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Témoignages d’altersexuels « normaux », pour le collège et le lycée

Les Gens normaux, de Hubert & collectif

Éditions Casterman, coll. écritures, 2013, 232 p., 16 €.

samedi 26 avril 2014, par Lionel Labosse

Cet ouvrage à cheval entre documentaire et bande dessinée a été initié par l’association blésoise bd Boum organisatrice du festival de BD du même nom. Le scénariste Hubert en a assumé la coordination et assuré les entretiens avec les dix témoins, scénarisés par lui-même et illustrés par dix dessinateurs. Cinq textes plus une préface ont été commandités à de grandes marques de penseurs. Le tout constitue un livre intéressant et utile. La variété des témoignages recueillis par l’intermédiaire du centre LGBT de Tours est un incontestable plus, qui évite le parisianisme gauchisant qu’on aurait pu craindre après avoir subi le rouleau compresseur d’un militantisme monochrome et droit dans ses bottes pendant la campagne pour le mariage gay. Oui, il y a des altersexuels de droite, oui il y a des altersexuels cathos, musulmans, et même des altersexuels que le mariage ne fait pas saliver. Ouf ! Malgré le titre, les bi et surtout les trans sont réduits à la portion congrue, d’ailleurs en annexe, la carte du monde et la liste du « statut légal de l’homosexualité dans le monde » escamotent la question trans, comme s’il n’était pas possible de colliger les infos sur la répression de la transidentité.

Les textes

On a choisi d’avoir recours, plutôt qu’à un seul auteur, à plusieurs pontes de l’homosexualité, au risque d’une part d’une certaine incohérence, d’autre part que sur les 4 lettres de l’acronyme LGBT, le B et le T passent à la trappe. Pourquoi, à l’instar des dessinateurs, n’avoir pas choisi plutôt de jeunes chercheurs de la région de Blois ou de Tours, ou demandé à Hubert lui-même d’assumer un texte de vulgarisation ? On sourit quand on voit la mise en garde de Florence Tamagne :« Contrairement à l’opinion commune, Cambacérès, rédacteur du code civil de 1804, mais non du code pénal de 1810, et connu pour ses dispositions homosexuelles, n’a joué aucun rôle dans ce processus [de suppression du crime de sodomie] » (p. 47) contredite par Michelle Perrot : « Le droit pénal français, grâce à Cambacérès, dépénalise l’homosexualité » (p. 85). Le problème avec les grandes marques de penseurs, est qu’il est difficile de leur demander de revoir leur texte… La préface de Robert Badinter évoque surtout l’homosexualité, mais il fait un effort sensible pour évoquer quand même, du bout de la plume, les trans. Florence Tamagne produit un texte assez militant, étonnant pour une universitaire censée prendre du recul. Michelle Perrot fait beaucoup de citations de seconde main, et finit, chose rare dans le milieu LGBT, par évoquer le fait que « le célibat aussi est un combat » (p. 89). Éric Fassin propose un texte assez complexe sur la question religieuse, dont on se demande s’il a vraiment sa place dans un ouvrage de vulgarisation. Idem pour Louis-Georges Tin, dont l’excellent article s’adresserait plutôt à des personnes qui ont déjà une bonne connaissance du sujet. Maxime Foerster fournit l’article le plus intéressant, car à lui incombe la responsabilité d’assurer toute l’information sur les « transidentités ». Il y parvient avec maestria, à un détail près, mais impardonnable dans un livre qui affiche cette ambition : il ne mentionne l’existence des trans FtM qu’indirectement, en nommant les opérations chirurgicales qu’ils pratiquent éventuellement : « mastectomie » et « phalloplastie », « métaoidioplastie » (p. 205). À part cela, tous les exemples cités sont des trans MtF, ainsi que le seul témoignage retenu. On retiendra sa définition très claire de la nuance entre « transidentité » et « transsexualité » : « Les personnes transgenres incluent donc les transsexuels mais sans exclure celles et ceux qui veulent vivre leur(s) identité(s) de genre en dehors de la grammaire fixe et binaire de deux organes génitaux, mâle et femelle, associés directement à la masculinité et à la féminité » (p. 203). Ses précisions sur le terme « inversion » utilisé par les médecins de la fin du XIXe siècle (Krafft-Ebing en particulier), qui réunissait en un même mot identité de genre et orientaiton sexuelle, remettent les pendules à l’heure. Il évoque aussi le décès « suite à l’échec d’une greffe d’ovaires » (p. 204) d’une patiente transgenre parmi les premières à avoir été opérée, Lili Elbe. Il est sans appel pour les théoriciens français, « plutôt experts en transphobie qu’en transidentité » (p. 206), et les praticiens, plus tolérants mais « pas bien formés ». La problématique des trans en France rejoint celle des demandeurs d’asile (cf. infra), puisque « Pour obtenir l’aide médicale, il faut donc apprendre à mentir en devinant et récitant quel discours va plaire aux théoriciens » (p. 207).

Les témoignages

Ils ont été réalisés au centre LGBT de Tours et scénarisés par Hubert, puis illustrés par dix dessinateurs. Le choix narratif est centré autour de la personne de l’intervieweur, selon une mode télévisuelle qu’on peut trouver agaçante ou trop mode selon ses goûts. Je préfère la neutralité et l’effacement, comme dans le film récent Les Invisibles, de Sébastien Lifshitz où l’on ne voit jamais l’auteur à l’image, ce qui ne l’empêche pas de marquer les témoignages de sa subjectivité, mais avec discrétion. Cela dit, la plupart des illustrateurs se sont tirés avec talent de ces scénarios trop plan-plan, en multipliant les focalisations sur la vie même de l’interviewé, ce qui nous intéresse davantage que les états d’âme de l’intervieweur. Cette omniprésence de Hubert commence par un prologue narcissique dans le genre « L’Annonce faite à Hubert » : comment il a été élu coordinateur du projet. Un tel prologue eût trouvé sa place dans le projet à défaut d’être intéressant peut-être, si l’élu eût répondu à la question qu’il se contente de poser : « Je me demande pourquoi vous avez pensé à moi ! ». Oui, pourquoi ? Pourtant Cyril Pedrosa s’est démené pour illustrer ça avec originalité. On lui suggère la prochaine fois d’illustrer l’annuaire. Cyril Pedrosa est l’auteur de la série Ring Circus, où l’homosexualité est très discrètement abordée, et c’est le seul illustrateur du projet dont nous ayons un ouvrage en rayon. Mais peut-être avons-nous des lacunes… Les interventions en cours d’interview sont souvent gênantes, par exemple à la fin du chapitre consacré à Marc, où l’auteur vole la vedette à son interlocuteur en alignant des plaisanteries sur le pape et la sexualité, qui vont sans doute à l’encontre des conceptions de Marc, mais peu importe, il n’aura plus la parole.

Sida & hépatite C, bareback…

Les deux premiers témoignages me semblent les moins intéressants, car les plus attendus, les plus conformes à l’image publique de l’homosexualité. Attaquer d’emblée par Philippe et son histoire dramatique de sida ne me semble pas une bonne idée, non que le témoignage (fort bien illustré par Alexis Dormal) ne soit utile, intéressant et émouvant, mais le projet s’adressant a priori à des ados ou des jeunes, ne risque-t-on pas de leur faire aussitôt reposer le livre en débutant par ce témoignage lourd et ce type de récit mille fois vu ou entendu ? D’autant que le témoignage de Nicolas (illustré par Freddy Martin) revient sur le thème du VIH, avec un profil beaucoup plus actuel et dérangeant (dont il faut se féliciter qu’il n’ait pas été écarté pour donner une image lisse du monde homo : cela participe de la grande qualité de l’ouvrage, mais pourra bien sûr choquer dans le cadre scolaire ; choquer dans le bon sens du terme). Nicolas aborde la question du bareback, en évitant le discours moralisateur en vogue, et en montrant que l’association Aides, dont il fait partie, a adapté son discours à une réalité bien différente de l’image d’Épinal que l’on perçoit habituellement lorsqu’il est question de l’épidémie dans les grands médias, ou dans les interventions scolaires sur le sujet. Il aborde aussi la question de la co-infection par le virus de l’hépatite C. Le sida et la séropositivité sont également abordés dans le témoignage de Farid, dont le partenaire devient séropo, ce qui ne l’empêche pas de continuer à avoir des rapports non-protégés avec lui. Ces trois mentions du VIH semblent hypertrophiées quand on les met en balance avec le fait que la question de la transidentité n’est abordée que par un seul des dix témoins, et oublie totalement le versant FtM. Le titre correct serait plutôt « Paroles lesbiennes, gay, bi, séropo et trans MtF » !
Le 2e témoignage, Astrid & Nolwen (illustré par Virginie Augustin), est également stéréotypé (ce qui ne veut pas dire qu’il n’est pas légitime, mais pourquoi commencer par cela ?) : le couple de filles normopathes, qui veut un enfant, et ne veut surtout pas de père pour l’enfant, recourt à la PMA en Espagne, et trouve que tout l’entourage est irrémédiablement homophobe. Il s’agit d’un couple issu d’une séparation, cas intéressant car l’enfant était né dans le cadre du premier couple lesbien. Le père biologique, déjà nié dans le cadre du 1er couple, cela se complique, puisque la « mère » que les associations homos favorables au mariage gay ont réclamé comme mère à part entière inscrite à l’état civil, se voit à son tour, autant que le père biologique (un « donneur » en l’occurrence), rayée d’un trait de plume, et remplacée par la 2e compagne de la mère porteuse et biologique. Est-ce qu’à un moment quelconque on se poserait la question de savoir ce que pourra ressentir, quand il sera devenu adulte, l’enfant conçu dans ces conditions ? Que nenni, cela donnerait sans doute une mauvaise image de cette homosexualité tellement propre sur elle… Deux phrases sont révélatrices de l’état d’esprit de ces lesbiennes caricaturales de la tendance actuelle de la militance, qui se contrefout de l’intérêt de l’enfant : « Astrid s’est séparée » (p. 33), et « sur les papiers pour le nom du père on rayait et on mettait « nom du deuxième parent » ». C’est là qu’on eût apprécié que Hubert intervînt… En effet, comment un enfant peut-il supporter que les personnes qu’on appelle ses « parents » changent au gré de l’évolution de la vie privée de sa mère biologique ? Question dérangeante dans la mouvance LGBT mainstream… Le seul fait d’oser la poser vous classe à droite, mais je la pose et j’attends désespérément une réponse… Ce témoignage se termine sur une déclaration révélatrice : « J’espère qu’avec Hollande ça va changer les mentalités » (p. 44).

Des homos pas comme les autres

Après ces premiers témoignages un peu téléphonés, arrivent des personnalités plus détonnantes. Farid (pseudonyme) est un homo de droite, musulman plus ou moins croyant. Son père a une position ambiguë, que reprend Farid, malgré les interventions inopportunes de l’interviewer. Il aborde la question sexuelle, le rôle « actif » étant son préféré. Il évoque une relation de trouple qu’il a eue de longues années durant avec un partenaire et sa femme, qu’il a même présentés à ses parents musulmans ! Il assume sa position de droite : « Je suis très conservateur. Je suis contre la gay pride et contre l’adoption. Le mariage me dérange moins. […] Je préférerais que deux hommes rencontrent deux femmes et fassent le sacrifice d’avoir une véritable relation sexuelle » (p. 66). Il se verrait bien avec « un catholique traditionaliste » (p. 68). Le témoignage se suffit à lui-même, et on regrette que Hubert éprouve le besoin d’inscrire dans le scénario son désaccord (p. 69). Pour Sylviane, ce sont ses parents qui témoignent, recrutés par l’association Contact. Ils rencontrent même « Le docteur Serge Héfez » (p. 79). Le point positif de ce témoignage est qu’on présente une lesbienne « normale », c’est-à-dire une emmerdeuse profiteuse qui harcèle ses parents. Super : un(e) homo peut-être aussi insupportable qu’un(e) hétéro !
Virginie (illustration de Simon Hureau) est une infirmière se considérant comme bi (p. 92), même si son témoignage est surtout axé sur son lesbianisme. On apprécie son point de vue marginal dans le milieu LGBT monotithique actuel : « le couple monogamique, ce n’est pas mon truc » (p. 99). Elle évoque sa vie libertine, surtout avec les hommes.
Le témoignage de « Momo » est fort émouvant. Un demandeur d’asile issu de Guinée-Bissau, persécuté par sa famille sous prétexte de préceptes musulmans anti-homos, pour récupérer l’héritage de ses parents. Il évoque la polygamie dans laquelle il a été élevé : « En France c’est interdit, et c’est vrai, c’est pas normal » (p. 107). On ne peut pas juger de la valeur d’un témoignage particulier, mais ce récit trop exemplaire nous fait songer à de récents articles soulignant la propension des réfugiés à raconter des histoires édifiantes susceptibles d’émouvoir leur auditoire, même si parfois leur véritable histoire mériterait autant d’émotion. Voir notamment un article du Soir : « La Belgique, eldorado des réfugiés homosexuels » et un article du Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies. Son point de vue sur l’islam est évidemment opposé à celui de Farid, mais encore une fois, on peut se demander s’il n’adopte pas le point de vue dont il suppose qu’il lui vaudra la bienveillance de ses interlocuteurs. Enfin, vu la qualité des témoignages, on peut faire confiance à l’association LGBT de Tours pour avoir sélectionné un témoin digne de foi. Ce problème du mensonge imposé aux demandeurs d’asile rejoint celui des transgenres en France, obligé(e)s de mentir pour se conformer au discours type attendu des théoriciens susceptibles de leur accorder l’aide médicale dont ils/elles ont besoin.
Marc (sous la plume de Freddy Nadolny Poustochkine) est encore un cas hors-norme : issu d’une famille tunisienne métissée, il a choisi le catholicisme parmi les religions présentes dans son arbre généalogique. Il est sensible aux « valeurs chrétiennes » plus qu’au dogme, et souligne le fossé qui sépare les fidèles de la hiérarchie chrétienne. Il évoque sa marraine qui « entretien une relation à trois avec [son oncle et une amie à eux » (p. 139). Chez lui comme chez plusieurs témoins, ce qui frappe c’est la pusillanimité vis-à-vis de l’entourage. Quoi, ces militants, ces jeunes homos de la génération du mariage gay demeurent incapables d’assumer professionnellement une homosexualité pourtant devenue très normative ? Qu’attendent-ils donc après le « mariage gay » pour oser s’affirmer ? Le jeune et beau Marc sera comme par hasard de tous les témoins que l’auteur aura envie de retrouver pour une « postface », histoire de le mettre au pied du mur de son engagement catho après les « manifs pour tous ». Une phrase significative est prononcée, sans qu’on sache si c’est Marc ou Hubert qui parle : « C’est que depuis le pacs et avec le mariage, ça s’accentue, les homos n’ont plus envie de se cacher » (p. 222). Eh bien, vu le nombre de témoins dans ce livre, pourtant recruté parmi le milieu de ceux qui fréquentent un centre LGBT, qui recourent à un pseudonyme et sont terrorisés par une peur panique de faire leur coming out dans le milieu professionnel, on se dit que ce n’est pas gagné. Puisque ces courageux anonymes vont peut-être lire cette chronique, autant leur dire notre opinion : ils devraient avoir honte de leur lâcheté, et penser un peu à nos frères et sœurs qui vivent dans les nombreux pays du monde où la tolérance n’est qu’un rêve. Comment justifier que dans un pays comme le nôtre où l’homosexualité et la transidentité sont désormais libres et admises au moins par les trois quarts de l’intelligentsia et de la population, on n’ait pas le courage d’assumer devant les autres ce qu’on est ? Qu’on lise ou relise le Discours de la servitude volontaire de La Boétie : « D’où a-t-il pris tant d’yeux pour vous épier, si vous ne les lui donnez ? Comment a-t-il tant de mains pour vous frapper, s’il ne les prend de vous ? Les pieds dont il foule nos cités, d’où les a-t-il s’ils ne sont des vôtres ? Comment a-t-il aucun pouvoir sur vous, autrement que par vous mêmes ? Comment vous oserait-il courir sus, s’il n’avait intelligence avec vous ? Que vous pourrait-il faire si vous n’étiez receleurs du larron qui vous pille, complices du meurtrier qui vous tue et traîtres de vous-mêmes ! » Eh oui : « traîtres de vous-mêmes »…
Le témoignage de Sabhia, illustré par Natacha Sicaud, traite de façon approfondie les difficultés liées à l’« homoparentalité », bien au-delà de la vision militante et caricaturale du premier témoignage d’Astrid & Nolwen. Il s’agit d’une jeune femme d’origine algérienne qui a eu un enfant jeune avec un homme qui avait déjà des enfants, s’est mariée avec lui, puis séparée pour vivre avec une femme. Elle évoque les problèmes qu’elle se pose face à un désir d’enfant de sa compagne. Hubert fait deux interventions. L’une lève enfin un voile sur sa motivation dans le projet : « Un couple de filles que je connais m’a même proposé d’être leur donneur, mais non. Transmettre mes gènes, franchement, je n’en ai rien à faire » (p. 176). On se demande s’il comprend que cette attitude est contradictoire avec son silence quand Astrid & Nolwen évoquent leur donneur espagnol anonyme. En effet, le fait de « n’en avoir rien à faire » devrait être un plus, puisqu’il s’agit d’être rayé de la généalogie de l’enfant. S’il avait réellement cette opinion, et puisqu’il se permet d’intervenir dans les récits, Hubert aurait dû intervenir dans le récit d’Astrid & Nolwen, et leur demander si cela est important pour elles que le donneur se fiche complètement de transmettre ses gènes.

Caution trans

Les Gens normaux
Le témoignage de Bénédicte, illustré par Audrey Spiry est le seul des dix consacré à une trans, en l’occurrence MtF, qui sert un peu de caution trans. Non seulement les trans sont réduits à la portion congrue malgré leur présence dans le titre de l’ouvrage, mais en plus, les trans FtM sont oubliés, ce qui est fort gênant pour un ouvrage qui vise le public scolaire et jeune. Enfin, le témoignage est le seul à avoir eu lieu à Paris, comme si le centre dit « LGBT » de Tours ne pouvait proposer une trans. Cela n’empêche pas ce témoignage d’être fort intéressant, et le travail d’Audrey Spiry nous semble le plus original de tous. Elle a trouvé des équivalents métaphoriques et graphiques aux bouleversements vécus par le personnage. Ainsi, cette page évoquant l’opération chirurgicale (d’ailleurs catastrophique) en Belgique, sur fond d’un chantier de construction ! Le film Ma vie en rose est évoqué comme une grande date dans le trajet d’acceptation de l’héroïne. Elle met longtemps à se remettre d’une opération vécue comme un échec, et quant à sa vie sexuelle, elle l’évoque avec peine, déclarant ne pas apprécier ni « l’étiquette de trans » ni « l’étiquette de bi » (p. 200), mais souhaiterait devenir maman.

- Les Gens normaux bénéficie du label « Isidor ».
Label Isidor HomoEdu

- Lire aussi La Ligne droite, de Marie Caillou & Hubert, Glénat, 2013.
- Lire l’article de Jean-Yves Alt sur ce livre.

Lionel Labosse


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