s’avérer utile par exemple pour des T.P.E. (n’ayez pas peur du titre ou de la couverture, le contenu n’est pas pornographique !)

Eh bien, les filles, vous qui fantasmiez sur les vastes et vigoureuses verges que vous pensiez baller aux bas-ventres de nos amis les noirs, qui lorgniez discrètement les protubérances pointant sous le boubou, voici que tel un Cyrano d’opérette, le noir se rebiffe et vous toise : « Est-il mol et ballant, monsieur, comme une trompe ? » Vite, pour éviter l’accusation de racisme, tel le fâcheux de la pièce, rétorquez : « Je le trouve petit, tout petit, minuscule ! », en espérant qu’il ne réplique pas à nouveau, en Corse susceptible : « Quoi ? Petit, mon sexe ? » Qu’on se le dise, il va falloir nous rabattre sur la bonne vieille gaule gauloise, qui, si elle ne mettra pas à mal notre sphincter anal ou notre vulve, du moins ne nous conduira pas en prison pour comportement discriminatoire !

À légende, légende et demie

Il faut atteindre la page 155 de l’essai pour trouver un extrait des Bulletins et Mémoires de la société d’anthropologie de Paris de 1948 : « Quant aux résultats, ils parlent d’eux-mêmes, avec une longueur de pénis évaluée, du plus petit au plus grand, à « 86 mm » au repos pour les Japonais, entre « 90 et 100 mm » pour les Européens, alors que les « Noirs de l’A.E.F. » émargent, eux, entre « 109 et 124 mm » ». On croit donc l’affaire entendue, et que l’auteur a voulu nous faire peur avant de nous rassurer, mais au lieu de laisser les chiffres « parler d’eux-mêmes », il ajoute que ledit pénis « est proportionnellement moins [volumineux] lors de l’érection », donc que « à l’arrivée, Blancs et Noirs, c’est la même chose ! ». Or tout le malentendu est là : la couverture affirme une chose que le livre contredit. Le fait que les noirs ont un pénis plus gros que les blancs est une légende avérée (il faudrait donc prendre le titre au sens propre, en donnant à « légende » le sens qu’il pourrait avoir dans  la légende de la Bande à Bonnot » !), et il est étrangement révélateur que pour l’auteur, seul compte l’état du sexe en érection, état qui semble pourtant minoritaire dans une existence courante. Il lui est dès lors loisible de broder, en surfant sur une autre réalité : combien — à part moi bien sûr ! [1] — de lecteurs de cet ouvrage peuvent-ils se vanter d’avoir vu en vrai (pas dans des films) un nombre suffisant de pénis de blancs, de noirs et d’Asiatiques à l’état de flaccidité et en érection pour que leur expérience ait valeur statistique — encore faudrait-il préciser quels Asiatiques, quels blancs, etc., puisque dans le milieu gay par exemple, certaines nationalités tout ce qu’il y a de plus européennes sont créditées du même « défaut » ! Cela relativise la portée du sondage publié en annexe. Vu la proportion de sexophobes dans une population moyenne, et compte tenu du fait qu’on a rarement envie de passer pour racistes, Serge Bilé, grâce à son livre, a des chances de changer l’opinion commune : en dépit de la recherche scientifique citée ci-dessus, les noirs ont des pénis normaux, enfin pas plus gros que le mien, 30 cm, rien de plus !

Autre fait révélateur, l’auteur ne prend pas en compte les femmes, mais seulement les hommes, et ne spécifie pas suffisamment de quels noirs il parle. La pièce sus-mentionnée : La Comédie indigène, de Lotfi Achour contient des citations d’ouvrages — pas difficiles à trouver ­— évoquant spécifiquement les Canaques par exemple, et la grande dimension du sexe des femmes africaines, en rapport avec celle des hommes. Si l’on parle des noirs ou des blancs en général, il n’est pas considéré comme raciste de dire que telle ethnie a en général un nez, ou des yeux, des pieds plus petits que telle autre ethnie. Pourquoi est-on si susceptible quand il s’agit de la taille du sexe, en particulier le mâle ? S’il est incontestable qu’il y a un lien entre préjugé racial et sexuel, il ne me semble pas résider sur la grosseur du pénis, mais plutôt sur la lubricité, qualité autant attribuée à l’Asiatique — réputé moins bien membré — qu’au noir, si l’on en croit le fameux Dr Jacobus X cité dans la Comédie indigène.

Serge Bilé commence par une pointe contre une mémorable campagne de publicité pour une carte bancaire, qui joue d’une façon provocatrice sur l’idée reçue : « les Blacks ont un grand sexe ». Cela donne des considérations telles que celle-ci, citée dans le livre. Il en va des militants négrophiles comme des féministes : ils se répartissent entre « prosexe » et « antisexe »… J’ai déjà argumenté pour Mademoiselle Zazie et les femmes nues, de Thierry Lenain & Magali Schmitzler à propos des excès du féminisme sexophobe, et il en va de même pour l’antiracisme : ce n’est pas parce que, à l’époque coloniale, la pensée religieuse majoritaire projetait sur les noirs sa haine du sexe (cf. p. 91) qu’il faut, maintenant que nous sommes à moitié sortis de la sexophobie, jeter le bébé avec l’eau du bain : cette lubricité qu’on plaquait sur l’indigène en général (pas seulement le noir), c’était celle à laquelle on brûlait secrètement de se livrer [2], alors arrêtons, comme c’est la mode dans certains milieux noirs, de stigmatiser les couples noir(e) / blanc(he) en faisant croire que leur attirance ne peut être que basée sur un fantasme de domination ! (Voir la Tribu Ka, qui les interdit de fait).

Questions de méthode

Si la documentation réunie est aussi variée qu’intéressante, elle manque parfois de sérieux, avec trop souvent des citations de seconde main, pour des ouvrages pourtant courants. Exemple p. 26, avec une citation du Devisement du monde de Marco Polo, faite par l’intermédiaire d’une revue : (Images du noir dans la littérature occidentale, Clef n°90, oct-déc. 1987), ce qui donne « les esclaves africains qu’il avait croisés là-bas étaient « si gros e si membru », mais aussi tellement « orible » qu’ils ressemblaient à des « diables » ». Or on sait que « l’histoire du Devisement n’est pas moins complexe que celle des conquêtes mongoles ! » (La Description du monde, édition de Pierre-Yves Badel, Le Livre de Poche, Lettres Gothiques, 1998, p. 32). Voici la phrase entière telle qu’elle est proposée dans cette édition, dans la version « la plus proche de la rédaction franco-italienne », avec entre crochets les ajouts d’une translation en français plus éloignée de l’original de Marco Polo : « Ils sont touz noirs et sont tous nuz fors que il ont couvert leur nature. Ilz ont les cheveulz crespes et noirs et si ont si grant bouche et le nez si rebiffé et les lèvres si grosses et les yeulx si grans et si rouillans et si rouges que [ils samblent tuit dyables, et] il sont trop laiz a veoir ». Si j’ai recopié cette citation, c’est que l’expression « le nez si rebiffé » est peut-être à l’origine de la citation célébrissime de Montesquieu : « Ceux dont il s’agit sont noirs depuis les pieds jusqu’à la tête ; et ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre ».

Dans le registre du manque de sérieux, on trouve aussi un chapitre consacré à un collage de propos relevés sur des forums Internet, qui a pour seul mérite de nous apprendre l’existence du moulage du sexe (énorme !) de Jimi Hendrix par l’artiste Cynthia Plaster Caster ! Pour le reste, on prie pour que la mode du politiquement correct ne nous pousse pas à interdire le fantasme, crainte déjà formulée jadis par Yves Simon dans la chanson « Regarde-moi » : « Et t’oses plus dire je t’aime à une fille que t’as rencontrée / Un soir à Saint-Germain / Quand tu sais qu’elle aussi /Elle a peut-être des micros au bout des seins. » Bientôt, il y aura dans les backrooms ou clubs échangistes, un commissaire politique pour menotter tout individu qui, dans le cadre de son fantasme, tiendrait des propos ou aurait des gestes machistes ou esclavagistes, du type « prends ça dans ta gueule, salope », « je suis ton esclave soumis(e) », etc. Le chapitre sur le porno est amusant, car dans ce domaine, les acteurs, noirs ou blancs, ont tous de gros sexes, et la seule question de la vision des noirs dans le porno homo (que l’auteur n’envisage pas) mériterait une étude approfondie. On trouve une entrevue avec un « escort-boy » (tiens, amusant, pour les hommes, Serge Bilé n’utilise pas le terme « prostitué » !), qui, à mon avis, serait exactement la même si le gigolo en question était Européen ou Balinais !

Certaines récriminations sont parfois superflues : par exemple lorsque Serge Bilé signale qu’on a donné aux esclaves « des noms aussi farfelus que Bagatelle ou Belorgane » (p. 44). Certes, mais il y a beaucoup de blancs qui s’appellent Jacques Labitte ou Lionel Labosse, et ils n’en font pas tout un fromage ! Il tombe également dans le travers, pour laver le soupçon de lubricité qui pèse sur les noirs, de le reporter sur les blancs, que ce soit les blanches attirées par les noirs, ou d’autres rappels historiques intéressants en eux-mêmes, mais pas pour ce qu’on veut leur faire dire, par exemple la mention des frasques quasi-pédophiles de Louis XV avec des filles de quinze ans (p. 61). En ce qui concerne les blanches, Serge Bilé fait un subtil distingo, sous lequel on sent pointer une sexophobie bon teint : « L’engouement de ces aventurières pour le sexe exotique ne doit pas pour autant occulter la démarche originale d’autres célibataires occidentales qui investissent elles aussi le continent noir dans l’espoir d’y nouer une vraie relation amoureuse » (p. 102). Il y a aussi beaucoup de tourisme sexuel féminin en Indonésie par exemple, mais aussi en Bretagne, comme le montre Mémoire d’août, de Corinne Matthieu, et on ne cherche pas à le relier à un quelconque racisme anti-Breton ! D’ailleurs en règle générale, quand on est en vacances, on s’adonne à toutes les activités qu’on n’a pas le temps de pratiquer pendant l’année : lire, bronzer, baiser, traîner au lit, visiter un zoo avec les enfants…

La vision des femmes comme attirées spécifiquement par de « gros pénis » (p. 103) ne fait que remplacer un préjugé par un autre préjugé, et je ne vois d’ailleurs pas pourquoi il serait moins honorable d’aimer les gros pénis que les gros biceps ou les carreaux de chocolat, les cheveux longs ou courts… (D’ailleurs les petits sexes ont aussi leurs fétichistes, et il est rageant de se retrouver retoqué par un bogosse sous prétexte « qu’elle est trop grosse », surtout quand, comme moi, on est déjà pourvu d’un organe fort modeste, qu’on échangerait volontiers contre une petite humiliation du type « les Gaulois ont un gros organe », du moment que l’humiliation en question reposerait sur une réalité bien ancrée dans notre pantalon, qui ferait baver la majorité des petits biquets). L’entrevue d’une vendeuse de produits pour le sexe en Côte d’Ivoire est intéressante : elle reconnaît que ses clients sont « généralement bien membrés », que les blancs aussi le sont, mais signale un complexe des blancs. Je conseillerais la consultation d’un psychanalyste, et il ne faut pas être grand clerc pour comprendre qu’une bonne petite sodomie interraciale viendrait facilement à bout du complexe, en ce qui concerne les hommes. Quant aux femmes, quand je vois la proportion de noires qui préfèrent sortir avec des blancs, et vice-versa, j’ai tendance à croire qu’on se trompe en mettant cette attirance pour une autre couleur sur le compte du « gros pénis ». De même pour les hommes, hétéros ou homos, et pour les lesbiennes. Qu’il y ait, parmi les couples noir(e) / blanc(he), des couples basés sur une attirance entachée de mépris et d’infériorisation, c’est possible, mais il n’y a pas besoin de mélange de races pour que la domination s’insinue dans l’amour : c’est un fait universel !

Peut-on rire de tout ?

Le chapitre qui m’a le plus fait rire est celui portant justement sur les… blagues sur les noirs. Un « sociologue », André Lucrèce, décortique des blagues fort connues (« 30 centimètres de neige aux Caraïbes », par exemple), en prenant tout au premier degré : « La honte ici est fondée sur le fait que l’individu s’appelle Neige. C’est son identité nommée qui entre en contradiction avec son identité-réalité, à savoir sa condition de Noir. Il finit certes par révéler son nom à la femme blanche mais c’est sur le mode de l’aveu. On ajoute donc à la monstruosité de sa dimension sexuelle, la honte qu’il a de lui-même, la honte qu’il ressent d’être noir ». Tout cela pour en arriver à une quasi-menace, avec la mention du « président du groupe de presse Métro [qui] a été contraint ni plus ni moins à la démission ! » (p. 127) pour avoir échangé de telles blagues lors d’un séminaire. Ayant déjà dénoncé de tels excès chez les homosexuels, j’ose espérer qu’on ne me traitera pas de complice du racisme quand j’affirme que je souhaite pouvoir continuer à passer des bons moments avec des noirs ou des Arabes, hétéros ou homos, à s’échanger nos meilleures blagues sur les homos, les Arabes et sur les noirs, en affichant sur la porte : « interdit aux coincés » ! Serge Bilé conclut sur ces mots : « Faut-il en arriver comme aux États-Unis à sévir à la moindre incartade, ou faut-il instruire en misant sur l’explication et la pédagogie ? » (p. 160).

Qu’il me soit permis de terminer sur une boutade : rappelez-vous la blague célèbre sur Mitterrand et un président africain qui s’écartent lors d’une cérémonie pour uriner au bord d’un ruisseau. « Le fond de l’air est frais », dit Mitterrand pour avoir l’air détendu ; « le fond de l’eau aussi », répond son homologue. Certes, c’est une blague basée sur un « inconscient collectif » un peu raciste, mais elle est bien rigolote quand même, et elle porte en filigrane une allusion à la prostate présidentielle. S’il ne restait de notre passé raciste que des blagues sur le sexe, cela devrait être considéré comme un bon signe, et on devrait conserver le souvenir de ces blagues comme une sorte d’aide-mémoire. Ce serait d’ailleurs adapter une excellente tradition ouest-africaine, la parenté à plaisanterie, et de manière générale, j’ai constaté que les gens qui savent plaisanter sur le sexe sont en meilleure santé mentale que les autres. D’ailleurs, il est étonnant que Serge Bilé ne se demande pas si les noirs n’ont pas leurs propres préjugés sur les blancs, et s’il n’existe pas de bonnes blagues sur le sexe des blancs (qui peuvent être les mêmes d’ailleurs, mais racontées autrement). C’est vraiment prendre les noirs pour des blondes ou des Belges ! Plus sérieusement, je ne crois pas qu’on fasse avancer les choses en focalisant notre attention pédagogique sur ces insignifiants relents du passé, en détournant la conscience politique des jeunes sur ces ergoteries de chicaniers, mais au contraire, en agissant à grand renfort de « positive action » pour qu’un jour, le président français puisse être noir, et rendre caduque la plaisanterie !

Gardons pour la fin les meilleures pages, qui valent qu’on lise l’ouvrage : le chapitre consacré à la fille qu’aurait eue Marie-Thérèse, la femme (officielle !) de Louis XIV avec Nabo, noir et nain qui lui avait été offert comme « animal de compagnie » (p. 49) par le « souverain du Dahomey ». On y apprend les croyances qui couraient les rues : « l’histoire de Mme Livet qui, impressionnée par un « gay, gaillard & jeune Maure », met au monde un bébé tout… noir », (p. 49), puis des élucubrations attribuées à Diderot, Buffon ou Linné, malheureusement là encore de seconde main (p. 83). Il y a l’excellent passage consacré aux tirailleurs qui ne sont pas assez expéditifs aux bordels (p. 96). Des figures plus ou moins célèbres sont passées en revue : Zaga-Christ, Louis-Jean Aniaba, Alexandre Dumas (père et fils), Alexandre de Médicis (dont je ne savais pas qu’il était métis, fils d’une « esclave andalouse d’origine mauresque » selon Wikipédia, une des rarissimes femmes noires évoquées dans le livre), le Chevalier de Saint-George, Pouchkine et son aïeul Abraham Hanibal. En ce qui concerne les Dumas, Serge Bilé semble désespéré de ne rien trouver sur la fameuse légende, et se contente d’une superbe pétition de principe révélatrice du manque de sérieux de son argumentation : « Les humiliations subies par les Dumas ne se sont sûrement pas arrêtées là. Ils ont dû être aussi, plus d’une fois, raillés pour leur sexe « bestial » de mulâtre auquel leurs contemporains devaient, pour les rabaisser, prêter une taille et une vigueur exceptionnelle » (p. 64). Si l’on raisonne tant soit peu, on se dit que, comparé aux humiliations rapportées par l’auteur, celle-ci eût été bien légère, de l’ordre de l’astéisme, et que les Dumas n’eussent pas eu honte de la rapporter s’ils l’avaient effectivement subie comme une humiliation ! Pour la plupart de ces célébrités, ce qui est en cause, c’est un préjugé sexuel, tout à fait intéressant en soi, qui nous en dit moins sur le racisme que sur l’inhibition sexuelle judéo-chrétienne. Serge Bilé évoque les traités érotiques chinois qui abordent la question de la taille du pénis, mais il est regrettable qu’il ne soit pas fait mention du Kâmasûtra, dont l’enseignement sur le sujet précis de la taille des organes permettrait pourtant de dépasser le petit différend entre blancs et noirs : « L’homme, selon la dimension de son sexe, est appelé lièvre, taureau ou cheval. La femme, selon son type, est appelée biche, jument ou éléphante » (édition Alain Daniélou, Garnier Flammarion, 1992, p. 103). Finalement, on se demande si ce livre ne contribue pas à renforcer une légende sous prétexte de la saper !

- Voir également Noirs de France, de Rama Yade-Zimet, qui nous montre que les noirs sont l’objet de bien d’autres idées reçues. Le film Vénus Noire, d’Abdellatif Kechiche, traite des organes surdimensionnés d’une femme, le fameux « tablier hottentot ».
- Lire une étude fort savante « An examination of Rushton’s theory of differences in penis length and circumference and r-K life history theory in 113 populations », par Richard Lynn, University of Ulster, Coleraine, Northern Ireland, commentée ici, selon laquelle la longueur des pénis en érection irait de moins de 10 cm en Corée, à plus de 17 cm au Venezuela, en Colombie, au Congo et au Ghana par exemple (mes prochaines destinations !)
- Pour les passionnés de la chose, compulser frénétiquement la Liste de Bite du site echolalie.org.

Lionel Labosse


Voir en ligne : Article et entrevue sur le site grioo.com


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[1Oh ! le gros mytho ! En fait, je serai muet tel la carpe, et ne révélerai pas plus la véritable taille du sexe comparé des noirs, des Syriens ou des Russiens, que l’Africain initié rituellement ne révélera les secrets de l’initiation ! (cf. La question homosexuelle en Afrique. Le cas du Cameroun, de Charles Gueboguo).

[2De même que si l’on en croit Freud, l’homophobie cache en général une homosexualité refoulée.