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Tous les altersexuels ne manifestent pas pour le « mariage gay »

Pour un livret de famille fractal.

Réaction à un argument « peau de banane »

samedi 9 mars 2013, par Lionel Labosse

À court d’arguments pour s’opposer au rouleau compresseur du projet d’ouverture du mariage aux personnes de même sexe, les parlementaires de droite (mais aussi quelques réticents de gauche) ont déniché le nouvel argument imparable du livret de famille et autres documents administratifs qui, horreur et damnation, passeraient par pertes et profits la mention sacro-sainte de « père » et de « mère » ! Et par tropisme conditionné, tous nos médias de multiplier à nouveau sur ce nouveau lapin blanc sorti du chapeau noir des magiciens de la rhétorique rancie les points de vue caricaturaux des habituels prêtres et psychanalystes qui nous rebattent les oreilles depuis le début de ce débat biaisé, de leurs arguments dignes de la Troisième République, arguments qui ne servent que de repoussoirs pour mieux justifier un projet de « mariage pour tous » (pour tous, sauf pour les bisexuels) lui-même paradoxalement conservateur, sorti d’un chapeau rose mais tout aussi ranci de rhétoriciens gays qui semblent jouer contre leur propre camp. Pourquoi ne pas débrancher la perfusion de ce vieux mariage cliniquement vivant depuis des lustres, et frayer la voix à son héritier en bonne santé, le Pacs, en nettoyant son héritage des vieux papiers jaunis accumulés dans le grenier ?

Une institution héritée de la Troisième République

Qu’est-ce donc que ce livret de famille ? Pas grand chose : un papelard inventé par la France, en 1877, suite à la destruction totale de l’état civil parisien en 1871. Il s’agissait de conserver une trace des données d’état civil à cette époque où elles étaient conservées en un lieu unique. Faut-il rappeler qu’à cette date, le divorce était interdit en France, qu’il ne fut rétabli que par la loi Naquet du 27 juillet 1884, et que jusqu’à la réforme de 1975, le divorce pour faute fut seul admis ? Cela limitait le taux de divorce à un seuil qui donnait, il faut le reconnaître, quelque sens au livret de famille. Ce sens n’est-il pas totalement perdu à notre époque où même la loi de 1975 a dû être réformée en 2004 pour simplifier le divorce ? Malheureusement, cette nouvelle réforme n’a pas biffé ce détail archaïque du livret de famille, qui semble continuer à exercer sa fascination sur quelques députés UMP, quelques psychanalystes, quelques prêtres… et sans doute une poignée de militants homosexuels qui se croient encore de gauche.
Sous sa forme actuelle, le livret de famille a d’ailleurs été créé par décret en 1974, et ne dépend pas de la loi. C’est le gouvernement et lui seul qui peut donc le modifier ou le supprimer à son gré, c’est pourquoi il n’est pas mentionné dans le projet de loi actuel, et cristallise les opportunistes inquiétudes des bonnes âmes. Quel peut-être le sens de ce livret de famille en 2012, alors que nous sommes passés de 5000 divorces par an en 1885 à 134 000 en 2010 ? Peu de pays au monde ont institué un tel livret, car une telle passion pour la paperasse est l’apanage de peu de pays au monde. Il faudrait enquêter pour savoir si un tel livret existe, et sous une même forme, dans les autres pays qui ont déjà adopté le mariage entre personnes de même sexe, et donc si un tel bouleversement « anthropologique » comme disent les tribuns, s’abattrait sur notre peuple en cas de perte de la mention de « mère » ou « père », comme si le fait que ce soit écrit sur un bout de papier avait un rapport avec le fait qu’on sache ce que sont père et mère !

Le changement de sexe : même combat !

Qu’on me permette un parallèle avec la question du changement de sexe, pilier tout aussi propre aux rodomontades des hérauts de la psychanalyse et de la prêtrise à la papa. On nous fait tout un fromage du simple fait de remplacer « sexe : M » par « sexe : F » sur un document d’identité. Mais on semble avoir oublié d’une part que cette mention est récente, d’autre part que cette obsession du sexage des citoyens n’est pas forcément internationale. J’ai conservé mon ancienne carte nationale d’identité datée de 1988, qui ne comportait pas cette mention du sexe. Ma photo et mon prénom semblaient contenter Monsieur — ou Madame ? — l’état civil, qui me prenait peut-être à l’époque pour un ange. À croire que nous autres Français sommes déchus depuis ce temps ! La mention du sexe sur nos cartes d’identité date des années 1990, peut-être justifiée par la lutte contre le terrorisme, ou par conformité internationale. Mais on en doute quand on sait qu’aux États-Unis ou au Canada, pays peu suspects de laxisme quant au terrorisme, il n’existe pas de Carte Nationale d’Identité avec photo. Des anges s’y baladent dans la nature sous braguette neutre, dont le sexe n’est prouvé par aucune fadette qu’ils doivent présenter à tout bout de champ sur requête de la gent portant casquette. D’autres documents en tiennent lieu. Que n’entendrait-on pas de la bouche de ces mêmes psys et prêtres médiatiques, si l’on décidait de revenir à cette époque d’avant 1990 ? Ils nous parleraient sans doute encore de bouleversement anthropologique, comme si cette nouvelle mention sur nos cartes d’identité nous avait rappelés à l’ordre du genre ! Sans doute craindrait-on de voir les rugbymen de l’équipe de France se mettre à poser sur leur calendrier annuel en bigoudis et bas résilles ? Mais supprimer cette mention paraîtrait aussi insensé maintenant à la plupart de nos concitoyens que la suppression de la mention de la religion sur la carte d’identité ou sur les registres d’état civil a paru insensée en Grèce en 2000, et qu’elle paraîtrait insensée à la plupart des Turcs, Israéliens ou Égyptiens. Sans doute y a-t-il là-bas des tas de psys qui doivent expliquer à quel point la mention de cette religion est anthropologiquement fondamentale…

Rapport de la langue avec le sexage

Quant aux passeport, je manque d’information sur le sujet : depuis quand indiquent-ils le sexe du détenteur ? Existe-t-il des pays qui aient décidé soit de ne pas le mentionner, soit d’inscrire une troisième possibilité : intersexe ? Rappelons aux fanatiques du livret de famille et autres documents d’état civil gravés dans le marbre, que si les personnes intersexes constituent moins de 2 % de la population, cette intersexualité les poursuit pendant 100 % de leur vie, même si cette considération n’empêche pas que pour 98 % de la population, le fait d’être soit un Monsieur, soit une Madame, soit un élément primordial de notre « image de soi », et les rues de nos villes sont saturées de relents d’œstrogène ou de testostérone qui nous le rappellent à chaque instant. Mais cette obsession ne serait-elle pas en partie liée à l’économie de la langue française, fortement marquée en genre sexuel ? En anglais, qu’on soit zizi ou zézette, on est unisexement « happy », et en Thaïlande, le fameux « sawadee ka » ou « sawadee krap » qui vous salue gaiement le matin ne vous sexue pas, mais, nuance, sexue la personne qui vous salue, et laisse donc aux transgenres la liberté de choisir le sexe sous lequel il / elles se présentent (they en anglais).

Un document pour nous pourrir la vie

Il en va donc de même de ce fameux livret de famille qu’on nous propose actuellement comme peau de banane pour nous détourner des véritables questions posées par la réforme du mariage dit « pour tous », c’est-à-dire ce statut de privilège fiscal accordé aux couples monogames aux frais des célibataires, au nom, je cite, de l’« égalité » ! Ce livret de famille n’existe en gros qu’en France sous cette forme extrême, et ne sert pas à grand-chose d’autre qu’à nous pourrir la vie. S’il contient bien sûr des renseignements d’état civil utiles sur notre généalogie, ces renseignements pourraient plus efficacement être colligés sur une fiche individuelle et non familiale.
Ceux à qui on a exigé de produire ce document pour je ne sais quelle démarche à l’âge de 40 ans, alors qu’ils sont issus de parents divorcés et se sont fâchés avec lesdits parents qui ont refait leur vie au Brésil ou en Australie, en savent quelque chose. Que peut bien vouloir dire ce bout de papier à l’ère des familles recomposées, alors que la barre de 1 divorce pour 2 mariages a été allègrement dépassée ? Et surtout, alors qu’on est passé du papier au numérique ! Qu’a-t-on à faire d’un livret de papier jauni en un seul exemplaire dont on ne se souvient plus dans quel tiroir de l’armoire normande on a bien pu le fourrer la dernière fois qu’on en a eu besoin ? Un état civil moderne informatisé réglerait les problèmes d’accès d’un document en un seul exemplaire pour une famille souvent éclatée en deux foyers. Et puis, détail, songe-t-on au remords que constitue ce livret de « famille » pour les couples mariés qui n’auront jamais d’enfants malgré leur désir, stériles ou recalés pour l’agrément d’adoption ? Le document de filiation remis non pas lors du mariage mais à la naissance ou lors de l’arrivée d’un enfant adopté résout ce cas délicat.
Alors que les citoyens de gauche ne cessent de dénoncer les entraves à la liberté sexuelle que constitue cette passion française pour l’intrusion de l’État dans notre intimité, n’est-il pas étonnant que la gauche défende l’institution moribonde du mariage, plutôt qu’une réforme plus libérale et audacieuse du droit de la famille ? Puisque la gauche empiète sur le terrain de la droite, n’est-il pas savoureux et de bonne guerre que la droite lui glisse sous les pieds cette peau de banane ? Nos parlementaires affichent d’ailleurs un goût prononcé pour les réformes à contre-courant des mœurs. Ils s’en vantent peu, mais le 4 avril 2006, nos chers députés de droite avaient tenu à ajouter le mot « respect » dans le fameux article 212 du Code Civil des Français, qui avait eu la modestie de rester inchangé depuis 1804. Désormais, « Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance », alors qu’auparavant et deux cents ans durant, ils ne se durent que les trois derniers ! Sans doute par cette innovation si moderne nos députés pensaient-ils prévenir l’affaire Strauss-Kahn, si symptomatique de ce genre de respect entre époux, qui allait éclater cinq ans plus tard. Ce sont les mêmes qui nous amusent aujourd’hui avec leur histoire de livret de famille !
Gaiement conformes.

Repenser la notion de filiation

Il conviendrait à mon sens, dans le cadre d’une refonte du droit de la famille consciente de l’évolution des mœurs, de repenser la notion de filiation que l’on prétend à tort inhérente à cette institution du « livret de famille ». Pourquoi ne pas repenser la filiation en la centrant non plus sur la famille, mais sur l’individu ? N’est-ce pas un comble, alors que les liens familiaux se délitent de tous côtés, alors que la plupart d’entre nous n’ont plus que de rares contacts ne serait-ce qu’avec leurs cousins germains, du moins avec tous ces rameaux qui échappent à la stricte famille nucléaire, qu’on se focalise sur ce livret obsolète ? Pourquoi ne pas fournir à chaque enfant l’accès à un document dématérialisé établissant sa filiation ? Un tel document préciserait sur la première ligne, s’ils sont connus, quels sont ses père et mère biologique (et nos amis psys, prêtres et députés de droite soupireront d’aise, tandis que nos lobbyistes gays fulminent contre le social-traître apôtre du patriarcat [1]), puis sur la deuxième ligne, ses parents de fait, d’adoption, par alliance, et il prévoirait dans les lignes suivantes, toutes les variantes imaginables qui n’entrent pas forcément dans les cases affectionnées par l’administration. On en remettrait à la naissance deux ou trois exemplaires à ses deux ou trois parents, biologique et d’adoption, avant de lui donner son propre exemplaire quand il serait en âge de le conserver. Les progrès de la généalogie permettraient aussi, dans la version dématérialisée, un aperçu de l’arbre qui pourrait remonter aussi loin que possible. Bref, de même que la BNF, en créant Gallica n’a pas laissé à Google l’exclusivité de la numérisation de ses trésors, ne pourrait-on pas en profiter — cocorico ! — pour reprendre aux amis mormons de Mitt Romney l’exclusivité qui leur a été officiellement accordée en 1987, de la numérisation des données de notre état civil ! (voir cet article).

Famille fractale

Pour un « mariage pour tous » digne de ce nom, ne conviendrait-il pas de repenser la famille sous un angle fractal, à la fois individuel et collectif, donc du point de vue de chaque enfant ? Au risque de continuer à me mettre à dos la poignée d’apparatchiks de notre lobby gay qui demandent en mon nom ce que je ne veux pas, je persiste à croire qu’avant d’écouter le désir de deux femmes ou de deux hommes de faire couple, et sans en rien les empêcher de faire couple si tel est leur désir, nous devrions aussi respecter le droit d’un enfant, c’est-à-dire d’un futur adulte, de connaître, s’il le désire et le jour où il le désirera, sa filiation complète, à condition bien sûr qu’à ce moment-là, son père ou sa mère biologique l’accepte. Aligner donc, comme le propose Marcela Iacub, le statut de géniteur sous X sur celui de l’accouchement sous X, tout en préservant la possibilité au père ou à la mère de changer d’avis si dix-huit ans après, l’enfant manifeste le désir de le ou la connaître ; réfléchir aussi à l’anonymat du don de sperme, anonymat qui n’existe pas dans tous les pays, supprimé par exemple en Grande-Bretagne depuis 2005. Le « mariage pour tous » limité à deux et le livret de famille limité à deux parents de même sexe ne risque-t-il pas de favoriser la spoliation du père ou de la mère biologique qui a offert son sperme ou son ventre, de sa parenté en plus de sa parentalité ? Quand elle est imposée à un enfant à son insu et contre son gré, l’ignorance de cette filiation complète, n’est-elle pas une bombe à retardement ?
Pourquoi les lobbyistes gays et lesbiennes s’obstinent-ils à réclamer un mariage prétendument « pour tous » limité à deux personnes, tout en prônant d’autre part des projets de filiation à trois (un couple d’hommes et un ventre ; un couple de femmes et du sperme) ? Un état civil moderne se devrait de clarifier les choses, plutôt que de plaquer la variété du vivant dans le lit de Procuste de la famille monogame : papa, maman, même pas la bonne, et moi ! Cela est bien sûr difficile à concilier avec la nécessité de protéger les hommes d’abus de femmes qui leur font « un enfant dans le dos ». Oui, comme dans une figure fractale, une famille moderne peut cacher un lien de parenté identique sous un autre, une mère peut cacher une autre mère, et une fratrie fractale peut se révéler à tiroirs. D’où la nécessité, plutôt que d’imposer à la hussarde cette réforme étriquée du « mariage pour tous », d’ouvrir un vaste chantier éthique sur tous les aspects du droit familial. Au-delà de cette peau de banane du livret de famille, nous n’avons toujours pas commencé à débattre vraiment des enjeux sociétaux du « mariage gay », et cela ne sera pas le cas tant qu’on se contentera de ne donner la parole à ma gauche qu’aux militants gays à œillères, et à ma droite qu’aux militants familialistes à œillères.

Le 12 décembre 2012.

Par Lionel LABOSSE, auteur de
Le contrat universel : au-delà du « mariage gay », éditions À poil, 2012.

- Voir l’article de L.G. Tin paru dans Le Monde sur ce livre, et lire cet article.
- La version courte de cet article, dans le PDF ci-dessous est libre de droit. Merci de la diffuser sur votre site, avec un lien vers le présent article, et de m’en informer pour que votre site soit ajouté à la liste ci-dessous. Sinon, si vous aimez la liberté d’expression et la diversité des opinions, merci de faire circuler cet article. Si vous préférez une armée uniforme de gays et de lesbiennes défilant en rangs par deux au son de la marche nuptiale, eh bien que voulez-vous que je vous dise ? Continuez à brouter Libé, Têtu (bulletin de liaison du fan club de Mylène Farmer), Les Inrocks et tutti quanti…

- Newsring a été le premier à reprendre cet article, suivi de près par Culture et Débats, puis La France gaie et lesbienne. Il a été publié dans le numéro 1695 du Monde libertaire (semaine du 31 janvier 2013).

Pour un livret de famille fractal.
Un article de Lionel Labosse, auteur de Le contrat universel : au-delà du « mariage gay », éditions À poil, 2012.

- Voir l’article sur le livre Livret de famille, de Magyd Cherfi.
- Voir un nouvel article publié en janvier 2013 : « Altersexuel et opposé au « Mariage gay », je persiste et signe ! ».

- Réaction de Jacques Fortin, le 14/12/2012.

« Je me situe tout à fait dans votre état d’esprit.
Et ce déjà lors du débat sur le pacs lorsque je me suis opposé à ses tenants. Je prônais la lutte pour reconnaissance de l’union libre et la dévolution aux unions librement déclarées
des droits afférents au mariage à la demande des intéressé/es, sur la base de conventions librement rédigées et évolutives en fonction de la vie réelle et non des caprices normatifs de la loi, ce qui aurait eu pour mérite :
1) de faire un front commun hétéro/LGBT autour d’une forme d’union massivement répandue
2) de déconstruire la loi au profit des libres décisions des partenaires
3) d’ouvrir la voie à des unions plus diverses que le duo/duel conjugal
4) de permettre les coparentalités multiples à teneurs variables (et, soit dit en passant, de déplacer le débat théologico-métaphysique du mariage vers la simple, concrète libre décision des personnes)
Enfin, la revendication du mariage pousse les LGBT sur la voie de la normalisation conjugaliste, avec appropriation privée du corps de l’autre et dépossession du mien (le mariage est avant tout la fin de la libre disposition de soi et de son propre corps avec en fond d’écran historique et morale l’appropriation des femmes par les hommes) avec introduction dans les conflits interpersonnels d’un troisième partenaire : l’État, via la loi, qui régit cette appropriation.
Bref, c’est une terrible responsabilité qu’ont prise les "élites" associatives LGBT.

Néanmoins maintenant que, de l’extrême droite à Jospin, on prend le prétexte de cette loi absurde pour donner une victoire à l’homophobie, c’est la mort dans l’âme que je me dis que le vin étant tiré il faut le boire jusqu’à la lie et imposer cette sottise historique. »


L’illustration est tirée de cet article. C’est un montage de Jacques Raffaelli à partir d’une affiche de propagande soviétique.

© altersexualite.com, 2012.


[1Quitte à passer pour réactionnaire, je persiste à trouver qu’il y a une différence entre paternité / maternité et parentalité. Pensons à l’affaire du mariage de Woody Allen avec Soon-Yi Previn. C’est dans la vie des people une réécriture de l’affaire Phèdre / Hippolyte. Quand il est tombé amoureux d’elle, Soon-Yi Previn était la fille adoptive de sa précédente compagne, Mia Farrow. Malgré le scandale, Woody l’a épousée. Voyez-vous l’intérêt de distinguer parenté biologique et sociale ? Si, comme le veulent nos lobbyistes, on rayait complètement l’existence du père ou de la mère biologique, on créerait un point de non-retour qui ferait fi de la créativité du vivant. Si je prends un cas people c’est pour frapper les esprits, mais de tels faits arrivent aussi dans la vie de simples mortels ; c’est d’ailleurs le sujet d’un film de Bertrand Blier, Beau-Père.